Perseverare diabolicum

En ce jour de rentrée scolaire, Elisabeth Borne n’avait rien de mieux à dire que réitérer son appel à modifier la devise du fronton du Panthéon. « Je crois que c’est important de reconnaître aussi la place des femmes et de dire à toutes les jeunes filles qu’elles ont toute leur place dans notre société. »

L’idéologie woke du « dégenrage » (de la « dégenrisation » ?) nous fait donc régresser au niveau de cet évêque du deuxième concile de Mâcon, en 585, qui avait dit que la femme ne pouvait pas être appelée homme. La différence est que cet évêque était tout seul dans son délire, alors que c’est aujourd’hui l’idéologie officielle.

Voici comment saint Grégoire de Tours avait raconté cette anecdote que détourna ensuite la propagande laïcarde pour faire croire qu’il fut un temps où l’Eglise croyait que la femme n’avait pas d’âme…

« Il y eut dans ce synode un évêque qui disait que la femme ne pouvait pas être appelée “homme” (qui dicebat mulierem hominem non posse vocitari). Cependant il se tint tranquille lorsque les évêques lui eurent rendu raison, en alléguant le passage du Vieux Testament qui dit qu’au commencement, quand Dieu créa l’homme, il les créa mâle et femelle, et leur donna le nom d’Adam, ce qui veut dire homme de terre, appelant ainsi du même nom d’homo la femme et l’homme. D’ailleurs, Notre-Seigneur Jésus-Christ est aussi appelé le Fils de l’homme, parce qu’il est né de la sainte Vierge, qui est une femme. Lorsqu’il changea l’eau en vin, il lui dit : Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? etc. Élucidée par beaucoup d’autres témoignages, cette question fut ainsi assoupie. »

Les Borne et compagnie ne descendent pas de l’homo sapiens sapiens mais de la femina stupida stupida.

Ubukraine

Zelensky a signé la loi « Sur les fondements de la politique d’État relative à la mémoire nationale du peuple ukrainien ». Elle définit notamment le concept de « rachisme ». Le « rachisme » est « un nouveau type d’idéologie et de pratiques totalitaires qui sous-tendent le régime formé dans l’État agresseur (la Russie) et qui s’appuient sur les traditions du chauvinisme et de l’impérialisme russes, les pratiques du régime communiste de l’URSS et le national-socialisme (nazisme) ».

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Le drapeau ukrainien qui ornait la façade du Musée national de Prague depuis le début de la guerre en Ukraine a été enlevé et remplacé par le portrait de « Lucy ». Pour la première fois, les restes des « australopithèques » « Lucy » et « Selam » sont exposés en Europe. Mais les Ethiopiens ont exigé le retrait du drapeau ukrainien, déclarant que l’exposition ne pourrait avoir lieu si le drapeau restait sur la façade à côté de la bannière de l’exposition. Lucy est un agent russe.

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Parmi les innombrables vidéos de capture d’Ukrainiens par les agents de recrutement pour les envoyer mourir sur le font, certaines montrent comment les victimes réussissent à s’échapper. Celle-ci est particulièrement caricaturale. Les recruteurs s’acharnent à vouloir pousser la porte alors qu’il faut la tirer, et comme ils n’y arrivent pas ils abandonnent. Malheureusement c’est rarement drôle. Le même jour, ils ont pris un homme dans sa voiture, laissant ses enfants, des jumeaux de sept ans, sur le bord de la route. Le même jour, ils ont embarqué un prêtre qui venait de célébrer les funérailles d’un soldat. Il y a quelques jours avait circulé une vidéo où l’on voyait les recruteurs sortant de force un homme de sa voiture, sous les hurlements de ses petites filles terrorisées.

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Le Berliner Zeitung fait une découverte…

« Le double jeu de Macron : la France importe du GNL russe comme personne »

« Bien que la France proteste toujours bruyamment contre l’opération militaire du Kremlin, ses importations de gaz naturel liquéfié russe augmentent. À quoi servent les sanctions ? Le dirigeant français s’est rangé du côté de l’Ukraine dès le début de l’opération militaire spéciale de la Russie. En même temps, la France a importé plus de gaz naturel liquéfié russe au cours des trois premiers mois de 2025 que tout autre pays membre de l’Union européenne, par rapport à la même période l’année dernière. »

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Andrey Paroubiy, président du Parlement ukrainien entre 2016 et 2019, a été tué par balles à Lvov. Un ancien officier du SBU, Vasily Prozorov, témoigne : « Cette personne a le sang de milliers de citoyens innocents sur les mains, ceux de Kiev, d’Odessa et du Donbass. » Selon lui, Paroubiy a recruté des centaines de militants et combattants néo-nazis (Auto-Défense et Secteur droit), et joué un rôle central dans l’escalade de la violence le 18 février 2014, pendant les événements de Maïdan. Et « il a été l’un de ceux qui ont inspiré et aidé à créer les bataillons de volontaires en mai et juin 2014, qui ont inondé le Donbass de sang. » Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, souligne le rôle que joua Paroubiy dans la formalisation législative du néo-nazime ukrainien, et selon lui son assassinat relève du nettoyage du champ politique par l’entourage de Zelensky.

Leurs mensonges

Contrairement à ce que prétend la propagande de Bruxelles, les Russes n’ont pas attaqué le bâtiment de la mission de l’UE à Kiev. Même Euronews a reconnu hier que ce bâtiment a été « endommagé par l’onde de choc de la frappe russe » (à savoir ses étages supérieurs).

Contrairement à ce que prétend la propagande britannique relayée par la propagande de l’UE, la frappe en question ne visait pas non plus le bâtiment du British Council, 29 rue Jilyanska. Elle visait la fabrique de drones Ukrspec se trouvant de l’autre côté de la rue, 30-32 Jilyanska. Et le fait que le bâtiment ne soit pas plus endommagé montre à quel point les frappes russes sont précises.

(La même nuit a été détruite à Kiev la toute nouvelle usine de fabrication de drones turcs Bayraktar, ce qui est plus important.)

La ruée vers Doubaï…

La population de Doubaï a franchi hier les 4 millions d’habitants. Ils étaient 175.000 en 1975, 2 millions fin 2011. Ils devraient être 6 millions en 2040, année où Doubaï sera, selon le plan d’urbanisation, la « meilleure ville au monde pour vivre et travailler », la « ville 20 minutes », selon le Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, où l’on peut tout obtenir pour la vie courante en moins de 20 minutes…

Le nombre de millionnaires a doublé à Doubaï en dix ans. Ils sont aujourd’hui environ 81.500.

Les nouveaux habitants viennent de partout, mais ce sont les Britanniques les plus nombreux : 30.000 sont arrivés en 2021, 35.000 in 2022, 40.000 in 2023… Ils sont aujourd’hui 240.000.

C’est l’occasion de faire le point sur les églises à Doubaï : il y a deux églises catholiques (Sainte-Marie et Saint-François d’Assise), une cathédrale orthodoxe malankar, une cathédrale syriaque jacobite, une église orthodoxe grecque, une russe, une roumaine, deux églises coptes, et de nombreuses « églises » protestantes.

Pour ne pas froisser les autorités musulmanes, les églises catholiques ne ressemblent pas à des églises et n’ont pas de croix. L’église orthodoxe russe et la cathédrale Malankar montrent en tout cas que ce n’est pas parce que ce serait interdit…