Ubukraine

Zelensky a retiré au maire d’Odessa sa nationalité ukrainienne, lequel a donc perdu ses fonctions. Il l’a remplacé par un gouverneur militaire, Serhii Lysak. La nuit dernière, Serhii Lysak a fait occulter le monument à Pouchkine par des panneaux d’aggloméré…

Comme c’est devant le bâtiment du conseil municipal, c’est du plus bel effet…

Dès ce matin des nazis d’Azov l’ont décoré.

Portrait officiel de Serhii Lysak :

(Pouchkine a séjourné à Odessa en 1823, il y a écrit le début d’Eugène Onéguine, qui a fait entrer la ville dans la littérature, puis l’opéra. Comme l’indique l’inscription, le monument a été financé par les habitants d’Odessa en 1889.)

Et il n’y a pas que les enfants ukrainiens…

Le premier site de détention des enfants ukrainiens enlevés par les Russes est le camp de vacances Artek, sur le côte de Crimée, selon le rapport scientifique de Yale. Ainsi, les enfants du Donbass qui vont en colonie de vacances sont listés comme enfants ukrainiens enlevés par Poutine. Ce qui en fait des milliers assurément.

Mais il n’y a pas que des enfants ukrainiens. Il serait temps de se pencher sur les milliers d’enfants d’autres pays qui sont jetés dans le camp Artek.

Le directeur, Constantin Fedorenko, s’en vante : 2.300 enfants étrangers sont passés à Artek cette année, et c’est un chiffre record. Il précise :

« Depuis 2014, plus de 12.000 enfants d’autres pays ont visité Artek. Cette année, ils représentent près de 5 % de tous les participants, dont 1.000 enfants qui ne parlent pas du tout le russe. Au départ, la communication se fait en anglais, en français ou en espagnol, puis une langue commune de l’amitié émerge. Bien sûr, ils repartent avec une forte envie d’apprendre le russe et de s’inscrire dans des universités russes. C’est l’un des objectifs d’Artek ; c’est un travail de soft power, un travail à long terme. »

Comme on le voit, il ne se cache même pas de vouloir russifier des enfants pris un peu partout dans le monde. Voilà du travail pour les spécialistes de Yale…

La persécution en Ukraine

Le métropolite Arsène, abbé du monastère de Sviatogorsk, a été « libéré » du centre où il était détenu depuis un an et demi sans procès. Il a été immédiatement emmené dans un centre du SBU. Vers minuit ils l’ont emmené à l’hôpital, où ils ont obtenu un certificat médical attestant que le métropolite est en bonne santé, ce qui est évidemment faux (son état de santé se dégrade et le 30 septembre a été diagnostiqué une arythmie cardiaque nécessitant une opération), permettant de le… remettre en prison, pour un autre motif.

Le métropolite Arsène était détenu depuis le 25 avril 2024 sous l’accusation d’avoir publié la vidéo d’une homélie dans laquelle il indiquait aux fidèles qu’un barrage de l’armée rendait difficile l’accès au monastère.

On ne sait pas encore sous quel motif il est de nouveau mis en « détention préventive ».

Mais il est urgent que les Russes libèrent ce monastère, l’un des trois plus grands d’Ukraine, situé dans la région de Donetsk encore sous contrôle de Kiev.

Le métropolite de Corfou en Russie

Le métropolite Nectaire de Corfou est le plus connu des évêques grecs qui défendent ouvertement l’Eglise orthodoxe ukrainienne et ne reconnaissent donc pas l’Eglise du pouvoir fabriquée par Porochenko, la CIA et le patriarche Bartholomée. Et le métropolite Nectaire ne voit pas pourquoi le patriarcat de Constantinople doit être en guerre contre celui de Moscou.

Il vient d’enfoncer le clou, de façon spectaculaire, en faisant un pèlerinage en Russie, avec une délégation de quelques prêtres grecs.

Il a visité le monastère de la Protection à Moscou, pour vénérer les reliques de sainte Matrone. Puis, dimanche, il a concélébré la divine liturgie avec le métropolite de Saint-Pétersbourg à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de la ville.

Le métropolite a souligné les liens entre Corfou et la Russie : le saint amiral Ouchakov avait libéré l’île de l’occupation française, Ioannis Kapodistrias, de Corfou, fut ministre des Affaires étrangères de Russie, et deux natifs de Corfou furent évêques en Russie.

Hier, il a célébré la divine liturgie au célèbre monastère d’Optina, en la fête de l’icône de la mère de Dieu « qui multiplie le blé ». Il a dit qu’il désirait depuis longtemps visiter ce monastère et que son vœu a été enfin accompli :