Un délire de Zelensky

Répondant à un journaliste de Sky News qui lui fait valoir que la guerre s’arrêterait s’il abandonnait le Donbass aux Russes, Zelensky déclare :

Si nous nous retirons de ce territoire, comme vous le dites, par exemple de Kramatorsk ou de Slaviansk, à ce moment précis, où 200.000 personnes s’y trouvent actuellement, elles seront occupées par les Russes. Qui a dit aux Russes que ces personnes étaient prêtes à devenir russes ? Sinon, elles seront tuées, envoyées au front ou en prison. Ils ont fait la même chose à Lougansk, Donetsk et en Crimée. Soyons honnêtes : c’est une ligne rouge. Vous n’allez pas céder un seul morceau de territoire que la Russie n’a pas déjà conquis sur le champ de bataille, au nom de la paix ? Je pense que ce n’est pas seulement une ligne rouge, c’est aussi une ligne de défense.

Les millions d’habitants des territoires de Lougansk, Donetsk et Crimée ont été tués, envoyés au front ou en prison, et on ne le savait pas. En matière de propagande, les journalistes occidentaux ont donc encore des progrès à faire…

(On remarquera que Zelensky dit Slaviansk et Lougansk, en russe, alors que c’est Sloviansk et Louhansk en ukrainien.)

Ubu moldave

Le 25 novembre 2025, la cour d’appel de Chisinau a décidé qu’il suffisait d’une simple déclaration de changement de juridiction d’une paroisse pour que l’église change de propriétaire. Elle mettait fin ainsi au problème de la paroisse d’un village qui avait « décidé » d’abandonner l’Eglise orthodoxe moldave (liée à l’Eglise orthodoxe russe) pour passer à la « métropole de Bessarabie » (de l’Eglise orthodoxe roumaine). Or l’église appartenait à l’Eglise orthodoxe moldave depuis toujours.

Les juristes ont fait remarquer que ce précédent remettait en question l’accord de 2003 entre l’Eglise orthodoxe moldave et le ministère de la Culture, en vertu duquel plus de 800 sites religieux classés monuments historiques ont été transférés à l’Église pour être utilisés gratuitement.

La réponse du gouvernement a été que ces 800 sites devaient être « restitués » à l’Etat… Ce qui a déclenché un vent de panique au ministère de la Culture :

« Ces quelque 800 monuments historiques restitués à l’État ! Je vais être honnête : en tant que ministère, nous n’avons pas les moyens de gérer 800 monuments. Imaginez, cela représente 800 bâtiments », a déclaré le ministre.

Pour le moment on attend la décision finale de la justice. Car entretemps un tribunal a reconnu comme falsifiée (quelle surprise…) la signature du « transfert » de la paroisse…

Fake news

Non, ce n’est pas à cause de la guerre, vu que la Finlande n’est pas en guerre contre la Russie. C’est à cause des sanctions contre la Russie, dont les gouvernements de l’UE sont entièrement responsables.

L’article commence par le même mensonge en l’étendant à toute l’Europe : « La guerre en Ukraine pèse sur l’économie des pays européens. » Puis on revient à la Finlande, où « les municipalités qui avaient misé sur les échanges avec la Russie sont au bord de la faillite ». Et l’article évoque l’exemple précis de « Virolahti, petite commune plantée contre la frontière russe ». 3.000 habitants, une dette de 30 millions d’euros.

Virolhati est à peine à 200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. La commune a fortement investi dans les années 2000, a financé un centre commercial, une autoroute… C’était l’âge d’or, « la grande époque », dit Anu Leena Lintunen, en charge du tourisme. « Les Russes sont connus pour dépenser beaucoup d’argent, leur panier moyen était bien plus important que celui des Finlandais, c’était beau à voir et très dynamique. »

Mais la frontière est fermée depuis un peu plus de deux ans maintenant, la route des camions vers Saint-Pétersbourg est déserte, le chômage est passé à 14%.

Et l’article se termine par une reprise du mensonge qu’il faut marteler :

Le village est aujourd’hui à genoux, mais globalement, c’est toute la Finlande qui subit l’onde de choc de l’invasion russe en Ukraine.

Mensonge jusqu’à l’absurde : il faudrait nous expliquer comment « l’invasion russe en Ukraine », qui ne concerne en rien la Finlande, peut produire « une onde de choc » sur ce pays.

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Et pendant ce temps-là…

L’agence finlandaise des infrastructures de transport fait savoir que les brise-glaces russes viennent en aide à plusieurs navires de marchandises bloqués dans les glaces du golfe de Finlande et dans les eaux territoriales finlandaises. L’agence rappelle que les navires finlandais « bénéficient d’une assistance dans le cadre de la coopération internationale avec les brise-glaces russes », y compris dans les eaux territoriales finlandaises…

La censure russophobe continue

L’Arcom ordonne le blocage de 35 sites de médias russes, et de l’accès à des télés et radios russes via des plateformes de streaming, en application des sanctions européennes. Parmi ces sites figurent sputniknews.lat, rtenfrancais.tv, news-front.su, southfront.press, strategic-culture.su, selon une source proche du dossier. L’Arcom a aussi demandé « aux moteurs de recherche de procéder au déréférencement des pages de quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions ». Le régulateur précise mettre en œuvre « tous les moyens dont elle dispose pour faire cesser la diffusion en France des médias russes visés par des sanctions européennes ainsi que la reprise de leurs contenus sur des plateformes en ligne accessibles en France ».

Les Français n’ont pas le droit de connaître le point de vue des Russes. Et Jean-Noël Barrot ose dire que nous avons « une presse pluraliste, indépendante, et libre »…

Heureusement, pour le moment, on peut continuer d’avoir RT France et Sputnik par VPN. Mais « les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste », disait récemment le ministre du Numérique.

Le Syndicat de la Magistrature fidèle à lui-même

Le Syndicat de la Magistrature a pondu un communiqué intitulé « Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice ». C’est surréaliste : un jeune catholique identitaire est massacré par des « antifascistes » qui imposent leur terreur dans les rues des grandes villes, ces magistrats s’élèvent contre ceux qui seraient responsables de l’abandon des « digues contre le fascisme »…

La plus grande partie du communiqué (écrit en patois « inclusif ») est une dénonciation virulente des personnalités politiques qui ont osé désigner les coupables alors que seule la « Justice » a le droit de le faire.

Et cela continue ainsi :

Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.

À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.

Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.

Et il y en a encore qui font confiance à la justice de leur pays ?