Une petite leçon de haine…

Anastasia Koutcherova est russe, elle vit en Italie depuis 2018. Elle est contre Poutine, contre la guerre, etc. Elle a voulu porter la pancarte « Ukraine » au défilé des Jeux olympiques d’hiver devant la délégation ukrainienne. Dans un costume et avec des lunettes qui empêchent de l’identifier, comme les autres. Car les volontaires pour ce rôle sont choisis au hasard. Sauf dans le cas de l’Ukraine, toujours à part quoi qu’il arrive : Anastasia Koutcherova a pu persuader les organisateurs d’être le porte-pancarte des Ukrainiens, Et bien entendu ensuite elle s’est longuement vantée sur Instagram de son soutien héroïque à l’Ukraine, soulignant que les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes », exprimant son intense émotion quand tout le stade s’est levé pour acclamer la délégation…

Au passage on note que cette oie russe explique que, bien qu’elle n’ait pas dit qu’elle était russe, les athlètes ukrainiens « lui parlèrent spontanément dans sa langue maternelle »… C’était le signe, dit-elle, d’une « profonde connexion » entre Russes et Ukrainiens. Il ne lui vient même pas à l’idée que le russe est aussi la langue maternelle des athlètes ukrainiens…

Mais Anastasia ne s’attendait pas à la réaction du gouvernement ukrainien. Par la bouche du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhii (sic) Tykhyi :

Le fait que le CIO ait choisi une Russe pour porter le panneau « Ukraine » est abject. Cela dépasse toute morale humaine et tout principe. Je ne peux même pas imaginer ce qui a bien pu passer par la tête de la personne du CIO qui a vu que cette Russe avait posé sa candidature et qui l’a approuvée. Nous exigeons une enquête interne au sein du CIO afin de déterminer qui a autorisé cela. (…) Il s’agit d’une violation grave de la Charte olympique et des principes du sport international. Nous exigeons des excuses de la part du CIO à ce sujet, et nous exigeons une enquête pour déterminer qui a permis que cela se produise. (…)

Anastasia l’avait bien dit pourtant : les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes ». Donc elle aussi…

✝︎ José Van Dam ✝︎

Saint François et le lépreux, dans l’opéra d’Olivier Messiaen.

Le baryton-basse José van Dam est mort à l’âge de 85 ans. Il aura interprété tous les grands rôles de sa tessiture sur les plus grandes scènes mondiales, sachant incarner les rôles de façon exceptionnelle. On se souviendra toujours de lui dans Mozart et dans Wagner, mais le sommet de sa carrière fut son interprétation de saint François d’Assise, dans l’opéra d’Olivier Messiaen. J’étais à l’Opéra de Paris en décembre 1983. Expérience inoubliable.

J’ai deux autres souvenirs personnels. José Van Dam était tellement bouleversant dans le rôle de Don Quichotte qu’il propulsait au rang de chef-d’œuvre ce modeste opéra de Massenet. Et je n’ai jamais entendu interprétation plus émouvante des Lieder de Mahler (et j’eus la joie de le lui dire de vive voix, alors que par hasard je descendais les marches de Châtelet en même temps que lui.)

Une monstruosité britannique

En 2024, suite au rapport Cass sur « les services publics de soins liés au genre pour les enfants et les jeunes d’Angleterre et du pays de Galles », les bloqueurs de puberté avaient été interdits pour les mineurs de moins de 16 ans… sauf dans le cadre d’essais cliniques.

Eh bien on organise des essais cliniques. Une étude commandée par le ministère de la Santé va commencer en avril. L’essai portera sur 226 enfants et adolescents de moins de 16 ans « qui se considèrent comme transgenres ». Les cobayes recevront des bons d’achat émis par l’entreprise Love2shop d’une valeur de 500 livres (573 euros) qu’ils pourront dépenser chez Asos, Nike, The Perfume shop ou Pizza Hut. Sic.

Les jeunes seront soumis pendant deux ans à une évaluation régulière du fonctionnement de leur cerveau, cœur et système circulatoire. Les filles sont prévenues du fait qu’une grossesse les excluraient du protocole : elles seront soumises à des tests réguliers et sont encouragées à utiliser des contraceptifs non-hormonaux. Les enfants de plus de 12 ans devront répondre à un questionnaire à propos de leur orientation sexuelle et de leurs éventuelles relations amoureuses et sexuelles.

Claire Coutinho, secrétaire d’Etat pour l’Egalité du cabinet fantôme, commente : « Cette étude inflige à des enfants en bonne santé un protocole de soins qui risque de les rendre définitivement infertiles. Il n’y a pas d’âge minimum pour y participer et il nous a été confirmé que des enfants atteints d’autisme ou de troubles cognitifs faisaient également partie de l’essai. »

Les barbares sont de plus en plus pervers.