Madame Europe d’Extrême Orient

Dans les concours internationaux les mots « Russie » et « Biélorussie » sont interdits. Anastasia Belik, qui concourait à « Mrs Europe 2025 » (concours de femmes mariées), dont la finale se déroulait en Bulgarie entre le 10 et le 15 septembre, ne pouvait donc pas porter d’écharpe au nom de « Mrs Russia ».

Comme elle est de Vladivostok, elle a eu l’idée de mettre sur son écharpe « Mrs Far East ». Madame Extrême Orient…

Et elle a gagné. C’est donc l’« Extrême Orient » qui a gagné le concours de Madame Europe. (Mais de fait elle est une Européenne d’extrême orient.)

(Sur son drapeau russe, le tigre de Sibérie en or, emblème de Vladivostok.)

Estonie : le président insiste

S’il y en a un qui n’a pas succombé à la folie russophobe des persécuteurs des Eglises orthodoxes, c’est Alar Karis, le président estonien, alors que son propre gouvernement et son Parlement sont d’une russophobie pathologique.

Dans son discours d’ouverture de la session d’automne du Parlement, il est revenu sur le sujet, dénonçant la loi d’interdiction de l’Eglise orthodoxe estonienne votée deux fois et à laquelle il a opposé deux fois son veto parce qu’elle fait appel abusivement à la « protection de la sécurité » du pays et viole la Constitution :

« Dans le cas de la loi sur les églises et les communautés également, l’idée était de se concentrer sur les moyens, tels qu’ils sont effectivement écrits dans la loi, et non seulement sur l’objectif général. Je me suis concentré sur la question de savoir quelle partie de cette loi aide réellement à protéger la sécurité de l’Estonie et quelle partie ne le fait pas. Si nous posons une telle question à propos de toute autre loi – qu’il s’agisse du climat ou de la protection des données — alors pourquoi devrait-on l’ignorer ici ?

« Encore une fois, il ne s’agit pas seulement de garantir les droits fondamentaux, mais de prendre l’objectif au sérieux et d’évaluer les dispositions de la loi à la lumière de cet objectif. C’est ce qu’exige expressément notre Constitution. »

Le pape et les Musk

Dans sa première interview, Léon XIV dénonce « l’écart toujours plus grand entre les revenus de la classe ouvrière et la richesse des plus aisés », comme un militant communiste du siècle dernier muré dans son idéologie, et il ajoute :

« Il y a soixante ans, un PDG gagnait peut-être quatre à six fois plus qu’un ouvrier ; le dernier chiffre que j’ai vu indique qu’aujourd’hui, il gagne six cents fois plus. Hier, la nouvelle est tombée qu’Elon Musk pourrait devenir le premier trillionnaire au monde. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela dit de nous ? Si c’est la seule valeur qui reste, alors nous sommes dans de beaux draps… »

Personnellement je suis indifférent à ce que peuvent gagner les chefs d’entreprise, et je trouve plus indécents les gains des vedettes sportives ou des vedettes de la chanson qui n’ont aucune autre responsabilité que celle d’abrutir leurs contemporains. Mais surtout le pape dit n’importe quoi, et ne fait pas honneur à son prédécesseur Léon de Rerum Novarum.

En mai 2016, Libération publiait un appel de diverses « personnalités » demandant une loi pour qu’un patron ne gagne pas plus de… 100 SMIC. Et précisait :

« Alors que, dans les années 60, les rémunérations des PDG représentaient 40 fois le salaire moyen pratiqué dans les plus grandes entreprises américaines, cet écart a explosé pour atteindre aujourd’hui plus de 200 au sein de ces dernières. »

40 fois, pas 4 ou 6.

Léon XIII ne dénonçait pas les salaires des patrons. Il leur demandait de permettre à leurs ouvriers de mener une vie correcte qui leur permette d’être de bons chrétiens sans récrimination. Il va de soi que les patrons qui sont allés dans ce sens gagnaient beaucoup plus que 4 à 6 fois le salaire d’un ouvrier. Car ils n’auraient pas pu construire des villages entiers pour leurs ouvriers ni financer les infrastructures culturelles et sportives, les services sociaux, etc.

Quant à Elon Musk, c’est vraiment lui faire injure de dire que l’argent est sa seule valeur. En outre, il est amusant de constater que le grand spectacle vaticanesque qui a conclu la Rencontre mondiale de la fraternité, le 13 septembre, était, sur fond de chansons interprétées par des vedettes qui gagnent plus que les grands patrons, un festival de drones organisé par… le frère d’Elon Musk…

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Le 12 septembre, Léon XIV a commis un message vidéo pour Lampedusa, à l’occasion de la présentation de la candidature du projet « Gestes d’accueil » à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Il s’est répandu en remerciements envers les habitants de Lampedusa pour leur « énorme engagement en terme d’accueil » des migrants, oubliant que le maire qui avait accueilli François a été viré aux élections suivantes.

« Tant de victimes – parmi lesquelles tant de mères et d’enfants ! – depuis les profondeurs de la Mare nostrum, crient non seulement vers le ciel, mais aussi vers nos cœurs », a-t-il dit. Il est certes tragique que des mères et des enfants meurent ainsi, mais ce ne sont pas « tant de mères et d’enfants » : la plupart des migrants de Lampedusa sont des hommes jeunes, parmi lesquels un certain nombre vont devenir chez nous des délinquants, voire des terroristes (comme on en eu la preuve à Nice). Et il n’a pas dit un mot des problèmes que pose l’invasion des migrants en Europe.

Une visite de Léon est prévue à Lampedusa. Préparez vos mouchoirs.

Surréaliste

Alors que la Pologne se barricade et rend hermétique sa frontière avec la Biélorussie, deux officiers américains sont arrivés en Biélorussie pour observer les exercices militaires conjoints Russie-Biélorussie, parmi des représentants de 23 pays, dont deux autres membres de l’OTAN : la Turquie et la Hongrie.

Ils ont été accueillis sur le camp militaire de Borissov par le ministre biélorusse de la Défense, Viktor Khrenine, qui leur dit sur la vidéo : « Je suis heureux que vous ayez accepté notre invitation. Nous souhaitions que vous examiniez et évaluiez objectivement. Nous vous montrerons tout ce qui vous intéresse. Tout ce que vous voulez. Vous pouvez aller sur place, voir et discuter avec les gens. »