Encore raté

Les gazettes gazouillaient depuis plusieurs jours sur « Lavrov tombé en disgrâce auprès de Poutine ». Car il avait « disparu ».

Pas de chance : Lavrov vient de donner une conférence de presse de près d’une heure. Voici les titres des extraits choisis par l’agence TASS :

Washington doit simplement accepter de prolonger le nouveau traité START d’un an.

Le nouveau traité START peut être prolongé d’un an à tout moment avant le 5 février.

Aucun pays n’a montré de signes de reprise des essais nucléaires ces dernières années.

La Russie n’a toujours pas reçu d’explication de la part des États-Unis concernant les propos de Trump sur les essais nucléaires.

Le candidat au poste de secrétaire américain à la Défense (Robert Kadlec) indique son intention d’atteindre ses objectifs par le biais de menaces nucléaires.

Budapest est le lieu privilégié pour un sommet russo-américain.

Le Venezuela n’a jamais demandé d’aide militaire à la Russie.

Les propos de Trump sur un accord en Ukraine sont devenus une base de compréhension en Alaska.

Les États-Unis devraient concentrer leurs efforts de lutte contre la drogue sur la Belgique, et non sur le Venezuela.

Le ministère des Affaires étrangères et d’autres autorités envisagent d’enrichir le traité d’amitié avec la Chine.

La Russie et la Chine décideront en 2026 comment affirmer et approfondir leur traité d’amitié.

L’Europe ne peut pas justifier son absence de respect des lois par les actions de la Russie en Ukraine.

Si une puissance nucléaire procède à des essais d’armes nucléaires, la Russie ripostera de la même manière.

Militairement faible, Londres se tourne vers une tactique de division pour mieux régner.

L’appel entre Trump et Poutine n’a pas fait mention d’un mémorandum torpillant le processus de paix.

La décision de la Lituanie de fermer sa frontière avec la Biélorussie est scandaleuse.

Les pays Baltes ne sont que des pions dans le jeu britannique contre la Russie.

Le bilan de l’Ukraine en matière de droits de l’homme l’empêche d’entrer dans l’UE.

Les États-Unis dialoguent avec la Corée du Sud et le Japon sur le déploiement éventuel d’armes nucléaires.

Les États baltes tentent de forcer la Russie à agir, ce qui précipiterait une guerre de l’OTAN.

Lavrov accuse Londres et les médias britanniques de mener une campagne de dénigrement contre la Russie.

Lavrov déconcerté par l’absence de honte de la Grande-Bretagne face au complot de détournement du MiG-31.

A ce propos, Lavrov a déclaré:

« Le rôle de Londres est de provoquer dans diverses situations, y compris dans le cas récent où le FSB a dévoilé un complot visant à forcer l’un des pilotes russes d’un avion de chasse équipé d’un missile Kinjal à voler, soi-disant à l’invitation de la base militaire de Constanza en Roumanie, dans le but de faire abattre cet avion là-bas, accusant la Russie d’attaquer l’Alliance nord-atlantique. Mais laissons cela de côté. Le FSB a révélé tout cela en détail, je ne sais pas comment les Britanniques vont s’en sortir, même si leur capacité à jouer le rôle de l’oie sortant de la douche est bien connue. »

La provocation déjouée

Le FSB a déjoué une tentative de provocation des services ukrainiens cornaqués (comme d’habitude) par les Anglais.

Un pilote de chasse de l’armée russe a été approché par vidéo : s’il détournait un Mig-31 on lui donnait 1 million de dollars, et si le Mig transportait un missile Kinjal on lui promettait 3 millions, dans n’importe quelle devise, sous quelque forme que ce soit. Il aurait une nouvelle identité, une nouvelle citoyenneté, et il pourrait réaliser ses « rêves les plus fous et au-delà ». Comme il n’était que copilote il devrait empoisonner le chef pilote pendant le vol. L’avion devait se poser sur la plus grande base de l’OTAN en Roumanie. L’homme fit remarquer qu’il n’était pas assez expérimenté pour faire atterrir un Mig. Qu’à cela ne tienne, un pilote ukrainien allait lui donner des cours sur un simulateur de vol.

