Même pas peur…

Il s’installe dans une rue de Porto où il n’y a que des immigrés, avec son grand drapeau portugais. Il essuie des menaces de mort, on essaie de lui enlever son drapeau, mais il résiste. C’est Afonso Gonçalves, « nationaliste et catholique », président de Reconquista, qu’il a fondé en 2023. Voici la version anglaise de sa vidéo (« la plus dangereuse que j’ai réalisée jusqu’ici »). La version originelle en portugais est ici.

« Ici c’est le Portugal. Ils veulent nous expulser de notre propre capitale. Mais cette ville nous appartient. Le Portugal appartient au peuple portugais. Et même si ces envahisseurs hostiles veulent nous expulser de notre propre ville, cette terre appartient au peuple portugais. La seule présence du drapeau portugais est une raison suffisante pour eux de vouloir nous expulser, nous attaquer, d’être en colère et contrariés. Ceci est notre capitale et nous ne partirons jamais. Nous refusons d’être remplacés sur notre terre par des envahisseurs hostiles du tiers monde qui ont la haine de notre peuple et veulent nous voir morts, nos enfants violés et notre pays complètement pillé et volé. Ce drapeau sera toujours le drapeau de Portugal… »

Les vrais médias fiables

Séquence de la ZDF (« deuxième télévision allemande ») sur les plus gros exportateurs d’armes du monde selon les statistiques du Peace Research Institute qui viennent de sortir. En deuxième position, l’Italie qui a le drapeau français. En troisième position la France qui a le drapeau… russe.

La persécution en Ukraine

Un bel aveu du « métropolite Siméon de Khmelnytskyï » de l’Eglise Porochenko-CIA-Bartholomée : on manque cruellement de prêtres…

Si les voyous de l’Eglise du pouvoir peuvent « transférer » de force de nombreuses paroisses de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, ils ne peuvent pas obliger leurs curés à rejoindre leur structure… De ce fait, se plaint le « métropolite Siméon », « nous avons une pénurie de personnel, pour ainsi dire », et de nombreux prêtres de l’Eglise du pouvoir sont obligés de desservir jusqu’à cinq paroisses. « Ils essaient de les visiter toutes le samedi et le dimanche et d’y célébrer des offices afin de ne pas priver les fidèles de la prière commune. Ils célèbrent une liturgie ici, un office là, une prière ailleurs… »

Si les prêtres de l’Eglise orthodoxe ukrainienne refusent de rejoindre l’Eglise du pouvoir, c’est selon lui parce qu’ils « ne veulent pas sortir de leur zone de confort ». Sic ! Alors il les appelle à « ne pas s’accrocher au manteau puant du patriarcat de Moscou ».

(Né dans la région de Khmelnytskyï, il fut séminariste au grand séminaire de Moscou puis moine au monastère Danilov de Moscou, avant de devenir évêque puis métropolite en Ukraine, et de trahir son Eglise en décembre 2018, espérant devenir le chef de l’Eglise du pouvoir, mais il n’arriva que deuxième derrière l’autre métropolite, « Epiphane ».)

Merz et les terroristes

Friedrich Merz : « L’Iran est le centre du terrorisme international, et ce centre doit être fermé. Et les Américains et les Israéliens le font à leur manière. »

C’est Donald Trump (que Merz a rencontré il y a quelques jours) qui a lancé la guerre au motif que l’Iran était un Etat « terroriste » et qu’il fallait mettre un terme au « terrorisme » iranien, sans donner, et pour cause, le moindre exemple.

Trump, et Merz après lui, reprennent l’accusation qui avait servi de prétexte à la guerre contre l’Irak : l’Irak est un centre terroriste, l’Irak protège et arme al-Qaïda. Quand les Américains ont détruit l’Irak, on a eu la preuve, s’il en était besoin, non seulement qu’il n’y avait pas trace d’armes de destruction massive, mais pas trace non plus d’un quelconque soutien à al-Qaïda, puisque le régime de Saddam Hussein luttait contre tous les mouvements islamistes.

Les mêmes mensonges peuvent donc servir indéfiniment.

On remarque aussi le cynisme de Merz. « Les Américains et les Israéliens le font à leur manière » : ils peuvent se permettre tous les massacres et toutes les destructions, tous les crimes de guerre jusqu’au génocide, puisque c’est pour fermer le « centre du terrorisme international ».

Mais l’Iran n’est pas l’Irak…

Dangereuse gesticulation

Macron à Chypre :

« La présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale en mer Rouge et justement au large d’Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes hélicoptères amphibies et notre porte-avions. (…) Cette mobilisation de notre marine est inédite. Elle se fait évidemment avec la mobilisation aussi de nos forces aériennes et terrestres dans la région. »

Pour « assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime, en Méditerranée orientale, où nous nous trouvons, en mer Rouge, de Suez à Bab el Mandeb »…