Le Russe Nebenzia est un Cosaque ukrainien

Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU, s’adressant à Mariana Betz, vice-ministre des Affaires étrangères d’Ukraine, et à Serhiy Melnyk, représentant permanent de l’Ukraine auprès des Nations unies :

« Formellement, je suis ukrainien. Et j’ai un nom de famille très étrange. Les Slaves le savent : il est difficile à trouver, même en Ukraine. Il vient des Cosaques zaporogues. Mon père est un “véritable Ukrainien” et ma mère est également issue des Cosaques. Plus authentique que vous, Mme Betz, et que vous, M. Melnyk. Mais pour nous, il n’y a aucune différence, nous sommes tous un. Des millions d’Ukrainiens vivent en Russie, des millions de Russes vivent en Ukraine, et en Biélorussie aussi. Vous le savez très bien. »

Merz n’aime pas Pinocchio

Un retraité allemand qui avait appelé le chancelier Friedrich Merz Pinocchio sur Facebook – « Pinocchio vient à HN » (Heilbronn) – oui, c’est tout – fait l’objet d’une enquête en vertu de l’article 188 du code pénal qui criminalise les insultes contre les politiciens si elles sont jugées « préjudiciables à leur travail public », passibles de peines allant jusqu’à cinq ans de prison (selon la nouvelle loi de 2021).

Beatrix von Storch, vice-présidente de l’AfD, a écrit :

Cher ministère public, je m’approprie expressément cette affirmation et qualifie le chancelier de Pinocchio. Et maintenant, je voudrais voir si le ministère public enquête uniquement contre les retraités qui font ce genre de choses. Ou aussi contre les députés du Bundestag qui peuvent se défendre.

Voilà en tout cas une belle illustration de ce que dit Jean-Noël Barrot. Ce retraité est manifestement sous l’influence de l’internationale réactionnaire : il est urgent de mettre au pas les réseaux sociaux.

Addendum. Le parquet a classé l’affaire sans suite.

Ubu Barrot

Le pitoyable roquet apprenti dictateur Jean-Noël Barrot ce matin sur France Unfaux :

— Est-ce que cette internationale réactionnaire, pour reprendre votre expression, veut peser, arrive à peser, sur la présidentielle française ?

— J’ai le sentiment qu’elle tente de le faire, et je crois que notre responsabilité et de l’en empêcher. Et pour cela de reprendre le contrôle de notre espace public. Et cela passe par une mise au pas des réseaux sociaux, qui servent en quelque sorte de plateforme à un certain nombre de ces mouvements, de ces mouvances de l’internationale réactionnaire pour venir perturber le débat public et venir fragiliser l’intégrité de notre processus démocratique. Il faut bien comprendre que la démocratie repose sur un débat public intègre, vibrant, à la lumière de l’information produite par une presse pluraliste, indépendante, et libre, et que tout ce modèle, qui fait notre fierté et qui est un trésor national, est aujourd’hui menacé. Et c’est pourquoi les règles que nous avons édictées au niveau européen doivent être appliquées avec beaucoup de rigueur et beaucoup de fermeté par la Commission européenne pour protéger nos élections.

Toujours Viktor Orban

Sur Facebook :

Les Ukrainiens savent exactement ce qu’ils font. Ils veulent une pénurie de carburant et un prix de l’essence de 1000 florins en Hongrie dans les semaines avant les élections. Ils le font pour renverser notre gouvernement et le remplacer par un député favorable à Kiev.

Ça ne va pas marcher. Nous avons reconstitué nos réserves, sauvé le pays de la pénurie de carburant. Nous avons arrêté le prêt militaire ukrainien de 90 milliards d’euros et nous ne voterons aucune décision soutenant l’Ukraine à Bruxelles jusqu’à ce que le président Zelensky revienne à la raison.

Nous ne ferons pas le jeu du blocus pétrolier ukrainien, nous le briserons. Bruxelles et Kiev peuvent en être certains.