Brigitte Bardot

La famille de Brigitte Bardot, conformément aux vœux de l’actrice, refuse l’hommage national que proposait Macron, et fait savoir qu’il ne serait pas le bienvenu aux obsèques.

Voilà qui fait du bien à entendre.

Mais, alors que la mort des vedettes de cinéma fait modifier les programmes des chaînes de télévision, pour Brigitte Bardot c’est le service ultra minimum, et de façon caricaturale : sur France 2, le film de Godard intitulé… « Le Mépris »…

Et la soirée BB sur France 3 a été déprogrammée au dernier moment.

Parce que la plus grande star française du XXe siècle était « d’extrême droite »…

Pour trouver un article intéressant sur Brigitte Bardot il faut aller en Italie, chez « Campari & de Maistre », traduit en français par Benoît et moi.

Je ne sais pas si Brigitte Bardot et Alain Delon (autre figure « d’extrême droite », et véritable ami de Jean-Marie Le Pen) étaient toujours en contact, mais ce qui est mis en avant dans cet article est curieusement proche de ce que disait celui-ci (disant ne pas croire en Dieu…) à propos de la Sainte Vierge : « C’est la femme au monde que j’aime le plus. Celle à qui je m’adresse le plus. C’est la seule qui m’écoute et qui souvent me donne raison. »

Le rideau de fer letton

La Lettonie est fière d’annoncer qu’elle a terminé la clôture de sa frontière avec la Russie.

Ce qui paraît évident est que le moindre véhicule blindé peut la renverser sans problème.

Mais c’est qu’il ne s’agit pas d’arrêter les Russes, contrairement à ce que dit la propagande. Il s’agit d’empêcher les Lettons, et d’abord les russophones, comme le souligne la minable et branlante pancarte, de continuer à avoir des contacts avec la Russie. C’est le rideau de fer à l’envers.

Fin d’une discrimination

La nouvelle direction de la Conférence de Munich sur la sécurité (Munich Security Conference, MSC), la conférence politique annuelle la plus importante d’Europe en matière de sécurité internationale, a décidé de mettre fin à l’exclusion de l’AfD appliquée en 2024 et d’inviter l’ensemble des partis représentés au Bundestag.

Le président par intérim de la MSC, Wolfgang Ischinger, a défendu cette décision, la présentant simplement comme un retour « à la pratique et à la logique qui prévalaient jusqu’en 2024 ».

L’AfD est actuellement le premier parti allemand dans les sondages. Tout au long de cette année des voix se sont élevées au Bundestag et dans les médias pour l’interdire. Il semble que cette frénésie se soit calmée.

L’attaque de Novgorod

Serguei Lavrov a annoncé en personne que le régime ukrainien avait lancé 91 drones la nuit dernière contre la résidence d’Etat du président de la Fédération de Russie près de Novgorod (souvent appelée Valdaï), et que tous les drones avaient été détruits.

Lavrov a souligné que l’attaque avait été perpétrée « au cours de discussions russo-américaines intenses » sur le règlement du conflit. « De telles actions impudentes ne resteront pas sans réponse. L’armée russe a défini les cibles des ripostes et le moment de leur lancement. »

Zelensky a nié l’attaque directe et déclaré que la Russie préparait une frappe contre des bâtiments gouvernementaux ukrainiens à Kiev, appelant les États-Unis à réagir « de manière adéquate ».

Lavrov a précisé :« Nous n’avons pas l’intention de nous retirer du processus de négociations avec les États-Unis. En revanche, compte tenu de la nouvelle nature du régime criminel de Kiev, qui est passé à la politique de terrorisme d’État, la position de négociation de la Russie sera révisée. »

Un miracle estonien

Cet homme s’appelle Kaupo Rosin. Il est le directeur général des Renseignements extérieurs estoniens. Et il vient de mettre les pieds dans le plat de façon spectaculaire :

« Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que la Russie n’a actuellement aucune intention d’attaquer un pays Balte ou l’OTAN au sens large. »

D’ailleurs Moscou « respecte l’OTAN et s’efforce d’éviter tout conflit ouvert ».

De la part d’un Estonien c’est véritablement extraordinaire. Or il s’agit du chef du Renseignement…

Sera-t-il entendu ? Pour l’heure l’intoxication européenne sur l’imminente menace russe continue de plus belle.