Un curieux spécimen

Dans la série les dérangés, voici un beau spécimen : l’archevêque Sviatoslav (dit Svitaslau) Loguine.

L’homme est le chef de l’« Eglise autocéphale biélorusse ». Invité l’autre jour à la télévision ukrainienne, il a raconté qu’il y a un an et demi il a rencontré le patriarche de Constantinople pour discuter de la reconnaissance de l’autocéphalie de son Eglise : « Le patriarche nous a accueillis chaleureusement. Lorsque la question de la future autocéphalie a été soulevée, il a demandé d’attendre, mais de se préparer à une reconnaissance future. »

Il a précisé que la juridiction de l’Église orthodoxe autocéphale biélorussie devra être exclusive sur le territoire de la Biélorussie.

Maintenant, deux choses à savoir :

1. La soi-disant Eglise autocéphale biélorusse n’existe qu’aux Etats-Unis (3 paroisses), au Canada (1), en Australie (3), au Royaume-Uni (1)… Elle a huit prêtres et n’est reconnue par aucune Eglise orthodoxe.

2. Sviatoslav Loguine est né en Ukraine et a été élevé en Ukraine…

Indécent

Le héros du monde libre, le sauveur de l’Occident, ancien acteur russe, ancien comique ukrainien, ancien président de l’Ukraine, actuel génocideur de son peuple, en route vers l’Elysée pour voir son soutien Macron soutenu par 15% des Français : 23 véhicules, 10 motards…

Fumée sacrée

Léon XIV a inauguré aujourd’hui le Village Laudato Si’, conçu par François, « articulé autour de trois principaux axes : l’éducation à l’écologie intégrale, l’économie circulaire, et la durabilité environnementale ». Il a été réalisé par le « centre de formation supérieur Laudato Si’, un organisme scientifique, éducatif et social institué par le Pape François lui-même, pour la formation intégrale de la personne humaine dans le principe de l’encyclique ». Il y a toute une tartine de blabla de ce genre sur Vatican News. Avec des photos dont celle-ci :

On ne nous dit pas ce que c’est, mais il s’agit d’un « cercle de fumée sacrée », spécialité du sculpteur Junkyu Moto (qui fait aussi des « cercles de vent »…).

Il y a aussi une des innombrables « roses des sables » d’Arnaldo Pomodoro. Au milieu de la cour centrale ronde du « village ». Mais il n’y a rien qui soit lié au christianisme.

Le pape arrive à Castel Gandolfo. Défilé de voiturettes. Serrage de paluches. Il va au bassin avec une corbeille et jette quelque chose dans l’eau. Je pensais que c’était du sel bénit ou quelque chose comme ça. Mais non. Il donnait à manger aux poissons…

On repart. Serrage de paluches à n’en plus finir. On lui fait des cadeaux. Plus loin, on lui montre deux chevaux et un veau. Il les caresse. Il bénit une femme. Et on repart en voiturette. On arrive dans des bâtiments neufs, au cœur du projet. C’est laid, froid, anonyme, mais c’est écolo… Serrage de paluches. D’abord des enfants, cette fois. Puis beaucoup de monde, c’est de plus en plus long… C’est l’Eglise qui paye tous ces gens-là ? Il bénit un homme qui lui présente un document de façon véhémente.

Puis on va dehors.

Il ne se passe tellement rien que Vatican News finit par donner des témoignages enregistrés pour dire à quel point cette réalisation est géniale. Conversion écologique, maison commune, inclusion, changement climatique, etc., pas un mot religieux.

Puis on revient au direct. Enfin la cérémonie (plus d’une heure après le début de la retransmission). On chante Laudate, bien sûr. Brève oraison par le pape. On a posé à côté de lui un crucifix et une reproduction de la Vierge de Guadalupe, pour faire chrétien, quand même. Speech par le cardinal Baggio. Lecture de l’évangile (regardez les oiseaux du ciel…). Chant du psaume 18 (les cieux racontent la gloire de Dieu). Sermon du pape sur le soin de la création etc. Petit sermon d’une religieuse sur le soin de la création etc. Notre Père. Aspersion. Bénédiction (pour le soin de la création) en italien. Bénédiction des fidèles. Ave Regina caelorum, avec accompagnement de piano, un Steinway mal accordé… Chant de deux ténors (dont Andrea Bocelli chevrotant) et chœur… Voilà, c’est fini.

Le culte de Pachamama par François, c’était quand même plus spectaculaire…

La haine

Il y a à l’université de Leicester en Angleterre un « centre d’études sur la haine ». Lequel vient de publier un rapport de 89 pages doublement intitulé « Comment rendre la campagne plus inclusive ? » et « Décrypter les expériences d’hostilité ».

Le rapport souligne que les personnes non blanches éprouvent un « inconfort » et un « fardeau psychologique » lorsqu’elles traversent les zones rurales, et que la culture des pubs de village et autres « coutumes monoculturelles » sont des faits d’exclusion.

Et la campagne anglaise manque d’« installations appropriées pour répondre aux besoins religieux et culturels » en raison d’un manque d’offres alimentaires halal, casher et autres.

Pour s’attaquer au problème, les communautés rurales devraient s’adapter pour améliorer leur « sensibilité culturelle ».

Pour ce qui concerne son deuxième titre, le rapport affirme qu’il existe un « racisme rural », s’exprimant par le biais de « regards insistants et agressifs », d’« un langage corporel hostile », « d’intimidations physiques », commis par l’« écrasante population blanche ».

Le centre d’études sur la haine mérite bien son nom : la haine de ce qui reste de l’Angleterre submergée.

UbuRutte

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN :

« Et je pense que nous devons vraiment cesser de prêter trop de pouvoir à Poutine. Il est comme le gouverneur du Texas, rien de plus. Nous ne devons donc pas le prendre trop au sérieux. »