109.237 « Français »

« La France fournit de loin le contingent le plus important de supporters étrangers pendant la compétition au Maroc », écrit Le Parisien à propos de la coupe d’Afrique des nations.

On savait déjà que l’Île-de-France était la « star de la compétition » en fournissant 6,5% des joueurs de la coupe d’Afrique, qui commence demain.

Quelque 109.237 supporters « français » se rendent au Maroc, dont Karim Miloud, interviewé par Le Parisien, qui affirme que « les infrastructures du Maroc vont faire ressortir le meilleur de notre équipe ». Notre équipe : celle du Maroc, dont il brandit le drapeau. Il est vrai que Karim a la double nationalité, comme tous les « Français » originaires du Maroc (même nés en France, comme aussi Rachida Dati, ministre du gouvernement français, qui va très souvent au Maroc où elle aurait un palais entre Casablanca et Agadir).

Le Parisien précise : « L’Hexagone constitue le premier pourvoyeur de supporters étrangers au Maroc, devançant de très loin la Belgique (7.046 détenteurs de billets), les Pays-Bas (5.958) et la Grande-Bretagne (5.127). »

De Gaulle et Cyrille

Communiqué du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou :

Le 18 décembre 2025, une rencontre a eu lieu à la résidence patriarcale et synodale du monastère Saint-Daniel à Moscou entre le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et la personnalité publique française Pierre de Gaulle. L’invité était accompagné de son épouse Rima de Gaulle.

L’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a également participé à la rencontre.

Saluant chaleureusement son invité, le primat de l’Église orthodoxe russe a mentionné la contribution historique de son grand-père Charles de Gaulle à la lutte commune contre le fascisme et au développement des relations entre les peuples des deux pays. Sa Sainteté a exprimé l’espoir que, malgré les péripéties politiques contemporaines, le peuple français conservera la mémoire historique et ne livrera pas à l’oubli les pages héroïques de l’histoire commune.

« Nous respectons beaucoup ce pays, nous croyons en son avenir, car toute l’expérience historique du peuple français, liée au développement de la culture, de la science et d’autres aspects de la vie humaine, témoigne de son très grand potentiel », a déclaré Sa Sainteté le patriarche Cyrille, exprimant l’espoir d’un développement des relations dans tous les domaines, y compris les contacts entre les organisations religieuses de Russie et de France.

S’adressant au primat de l’Église orthodoxe russe avec des mots de gratitude de sa part et de celle de son épouse pour l’opportunité de rencontrer et de s’entretenir avec Sa Sainteté, Pierre de Gaulle a souligné : « Nous sommes sans aucun doute des gens très croyants, et nous essayons de défendre ces valeurs de foi, de spiritualité, de famille, les valeurs traditionnelles que mon grand-père défendait en son temps. Nous pensons que nous devons continuer le combat pour ces valeurs, car on ne peut pas construire la vie de la France sans spiritualité et sans foi. »

Il a exprimé sa disponibilité à « contribuer dans la mesure de ses forces au développement de l’amitié russo-française en contraste avec l’Europe technocratique pervertie que nous observons malheureusement aujourd’hui ». « En Russie, au contraire, nous voyons des valeurs traditionnelles, des valeurs spirituelles, et c’est la continuation de nos traditions communes », a-t-il constaté.

Au cours de la conversation, ont été discutées des questions d’intérêt mutuel, notamment le thème soulevé de la préservation des valeurs traditionnelles dans la vie des peuples.

Bart De Wever mouche Politico

A la fin de sa conférence de presse après le Conseil européen, le Premier ministre belge a pris une dernière question de Politico. Il a répondu :

« Vous publiez de très bons articles, avec de très bons titres, prétendant que j’étais l’atout le plus précieux de la Russie. Maintenant, je dois retourner dans ma datcha à Saint-Pétersbourg, là où mon voisin c’est Depardieu, et de l’autre côté de la rue il y a el-Assad. Je pourrais devenir le maire de ce petit village. Peut-être que ça peut faire votre titre ? »

La persécution en Ukraine

Une fois de plus, une audience du procès concernant l’expulsion des moines de la laure des Grottes de Kiev a été repoussée. A cause de la « maladie soudaine » d’un juge.

Svetlana Kotlyarevska, directrice de la « réserve de la Laure », n’est pas contente du tout de ce nouveau report. L’affaire de l’expulsion des moines est d’une importance capitale, dit-elle, car la Laure est « ukrainienne et doit appartenir au peuple ukrainien ».

Elle n’a pas précisé pourquoi des moines ukrainiens de l’Eglise orthodoxe ukrainienne ne pourraient pas prier dans un monastère ukrainien.

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L’audience du procès contre le métropolite Théodose de Tcherkassy a été reportée, parce que l’évêque est toujours malade. Il avait été hospitalisé en urgence le 28 novembre, suite semble-t-il à un empoisonnement. Il suit toujours un traitement intensif. La prochaine audience est fixée au 26 décembre.

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Le 16 décembre, à Washington, Catherine Whiteford, coprésidente de la Fédération nationale des jeunes républicains, a organisé une manifestation de défense de l’Eglise orthodoxe ukrainienne devant le Congrès.

Elle a dit notamment :

La loi 3894 supprime le statut juridique de l’Église, prive les paroisses et les monastères de leurs droits de propriété et criminalise les activités religieuses. En 2025, le gouvernement a commencé à la mettre en œuvre. Les juristes préviennent que cela conduira à la liquidation rapide de l’Église.

Ce n’est pas une question de sécurité ni de réforme. Son effet et son objectif sont de pousser toute l’Église dans la clandestinité.

Des prêtres ont été arrêtés et envoyés de force au front. Le métropolite Arsène est en prison depuis plus de 18 mois et privé de soins médicaux vitaux. Le métropolite Onuphre, 80 ans, chef de l’Église et originaire d’Ukraine, a été déchu de sa nationalité sur ordre du président Zelensky.

Les églises et les monastères sont saisis, souvent de force, sous les yeux des fidèles et de leurs familles, tandis que la police reste inactive. Les fidèles prient désormais dans des caves, des appartements, et même là, ils sont persécutés par les services de sécurité et les médias hostiles.

La survie de l’Ukraine est importante, sa souveraineté est importante, mais une nation ne peut pas défendre la liberté tout en la supprimant. La liberté religieuse n’est pas un luxe que l’on peut supprimer en temps de guerre. Au contraire, c’est précisément en temps de guerre qu’elle est la plus nécessaire.

Si l’Ukraine souhaite un jour adhérer à l’Union européenne, si elle souhaite rester membre du monde démocratique, si elle aspire à conserver son autorité morale aux yeux de ses alliés, elle doit défendre le droit de millions de ses citoyens à professer leur foi dans l’Église orthodoxe ukrainienne.

Car la foi n’est pas un crime, la tradition n’est pas une trahison et la liberté religieuse n’est pas une option.