Toujours soviétique ?

A l’attention de ceux qui prétendent que la Russie est toujours soviétique, ou le redevient de plus en plus, ce communiqué de l’ambassade de Russie à Paris :

Cérémonie commémorative solennelle à Montmorency

Le 13 novembre 2025, une cérémonie commémorative solennelle (pannychide) s’est tenue au Nouveau cimetière de Montmorency à l’occasion de l’achèvement des travaux de restauration des sépultures de représentants de l’émigration russe du début du XXᵉ siècle : Arkadi Slizskoy (et son épouse Constance) et Boris Sergeev (et son épouse Zinaïde).

Ces travaux ont été réalisés avec le soutien de l’Ambassade de Russie, du Fonds du patrimoine russe à l’étranger et de la Maison russe à l’étranger Alexandre Soljenitsyne.

Des diplomates de l’Ambassade, ainsi que des représentants d’organisations sociales russes et d’associations de compatriotes résidant en France, ont pris part à la cérémonie. L’office de la pannychide a été célébré par le prêtre Georges Sheshko de la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris de l’Église orthodoxe russe.

Les participants ont rendu hommage à la mémoire de ces figures marquantes de la diaspora russe reposant à Montmorency. Le lieutenant Arkady Slizskoy, émigré en France après la guerre civile, fut rédacteur du journal La Pensée russe (Russkaïa Mysl), qui publia au fil des années les œuvres d’écrivains tels qu’Ivan Bounine, Ivan Chmeliov et bien d’autres

Boris Sergeev, capitaine du régiment de la Garde royale finlandaise pendant la Première Guerre mondiale, reçut plusieurs décorations pour son courage exceptionnel. En exil, il dirigea la section française de l’Union des invalides militaires russes à l’étranger.

La persécution en Ukraine

Anna Paulina Luna, député de Floride (connue comme résolument pro-vie, contre l’idéologie du genre, et contre tout soutien financier à l’Ukraine) a reçu hier une délégation représentant cinq juridiction orthodoxes présentes aux Etats-Unis pour évoquer la persécution contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Il y avait là notamment le métropolite Nicolas, primat de l’Eglise orthodoxe russe hors frontières, l’évêque Abdallah de l’Eglise d’Antioche, un représentant du métropolite de l’Eglise orthodoxe en Amérique, un représentant de l’Eglise orthodoxe serbe. Ils ont publié le communiqué suivant :

Nos demandes sont simples : que les droits de l’homme soient respectés par le gouvernement ukrainien, même dans les circonstances difficiles de la guerre qui leur a été imposée.

En tant que citoyens américains fidèles, nous demandons à notre gouvernement :

• L’abrogation de la loi anti-Eglise orthodoxe ukrainenne (loi 3894) actuellement en vigueur.

• La libération du métropolite Arsène de Sviatohirsk et des autres membres du clergé emprisonnés ; la fourniture de soins médicaux aux prisonniers conformément aux normes internationales et aux accords signés par l’Ukraine elle-même.

• La fin de l’enrôlement forcé du clergé dans les forces armées ; que ceux qui servent soient retirés des rôles de combattants et placés dans des rôles de soutien (tels que chapelains ou médecins, conformément aux normes internationales).

Nous n’avons pas préconisé et ne préconiserons pas la cessation du financement militaire à l’Ukraine. Nous demandons simplement que des mécanismes soient mis en place pour garantir qu’aucun financement étranger ne soit utilisé pour la persécution des chrétiens.

Selon le Financial Times, l’un des 28 points du plan de paix que Washington vient de transmettre à Kiev est la reconnaissance pleine et entière de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. (Ce plan, qui reconnaît la souveraineté de la Russie sur la Crimée et le Donbass, exige également la reconnaissance de la langue russe comme langue officielle, et une réduction drastique de l’armée ukrainienne. Il fait évidemment hurler toutes les Kallas et tous les Barrot, qui trépignent qu’aucun plan de paix ne peut exister sans l’Union européenne. C’est ce qu’on verra…)

Le délire UbuKallas

Nouveau discours belliciste délirant (et répétitif) de Kaja Kallas, aujourd’hui à Bruxelles. Faut faire la guerre, vite, vite, vite !

