Le Syndicat de la Magistrature fidèle à lui-même

Le Syndicat de la Magistrature a pondu un communiqué intitulé « Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice ». C’est surréaliste : un jeune catholique identitaire est massacré par des « antifascistes » qui imposent leur terreur dans les rues des grandes villes, ces magistrats s’élèvent contre ceux qui seraient responsables de l’abandon des « digues contre le fascisme »…

La plus grande partie du communiqué (écrit en patois « inclusif ») est une dénonciation virulente des personnalités politiques qui ont osé désigner les coupables alors que seule la « Justice » a le droit de le faire.

Et cela continue ainsi :

Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.

À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.

Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.

Et il y en a encore qui font confiance à la justice de leur pays ?

Pitoyable bonhomme

Vladislav Geraskevich, l’Ukrainien disqualifié aux JO pour avoir collé sur son casque des photos d’athlètes ukrainiens morts au front, a été accueilli par une ovation debout au Parlement ukrainien, et s’est lancé dans une philippique contre Serguei Bubka, seul coupable, à ses yeux, d’avoir appliqué le règlement, et donc, forcément, d’être un agent russe. (Serguei Bubka a battu 35 records du monde au saut à la perche et a été le premier à franchir la barre des 6 mètres, à Paris en 1985. Il est aujourd’hui vice-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme et membre de la commission exécutive du Comité international olympique. Né à Lougansk, il faisait partie du club d’athlétisme de Donetsk. Pas sûr qu’il soit très zélenskien… Il habite aujourd’hui à Monaco.)

« Nous avons plusieurs représentants de l’Ukraine au CIO. Je parle de M. Bubka, qui détient toujours le titre de Héros de l’Ukraine. Et, honnêtement, j’ai honte qu’il porte ce titre. Il ne devrait pas l’avoir. C’est une affaire assez importante : la purification de l’Ukraine. Une personne détruit systématiquement l’Ukraine : elle fait du commerce avec les occupants, autorise les drapeaux russes dans les organisations qu’elle dirige. Une personne fait vraiment le jeu de la Russie. Et lorsqu’elle porte le titre de Héros de l’Ukraine, qui est désormais très rarement décerné, le plus souvent à titre posthume, c’est inacceptable. Nous devons également lutter contre cela. C’est pourquoi j’exhorte à contribuer à ce que M. Bubka soit privé de cette distinction en lui imposant des sanctions. »

On va voir si l’ubuesque Ukraine va imposer des sanctions à un Héros de l’Ukraine pour avoir été de ceux qui ont appliqué le règlement olympique…

Grain de sable allemand

Le tribunal administratif de Cologne désavoue l’Office de protection de la Constitution, qui avait classé l’AfD comme « extrémiste » il y a un an. (Ce qui permettait une surveillance policière renforcée du parti, y compris des communications privées, mais l’Office avait suspendu sa classification dans l’attente du jugement.)

Le tribunal juge en référé que l’AfD n’est pas marquée pour l’heure « dans son ensemble » par « une tendance de fond hostile à la Constitution ». S’il est « convaincu qu’il subsiste un fort soupçon » que le parti « développe des tendances anticonstitutionnelles », il « n’est toutefois pas possible, à l’heure actuelle, de constater » que cette orientation « domine » son « image globale ».

Même si le jugement sur le fond est à venir, c’est une évidente victoire pour l’AfD, et surtout une défaite pour tous ceux qui réclament à cor et à cri l’interdiction du parti aujourd’hui en tête dans les sondages.

(Un parti vitupéré comme néo-nazi alors qu’il est de façon virulente contre la nouvelle militarisation de l’Allemagne et contre l’aide à l’Ukraine bandériste.)

Ubukraine

Tous les jours il y a de nouvelles vidéos d’Ukrainiens qui se font embarquer dans la rue par les recruteurs de l’armée pour aller servir de chair à canon (ce que Zelensky ose nier alors qu’il y a des centaines de preuves). Parfois ils se font libérer par des passants, parfois ils réussissent à s’enfuir tout seuls… Mais ici, le gars qui réussit à s’enfuir se fait tirer dessus. On ne sait pas s’il s’en est sorti, mais on entend et on voit plusieurs coups de feu. L’Ukraine est le seul pays où l’on tire sur les recrues…

Encore une honte française

Comme son patron qui se fait filmer en faisant semblant de téléphoner à Poutine, Emmanuel Bonne, conseiller de Macron en matière de politique étrangère, fait semblant d’appeler le Kremlin, dans une mise en scène pitoyable. « Ils ont fermé les écoutilles au Kremlin… Quel courage… C’est la quatrième fois… Ils ont le culot de faire la guerre mais pas le courage d’en parler… »