J’ai déjà parlé plusieurs fois de Vladimir Rozanskij, le fanatique russophobe qui sévit plusieurs fois par semaine sur Asianews (l’Institut pontifical pour les issions étrangères) – il écrit aussi pour l’agence Zenit…
Il vient de passer un seuil dans le délire : dans les cinq ans après la fin de la guerre en Ukraine, affirme-t-il, la Russie attaquera les pays de l’OTAN, avec comme objectif « la conquête de l’Europe ».
Et il termine son article en précisant que la Russie va chercher à « conquérir toute l’Europe ».
Mais il ne dit pas du tout pour quelles délirantes raisons la Russie voudrait conquérir toute l’Europe.
Le métropolite Longin a dû subir une nouvelle audience hier devant le tribunal de Hertsa. En attendant la suite, une nouvelle persécution lui a été infligée : tant que l’enquête est en cours, il n’a plus le droit de prendre en charge des orphelins ou des personnes handicapées, ni lui ni son monastère, alors que c’est la vocation de son monastère, qu’il a sauvé des centaines d’orphelins et que pour cela il a reçu pas moins de cinq distinctions nationales ukrainiennes.
Cela veut dire qu’en cas de besoin les enfants ne peuvent même plus aller à l’hôpital, puisqu’il faut la signature du tuteur légal. Sans doute le soupçonne-t-on de vendre les orphelins aux Russes…
« Ce tribunal de Hertsa ne veut pas autoriser la prise en charge des enfants. Tout le monde se voit opposer un refus. En tant que criminel, je n’ai plus aucun droit. »
« Aujourd’hui, le moment est venu où nous n’avons plus le droit de vivre dans cet État, d’avoir les droits dont jouissent tous les autres. Il faut encore patienter un peu. Le Seigneur nous délivrera de nos ennemis, visibles et invisibles »
« Aujourd’hui, ni la Constitution ni la loi ne nous protègent, mais nous sommes des frères et sœurs forts parce que nous sommes avec Dieu. Et quand vient le moment de souffrir pour Dieu, nous devons Le remercier pour tout. »
La persécution judiciaire du métropolite Longin dure depuis le 22 mai 2023. Il est titulaire des décorations suivantes : Héros de l’Ukraine (2008), Ordre du Mérite III du président de l’Ukraine (2006), Croix de Saint Pantéléimon du ministère de la santé de l’Ukraine (2009), Ordre de l’indépendance de l’Ukraine, du président de l’Ukraine (2011), Ordre du patriote de l’Ukraine, du président de l’Ukraine (2011).
La cour d’appel qui réexaminait le cas de Milorad Dodik, le président de la République serbe de Bosnie (théoriquement destitué), a commué sa peine d’un an de prison en amende, conformément à la demande du parquet.
Cela n’a évidemment rien à voir avec le fait que Dodik a rencontré le 7 août l’envoyé spécial de Trump pour les Balkans, Richard Grenell…
La cour doit encore statuer sur l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant six ans et l’annulation de son mandat de président.
Ces deux derniers jours, les soldats russes ont enfoncé toutes les défenses ukrainiennes au nord de Pokrovsk, ont parcouru 20 km (même l’AFP, bizarrement, le reconnaît ce matin) et sont entrés dans un vaste territoire qui n’a aucune fortification : c’est ce qui est hachuré sur la carte ci-dessus.
On voit en haut à droite des hachures les villes de Slaviansk et Kramatorsk. Lorsque les Russes auront pris ces deux villes la République de Donetsk aura pratiquement le contrôle de tout son territoire. (La bataille de Slaviansk avait été l’une des principales batailles de 2014.)
La carte établie hier par « Deep State » (des militants ukrainiens) montrait une progression de 10 km. Elle a doublé depuis lors, d’où la flèche rouge. Le commandement militaire, démenti même par des officiers, prétend qu’il n’en est rien et que « tout est sous contrôle ». Au sud, Pokrovsk est encerclée et sur le point de tomber.
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Le 21 juillet dernier, les journaux ukrainiens signalaient une « explosion », près de Kropyvnytskyi, une ville de plus de 200.000 habitants dans le centre de l’Ukraine. Le New York Times a révélé hier qu’il s’agissait d’une attaque russe sur un camp de mercenaires étrangers, qui avait fait au moins 12 morts et une centaine de blessés. C’est ce que les autorités militaires ukrainiennes ont reconnu suite aux demandes du journal américain, qui publiait le témoignage d’un mercenaire rescapé. Celui-ci raconte qu’il n’y avait pas eu d’alerte aérienne, que le missile a frappé la cantine au moment du repas, qu’il a vu 15 morts et des dizaines de blessés, et qu’il a été stupéfait de voir qu’il n’y avait pas la moindre trousse de premiers secours. Et les hommes continuaient de tomber, frappés par des débris provoqués par les explosions en chaîne de dépôts de carburant.
Les autorités russes n’avaient rien revendiqué, comme c’est leur habitude. Mais des observateurs russes avaient fait savoir qu’une frappe d’Iskander sur un camp d’entraînement avait fait plusieurs dizaines de morts et blessés à Kropyvnytskyi. La presse occidentale n’y avait pas prêté la moindre attention : c’était ou bien de la propagande russe ou bien des fantasmes de militants pro-Kremlin. Mais aujourd’hui c’est le New York Times qui le dit…
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J’ai un scoop pour Le Figaro. Les enfants que le journal montrait comme kidnappés par Poutine et emmenés de force en Russie sont revenus en masse… Ben oui, ces enfants de Marioupol étaient en vacances à Saint-Pétersbourg… (Mais l’oppression russe, dans les ruines de la ville martyre, est bien palpable et fait froid dans le dos.)