Je commencerai par l’attaque perpétrée lundi contre une voie ferrée polonaise, qui met en évidence le risque sans précédent qui pèse sur les infrastructures de transport européennes. Les attaques de la Russie sont de plus en plus audacieuses. Nos infrastructures critiques ont besoin d’une protection accrue.

La rapidité de déplacement des forces armées européennes est essentielle pour la défense de l’Europe. Nous devons veiller à ce que les forces puissent être au bon endroit au bon moment.

La rapidité des déplacements dépend de nombreux facteurs : nos routes, tunnels et ponts peuvent-ils supporter le poids ? Existe-t-il suffisamment d’itinéraires désignés pour les déplacements militaires ? Disposons-nous d’un nombre suffisant de wagons plats, et quels documents administratifs devons-nous encore remplir lorsque nous voulons franchir une frontière pour nous entraîner ou en cas de crise ?

C’est très simple : plus nous pouvons déplacer nos forces rapidement, plus notre dissuasion et notre défense sont fortes. Nous devons parler de jours, et non de semaines, pour déplacer des troupes en Europe.

Certains pays exigent encore un préavis de 45 jours avant que les troupes d’autres pays puissent traverser leur territoire pour participer à des exercices, par exemple. Onze ans après l’annexion de la Crimée par la Russie, cela n’est tout simplement pas satisfaisant.

L’Agence européenne de défense a déjà identifié les solutions permettant d’harmoniser les procédures de passage des frontières, y compris les formalités douanières et les règles relatives au transport de marchandises dangereuses. Mais nous devons aller plus loin. C’est pourquoi, comme l’a déjà dit Henna, nous proposons aujourd’hui une série d’améliorations.

Premièrement, nous devons réduire les obstacles administratifs. À cette fin, nous proposons un nouveau mécanisme d’urgence à l’échelle de l’UE qui permet aux États membres d’assouplir les règles lorsque les forces armées doivent être déplacées rapidement à travers les frontières. Nous proposons également que des coordinateurs nationaux du transport militaire soient désignés dans chaque État membre.

Deuxièmement, le financement. La proposition de la Commission pour le prochain budget pluriannuel prévoit un investissement de 17 milliards d’euros dans les infrastructures de transport à double usage. Cela s’ajoute aux 1,5 % du PIB que les alliés de l’OTAN se sont engagés à consacrer aux investissements liés à la sécurité.

Il est essentiel d’investir dans les infrastructures. Si un pont ne peut pas supporter un char de 60 tonnes, nous avons un problème. Si une piste est trop courte pour un avion-cargo, nous ne pouvons pas ravitailler nos troupes. La mobilité militaire de l’UE ne fait pas double emploi avec les efforts de l’OTAN, au contraire, elle soutient les plans de défense de l’OTAN.

Comme nous l’avons souligné dans le livre blanc, nous souhaitons également étendre les corridors de mobilité militaire à l’Ukraine. Cela constituerait une garantie de sécurité, car nous pourrions ainsi apporter un soutien plus rapide en cas de besoin.

La mobilité militaire est une police d’assurance essentielle pour la sécurité européenne. On espère ne jamais avoir à l’utiliser à pleine capacité. Mais le fait de l’avoir à disposition garantit une dissuasion et une défense plus crédibles.

En toute impunité, comme toujours

Respectant comme on le sait le cessez-le-feu, l’armée israélienne a bombardé aujourd’hui Gaza (22 morts), ainsi que le sud du Liban (« des infrastructures du Hezbollah »). Tandis que Netanyahou, ainsi que son ministre de la Défense Israël Katz, son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, et le chef du Shin Beth David Zini, rendaient très ostensiblement visite aux troupes qui occupent le sud de la Syrie…