Ubukraine

Olena Ivanovska, philologue de métier et ardente russophobe, a été nommée le 15 juillet nouveau « commissaire à la protection de la langue d’Etat » par le conseil des ministres ukrainiens. Elle a aussitôt demandé qu’il y ait un représentant de son commissariat dans toutes les régions d’Ukraine :

« La représentation du commissaire dans les régions doit être non seulement permanente, mais aussi tangible pour les citoyens, afin que chaque Ukrainien, quel que soit son lieu de résidence, sache que son droit à la langue officielle est protégé. »

Elle souligne que le Commissaire à la protection de la langue d’Etat doit contrôler que c’est la langue officielle qui est utilisée lors des événements publics et dans tous les affichages publics. Elle demande que l’interdiction de la langue russe ne soit pas laissée aux initiatives locales mais qu’il y ait une loi supprimant le statut particulier de la langue de l’envahisseur.

Elle appelle au blocage des chansons en langue russe sur les plateformes et à l’imposition d’amendes aux chauffeurs de taxi qui parleraient russe.

Et voici qu’elle se désole que sa fille s’exprime… en russe sur les réseaux sociaux.

Je lui ai dit : « Sophia, comment ça se fait ? »

Elle m’a répondu : « Maman, qui me lirait, puisqu’ils sont tous russophones ? »

Je lui ai répondu qu’elle devrait devenir plus intéressante pour que les gens la lisent et discutent avec elle en ukrainien.

Puis elle commente :

« Les adolescents ukrainiens communiquent en russe sur Internet. C’est ainsi qu’ils montrent leur appartenance à un environnement distinct, celui de la jeunesse. »

Or c’est bien la même Olena Ivanovska qui disait après sa nomination :

« L’interprétation publique du répertoire en langue russe suscite aujourd’hui un rejet catégorique de la part d’une majorité écrasante de citoyens, et c’est incontestable. La société ukrainienne démontre clairement son choix moral. La mission de l’État est de créer des instruments juridiques compréhensibles, légitimes et efficaces à cet effet. »

AfD

L’AfD a plus que triplé son score lors des élections locales de la région de Rhénanie du Nord-Westphalie, un Land plus peuplé que 21 des Etats de l’UE, plein ouest alors que les fiefs du parti sont à l’est.

L’AfD est passé de 5 à 16,4%, arrivant en troisième position derrière la CDU et le SPD.

Le nouveau Rideau de fer

La semaine dernière, la Pologne a fermé tous les points de passage avec la Biélorussie, par route, à pied, ou par chemin de fer. Des barrières ont été installées partout, des blocs de ciment, des barbelés, des plaques métalliques, des soldats gardant les dispositifs.

Cela ne cadre pas du tout avec les actuelles relations entre Trump et Loukachenko. Mais il s’agit de maintenir les Polonais dans la peur. Car il semble que la psychose russophobe marque le pas en Pologne. Au point que Donald Tusk a publié ce message :

Une vague de sentiment pro-russe et d’antipathie envers une Ukraine en difficulté se développe, alimentée par le Kremlin et par des craintes et des émotions bien réelles. Le rôle des politiques est d’endiguer cette vague, et non de la suivre. C’est un test du patriotisme et de la maturité de toute la classe politique polonaise.

Si quelqu’un m’avait dit il y a quelques années qu’il y aurait un nouveau rideau de fer, construit cette fois par l’Occident, je l’aurais pris pour un cinglé. Mais le nouveau rideau de fer ne suffit plus, il faut même fermer les points d’accès, ce qui n’était pas le cas pendant la guerre froide…

Cette fermeture fait du tort aux Polonais comme aux Biélorusses, notamment à l’importante minorité polonaise de Biélorussie.

Comme par hasard

L’assassin présumé de Charlie Kirk « entretenait une relation amoureuse avec son colocataire, un homme transgenre voulant devenir une femme ».

Juste avant qu’il soit tué, quelqu’un demandait à Charlie Kirk : « Savez-vous combien d’Américains transgenres ont été des tireurs de masse au cours des 10 dernières années ? ».

« Trop nombreux », avait-t-il répondu.

La Mère de Dieu de Tchernigov

SoyouzTV retransmettait ce matin la divine liturgie depuis l’église de l’icône de la Mère de Dieu de Tchernigov, à Sanino, un village d’une centaine d’habitants dans la région de Vladimir, parce que le 1er septembre (14 dans le calendrier julien) est la fête patronale.

La fête de cette icône était le 16 avril. Elle fut transférée au 1er septembre en raison d’un miracle survenu ce jour-là de 1869.

L’icône de la Mère de Dieu de Tchernigov vénérée en Russie est une copie du XVIIIe siècle de l’icône authentique d’un monastère de Tchernigov en Ukraine, offerte au monastère de la Trinité-Saint-Serge en 1852. En 1869 elle se trouvait dans l’ermitage de Gethsémani dépendant du monastère de la Trinité-Saint-Serge. Le 1er septembre 1869, une paysanne de 28 ans, Thècle, y fut guérie d’une paralysie complète qui durait depuis neuf ans. Le 25, fête de saint Serge de Radonège (fondateur du monastère), le métropolite saint Innocent de Moscou rencontra Thècle et reconnut le miracle. Trois autres avaient eu lieu entre-temps. La renommée de l’icône se répandit très vite. Il fut décidé de déplacer le jour de sa fête au jour du grand miracle.

Tchernigov, qui a le malheur d’être en Ukraine (non loin de la frontière biélorusse) est aujourd’hui un des hauts lieux de la persécution de l’Eglise orthodoxe. Non seulement les autorités ont chassé les fidèles de la cathédrale (et ont fermé deux monastères), mais elles ont enlevé les icônes, y compris celles de l’iconostase, et ont remplacé celles-ci par des écrans pour passer des films de propagande.

(Plutôt rare : le mégalynaire – à 1h16’50 – est chanté en grec par une soliste, sur un ton grec avec un ison.)