Démangeaison russophobe

Tout le monde trouve normal, bien sûr, que les Russes et les Biélorusses soient interdits de Jeux Olympiques. Ça fait davantage de médailles pour les autres (la Russie est deuxième derrière la Norvège en nombre de médailles depuis le début des JO d’hiver, et avec seulement 17 participations contre 24).

Mais voilà que le Comité international paralympique autorise des athlètes russes et biélorusses à concourir, et à défiler sous leurs drapeaux, aux JO paralympiques qui commenceront le 6 mars. Le Comité « invite » six Russes : un homme et une femme en ski alpin, un homme et une femme en ski de fond, deux hommes en snowboard, et quatre Biélorusses (1 homme et 5 femmes en ski de fond).

Ils sont « invités », puisqu’ils n’ont pas pu se qualifier, ce qui décuple évidemment la colère des Ukrainiens dénonçant le Comité qui « donne une voix à la propagande de guerre » russe…

En bon représentant de la russophobie de l’UE, le commissaire européen à la jeunesse et aux sports, Glenn Micallef, annonce qu’il n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture.

Aussitôt, le ministre ukrainien des Sports a annoncé qu’aucun officiel ukrainien n’assistera à cette cérémonie, et il invite tous les gouvernements à faire de même…

Mesquinerie russophobe

La Pologne, l’Allemagne et la Grèce sont restées fermes sur l’interdiction des avions russes, même quand il s’agit des négociateurs de la paix : les Russes ont dû contourner l’UE pour arriver à Genève. Neuf heures de vol au lieu de 3 heures et demi. On note toutefois que l’Italie a permis à l’avion de passer.

Maslenitsa

Aujourd’hui chez nous c’est mardi gras, mais les gras , en Russie, c’est toute la semaine avant le carême (maslenitsa, de maslo, le beurre), et c’est cette semaine. C’est la « semaine des crêpes », qui annonce aussi le printemps.

« Oh ces crêpes, mes crêpes au beurre », par Otava Yo. (Sous-titres français en actionnant les paramètres. Chez moi, si je regarde la vidéo sur YouTube, ils sont automatiques.)

Propagande

Les Ukrainiens ont lancé leur plus grande contre-offensive depuis 2023, et récupéré plus de 200 km2 du côté de Zaporojié, affirme la propagande britannique reprise sans moufeter par l’AFP et les médias du système.

Mais Julian Röpcke, qui suit de très près le conflit depuis le début et qui est un fervent militant pro-Ukraine, écrit que sur les cartes ukrainiennes on ne voit aucune nouvelle zone « bleue » (reprise par l’Ukraine), mais que la zone « rouge » russe « s’étend comme un cancer dans l’est de l’Ukraine ».

La Deutsche Welle interroge une analyste militaire du King’s College de Londres (donc fanatiquement pro-Ukraine) : « Pouvez-vous confirmer que les troupes ukrainiennes ont effectivement réussi à reprendre une si grande partie du territoire aux forces russes ? — Je ne peux rien confirmer, car cette information provient d’une seule source. J’ai vérifié les sources ukrainiennes, et rien de tel n’y figure. De plus, les experts ukrainiens n’ont fait aucune déclaration concernant la reprise de 200 kilomètres carrés de territoire à Zaporijia. »