Aboiements de chihuahuas

Le Premier ministre de Lettonie, Evika Silina, et le président estonien, Alar Karis, appellent à la nomination d’un envoyé spécial de l’Union européenne « pour mener des pourparlers avec la Russie », disent les agences de presse.

En fait c’est toujours pour que l’UE participe aux négociations entre les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine, parce que les Européens sont très vexés d’être mis sur la touche, et les confettis nordiques encore plus, alors que c’est l’une des leurs qui est le chef de la diplomatie européenne.

Evika Silina a déclaré lors du « sommet des gouvernements du monde » à Dubaï :

« Je pense qu’il faut s’engager dans la diplomatie. Il faut toujours dialoguer, mais nous devons isoler la Russie et maintenir les sanctions. Nous devons être à la table des négociations, car les Ukrainiens eux-mêmes ont entamé des négociations. Alors pourquoi les Européens ne négocieraient-ils pas ? Je suis prêt à y aller si nécessaire, mais je pense que les dirigeants européens, qu’ils soient allemands ou français, devraient être ceux qui, aux côtés des Américains, aident l’Ukraine à mener ces négociations très difficiles. »

A propos de la Lettonie, on apprend qu’en janvier le prix moyen de l’électricité dans ce pays a augmenté de plus de 80%… (Il y a un an, le 9 février 2025, Ursule et les dirigeants de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie célébraient par un sketch clownesque « l’indépendance énergétique » des pays Baltes enfin coupés de la Russie…)

Orban : les Européens sont désinformés

Lors d’une réunion publique organisée par le magazine hongrois Mandiner, Viktor Orban a remarqué que la censure européenne conduit à une désinformation sur le conflit ukrainien :

« Les médias russes ne sont pas autorisés à diffuser leurs informations sur le territoire de l’Union européenne, alors que les médias ukrainiens le sont. C’est pourquoi nous ne sommes pas en mesure de comprendre la position de la Russie. »

Il a souligné qu’« il ne s’agit même pas de savoir qui a raison et qui est responsable ». Dans tous les cas, les citoyens ont le droit de connaître les positions des deux parties au conflit, mais ils ne peuvent pas le faire car « Bruxelles a imposé la censure », et « c’est désormais une réalité quotidienne ».

Le Premier ministre hongrois estime que cette situation permet aux dirigeants de l’UE de tromper leurs citoyens et de prendre des décisions dangereuses, telles que l’intention d’envoyer des troupes occidentales en Ukraine.

Un héros

Il s’appelle Jean-Noël Poirier. Ancien ambassadeur au Vietnam (2012-2016), il est nommé consul de France au Groenland. Pour s’occuper des… six Français inscrits au registre.

En fait il est réquisitionné pour aller se cailler les miches à Nuuk. Le gouvernement avait lancé désespérément un appel à candidature, mais semble-t-il personne ne s’est manifesté. Jean-Noël Poirier était le « préfigurateur » de la mission, chargé d’installer le consul. Finalement c’est lui qui sera le consul… Sa première tâche sera de trouver des locaux : en tant que « préfigurateur » il ne l’avait donc pas fait.

Même Ubu n’y aurait pas pensé : un consul pour six citoyens.

Mais le plus ubuesque est que sa présence est censée faire peur aux Américains…

L’Iran, les Etats-Unis et la Russie

L’interdiction de RT sur les territoires de la dictature européenne empêche la diffusion d’informations intéressantes. Par exemple le rôle de la Russie dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran.

La semaine dernière, de nombreux commentateurs annonçaient l’imminente offensive américaine sur l’Iran, suite à l’envoi par Trump d’une « armada », puis d’une seconde « armada », dans la région.

Et il ne s’est rien passé, et hier Donald Trump a affirmé qu’il était en pleines négociations avec les Iraniens.

Le 30 janvier, les observateurs avaient constaté qu’un avion du gouvernement iranien, réservé aux plus hauts responsables, se rendait à Moscou.

On a appris ensuite qu’il s’agissait de Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, et qu’il avait été reçu par Vladimir Poutine au Kremlin.

Sans plus.

Mais RT en dit davantage :

Vladimir Poutine a présenté un ensemble de propositions visant à satisfaire à la fois l’Iran et les États-Unis et à parvenir à un accord. La proposition russe prévoit notamment que : « Rosatom, la société nucléaire d’État russe, sera chargée de la gestion et de la supervision de l’enrichissement limité d’uranium pour les réacteurs non militaires situés en Iran. De plus, le droit de l’Iran à enrichir l’uranium est préservé, mais il est garanti que l’enrichissement restera dans les limites fixées (3,6 %). Enfin, l’Iran garantit que son programme de missiles ne sera pas utilisé pour lancer des attaques contre Israël ou les États-Unis. »

Dans le cadre de négociations discrètes ou secrètes, l’information n’est pas garantie. Mais elle éclaire singulièrement l’actualité.

De plus en plus de traitres en Lettonie

Le rapport annuel de la Sécurité d’Etat de Lettonie (VDD) publié hier signale que le nombre des commentateurs « pro-Kremlin » a plus que doublé en un an (51%), après avoir augmenté de 39% en 2024.

Le 9 mai, plus de 260 résidents ont posté sur les réseaux sociaux des photos du ruban de saint Georges et d’autres « symboles de la Russie ».

Tous ces agents de Moscou sont répertoriés, et le VDD publie une carte indiquant où habitent les « traitres ».

L’un d’eux, Aleksandrs Gapoņenko, a été condamné le 27 janvier à dix ans de prison et trois ans de probation pour avoir participé à une conférence en Russie, au cours de laquelle il a qualifié d’ethnocide l’interdiction de parler russe et la fermeture des écoles russophones en Lettonie.