Mais l’homme a tout raconté à ses supérieurs, vidéos à l’appui.

Pour le FSB, il est manifeste que les organisateurs du détournement avaient l’intention d’abattre l’avion au-dessus de la Roumanie, et de dénoncer une provocation russe sans précédent.

Selon le célèbre pilote de chasse Andrey Gribov, « il est tout simplement impossible pour le second pilote (qui est avant tout le navigateur) de faire atterrir l’avion tout seul ».

En bref

Les chances pour la France :

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Fécondité du grand remplacement :

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Les Jeux olympiques interdisent les compétitions féminines à tous les athlètes transgenres après « la découverte de la preuve scientifique que le fait d’être né homme donne un avantage ».

On ne mesure pas assez la chance que l’on a de vivre à une époque de telles découvertes scientifiques.

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A vot’ bon cœur… On ne va quand même pas manquer cette pitrerie à cause d’un manque d’argent ! (Et c’est encore la faute de Poutine si on ne peut pas juger Poutine.)

Mais ça coince quand même parce que cela ferait concurrence aux services de Kallas et parce que plusieurs pays n’en veulent pas. Mais on oublie de souligner que, une fois de plus, ce n’est pas du tout dans ses attributions.

Le rire de Zelensky en son palais

Zelensky a mis en scène deux coupures d’électricité pendant une interview d’un journaliste du Guardian au palais Mariinsky. Et quand la lumière est pleinement revenue il a dit en riant qu’il y avait trop de lumière dans le palais et qu’il fallait économiser l’électricité…. Ce rire a dû beaucoup amuser les Ukrainiens qui n’ont plus de courant…

Le palais Mariinsky étant la résidence d’apparat du président ukrainien, il est plus que vraisemblable qu’il dispose de générateurs : du reste l’image et le son continuaient de fonctionner normalement… Et le rire de Zelensky est celui d’un clown qui a fait une bonne farce.

Mais, à propos, il y a ici une énorme faille dans la « dérussification ». Le nom de Mariinsky a été donné au palais par le tsar Alexandre II, en hommage à sa femme Marie (exactement comme le théâtre du même nom à Saint-Pétersbourg). Alexandre II avait reconstruit le palais détruit par des incendies. Mais l’édifice avait d’abord été construit par l’impératrice Elisabeth qui voulait en faire sa résidence. Elle mourut avant, et c’est Catherine II qui fut la première à y résider. Ce n’est pas très « ukrainien » tout ça…

Quand les pacifistes changent leur fusil d’épaule

Le « Conseil de l’Église évangélique en Allemagne » publie un nouveau mémorandum sur la paix intitulé : « Un monde en désordre – Une paix juste en perspective ». Sous-titre : « L’éthique protestante de la paix face à de nouveaux défis ».

Le dernier mémorandum sur le sujet était celui de 2007. Il reprenait le dogme pacifiste du protestantisme allemand selon lequel si l’action militaire peut être justifiée dans certaines circonstances extrêmes elle demeure toujours immorale.

Mais la guerre en Ukraine et le fantasme de la menace de Poutine ont eu raison du moralisme « évangélique » : « En tant qu’éthique politique universelle, le pacifisme fondé sur le renoncement catégorique à la violence ne peut être légitimé sur le plan éthique. »

De ce fait, « la violence pour préserver le droit » est autorisée en dernier recours, et le synode protestant de 2019 a eu tort d’occulter « la nécessité d’une éthique de la force préservant le droit ».

Le mémorandum associe désormais la « primauté de la capacité à maintenir la paix » à la « nécessité de la capacité de défense » et considère la « capacité à faire la guerre » comme une disposition explicative de la « capacité de défense ».

En clair, on peut donner des armes à l’Ukraine et il faut s’armer contre Poutine. Parce que ça craint, ils l’ont dit à la télé.