La Mère de Dieu de Tchernigov

SoyouzTV retransmettait ce matin la divine liturgie depuis l’église de l’icône de la Mère de Dieu de Tchernigov, à Sanino, un village d’une centaine d’habitants dans la région de Vladimir, parce que le 1er septembre (14 dans le calendrier julien) est la fête patronale.

La fête de cette icône était le 16 avril. Elle fut transférée au 1er septembre en raison d’un miracle survenu ce jour-là de 1869.

L’icône de la Mère de Dieu de Tchernigov vénérée en Russie est une copie du XVIIIe siècle de l’icône authentique d’un monastère de Tchernigov en Ukraine, offerte au monastère de la Trinité-Saint-Serge en 1852. En 1869 elle se trouvait dans l’ermitage de Gethsémani dépendant du monastère de la Trinité-Saint-Serge. Le 1er septembre 1869, une paysanne de 28 ans, Thècle, y fut guérie d’une paralysie complète qui durait depuis neuf ans. Le 25, fête de saint Serge de Radonège (fondateur du monastère), le métropolite saint Innocent de Moscou rencontra Thècle et reconnut le miracle. Trois autres avaient eu lieu entre-temps. La renommée de l’icône se répandit très vite. Il fut décidé de déplacer le jour de sa fête au jour du grand miracle.

Tchernigov, qui a le malheur d’être en Ukraine (non loin de la frontière biélorusse) est aujourd’hui un des hauts lieux de la persécution de l’Eglise orthodoxe. Non seulement les autorités ont chassé les fidèles de la cathédrale (et ont fermé deux monastères), mais elles ont enlevé les icônes, y compris celles de l’iconostase, et ont remplacé celles-ci par des écrans pour passer des films de propagande.

(Plutôt rare : le mégalynaire – à 1h16’50 – est chanté en grec par une soliste, sur un ton grec avec un ison.)

Encore un gazoduc de transport de troupes…

Les Russes ont une fois encore utilisé une canalisation pour passer derrière les lignes ukrainiennes. Cette fois à Koupiansk. Et ils font toujours plus fort. A Soudja, ils avaient parcouru 15 km dans le tuyau. Cette fois, des fantassins et des opérateurs de drones ont parcouru 45 km en quatre jours, en passant sous la rivière Oskil, utilisant des mini-scooters électriques et des civières à roulettes. Le tuyau avait été aménagé avec des aires de repos et des points d’approvisionnement.

Cette fois les Ukrainiens ne tentent pas de nier les faits. Ils se plaignent que la leçon n’ait pas été apprise :

« Tuyau 3.0 » — Les Russes ont traversé l’Oskil par un gazoduc et sont entrés dans Koupiansk. Malheureusement, l’ennemi a utilisé un gazoduc pour s’infiltrer pour la troisième fois. La première fois c’était à Avdiivka, la deuxième fois près de Soudja. Il y a même eu une revendication sur internet qu’un gazoduc était utilisé pour entrer dans Pokrovsk, mais en réalité la vidéo a été prise près de Koupiansk.

L’information selon Libération

Donc, si on ne tient pas compte des Français qui ont élu le premier groupe de l’Assemblée nationale…

C’est de fait ce qui se passe habituellement, dans ce pays qui prétend donner des leçons de démocratie.

Il reste que même dans ce groupe il y a une majorité (52%) qui a peur de la Russie (il est vrai que ce ne sont pas les dirigeants du RN qui vont les dissuader), et dans l’ensemble 75% des Français considèrent la Russie comme une menace. (A noter : hors RN, la majorité est écrasante y compris à l’extrême gauche.)

Certes, il s’agit d’un sondage IFOP commandé à Havas par un « think tank ukrainien ». Donc le résultat est sans surprise. Toutefois il doit avoir une part de réalité, même s’il s’inscrit dans la propagande russophobe permanente. Beaucoup de Français continuent de croire cette propagande, et n’ont toujours pas cherché à savoir de quoi il s’agissait, à se pencher un tout petit peu sur l’histoire de l’Ukraine. Pour se rendre compte simplement, quoi qu’on pense de la politique de Poutine, même si on la condamne, qu’il s’agit d’un affaire interne au monde russe (Kiev ville sainte de Russie), à l’ancienne URSS (l’Ukraine « indépendante » est une fiction soviétique), et qu’il n’en résulte en aucune façon une menace pour les pays d’Europe occidentale…

Peuple stupide. La seule consolation est que c’est une grande partie des patriotes qui ne tombe pas dans le panneau.

Délire zélenskien

L’ancien président ukrainien Zelensky s’exprimait hier devant le « 5e sommet des premières dames et premiers messieurs », à savoir les conjoints des dirigeants d’Autriche, Danemark, Estonie, Lituanie, Finlande, Serbie et Allemagne.

Il a osé dire ceci (dans la droite ligne, cependant, de son prédécesseur Porochenko) :

Nous devons examiner ce que la Russie apporte réellement à notre territoire. Et c’est toujours frappant : plus la Russie se rapproche, moins il y a de vie, quelle qu’elle soit – il y a tout simplement moins de gens, moins de choses liées aux gens, moins de choses qui rendent les gens heureux. Et toujours, plus la Russie se rapproche, plus de vies sont détruites, hélas, les plus grands signes de vie qui existaient autrefois sont aujourd’hui en ruines. Les territoires que la Russie a saisis, nos terres, sont souvent tout simplement dépeuplés. Même Donetsk, qui était autrefois l’une des villes les plus riches et les plus puissantes d’Ukraine, les Russes ont réussi à la mettre dans un état où il est tout simplement impossible d’y vivre normalement.

Donetsk :

Le 1er août 2024, la parc Gorki laissé à l’abandon par Kiev, entièrement rénové, reprenait vie :

Quant à Marioupol, l’autre grande ville de l’oblast, il suffit de jeter un œil sur les vidéos pour voir ce qu’il en est. Rappel d’un petit florilège.

Et puis juste une toute petite comparaison : l’école 64 du temps de l’Ukraine, l’école 64 aujourd’hui.

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Un autre aspect du délire zelenskien :

Nous pouvons tous trouver des informations sur les professeurs de Poutine. Les propagandistes russes aimaient souvent montrer son professeur d’allemand. Une personne expérimentée, clairement fière de son élève. Elle a enseigné l’allemand à Poutine, mais elle n’a pas pu lui apprendre à être européen. Poutine est diplômé en droit de l’université de Leningrad. Mais comment ce « juriste » a-t-il pu diriger la Russie de telle manière qu’il a fini par faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale ? Et pour quelle raison ? Pour l’enlèvement d’enfants ukrainiens. Nous savons que Poutine a acquis ses notions de base en matière de moralité dans un club de sport, auprès de son entraîneur. Et ce n’était pas seulement un entraîneur de judo, mais plutôt un entraîneur en matière de code de conduite criminel, dans l’attitude correspondante envers la vie et les autres. C’était l’entraîneur de Poutine. Mais alors, comment se fait-il que des millions de Russes, qui n’avaient pas un tel entraîneur, aient un état d’esprit similaire à celui de leur dirigeant ?

Car il y a des millions de Poutine, et c’est pourquoi il faut absolument et toujours tenir les Russes, qui sont tous des monstres, à l’écart de l’économie, de la culture, de la vie internationale…

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Il y a à Donetsk une « allée des anges », avec un monument aux enfants tués par l’armée ukrainienne. Car ce ne sont pas des roquettes russes qui tombaient sur Donetsk en 2014, et jusqu’à l’an dernier, quand la ville était encore sur la ligne de front.