Loukachenko aux Ukrainiens : venez chez nous…

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a inauguré aujourd’hui à Mozyr un nouveau pont sur la Pripiat, une rivière qui prend sa source en Ukraine, à la frontière polonaise, traverse le sud de la Biélorussie et retourne en Ukraine se jeter dans le Dniepr au nord de Kiev.

Mozyr se trouve non loin de la frontière ukrainienne, et de nombreux réfugiés ukrainiens se sont installés dans la région. Dans son discours, Loukachenko a ouvertement appelé à ce qu’il y en ait d’autres :

« Je pensais que, dans le contexte de la guerre en Ukraine, nous ne pouvions pas nous réjouir ici et que le président ne pouvait pas s’y rendre… Il est clair que cela fera parler. Mais je pense que les Ukrainiens me pardonneront. Nous unissons les rives, entre autres, pour eux aussi. Nous sommes ouverts. Venez, Ukrainiens. Nous vous accueillerons avec plaisir. Nous offrirons à vos familles, à vos enfants, la même vie qu’aux Biélorusses en termes d’éducation et de santé. Nous sommes prêts à les accueillir. Pour nous, les Ukrainiens sont une bénédiction. Ce sont des gens très travailleurs, qui nous comprennent, qui parlent la même langue que nous. Néanmoins, le malheur s’est abattu sur notre voisin. Je pense que nous allons régler ce problème. »

Ovetchkine : le 900e but

Le champion russe de hockey sur glace Alexander Ovetchkine, qui avait battu le record du monde de buts en avril dernier avec son équipe de Washington, a marqué hier son 900e but : six de plus que l’ancien record détenu par un Canadien.

Bien que vivant aux Etats-Unis depuis 2005, Alexander Ovetchkine est un patriote russe, père de famille et orthodoxe pratiquant. Il a décidé de retourner en Russie l’an prochain avec sa femme Anastasia et ses fils Sergueï et Ilya.

Dans une interview après son 895e but, il disait que son plus grand souvenir d’enfance était son baptême et sa première communion, à six ans.

Et hop, au front !

L’homme arrêté hier dans le convoi d’Angelina Jolie en Ukraine n’était pas un garde du corps, mais un chauffeur. Il est passé devant une commission médicale militaire cette année, et, souffrant du dos, il a été déclaré apte à servir dans un bureau d’enrôlement ou dans les unités de soutien. Il n’avait pas ce document sur lui. Contrairement à ce qui fut annoncé, il n’a pas été libéré. Il a été emmené au centre régional de recrutement pour être mobilisé. Son téléphone ne répond plus.

О, Всепетая Мати

O Mère digne de toute louange, tu as enfanté le Verbe plus saint que tous les saints ! (3 fois) Reçois maintenant notre offrande ; délivre-nous de tout mal, et préserve du châtiment futur ceux qui te crient : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Le 13e kondak de l’Acathiste, devenu hymne mariale à part entière en Russie, par le chœur féminin de l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg, mis en ligne pour la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan (4 novembre), que l’on voit à la fin.

Gleeden remet ça

On avait déjà eu : « Etre fidèle à deux hommes c’est être deux fois plus fidèle », ou « Qui a dit que tous les partenaires devaient être officiels ? » Voici la nouvelle affiche du « premier site de rencontres extra-conjugales pensé par des femmes ». Toujours avec la pomme croquée, bien sûr.

La réaction du psychopédagogue Yves Demoulin (université de Mons, université de Lausanne) sur Facebook :

« Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la Sécu. » Voilà la punchline de la campagne Gleeden – une accroche cynique qui minimise la souffrance et théâtralise la transgression. Mais elle est fausse.
Les infections sexuellement transmissibles ont fortement augmenté ces dernières années : dépistage, soins et complications pèsent sur les dépenses de santé. Et les conséquences psychiques de l’infidélité – culpabilité, dissonance morale, stress chronique, traumatismes relationnels – génèrent elles aussi une demande de prise en charge en santé mentale.
Autrement dit : l’amant coûte à la Sécurité sociale – en médecine, en prévention et en santé mentale. Présenter l’infidélité comme une « solution » relève non seulement du mauvais goût, mais favorise la banalisation d’une souffrance réelle et l’affaiblissement des réponses sanitaires.
Nous ne devons pas laisser la publicité détourner le vocabulaire médical ni ridiculiser les traitements. Plutôt que d’applaudir la provocation, exigeons une communication responsable, un meilleur accès au dépistage et des dispositifs renforcés pour la santé mentale. »