La confusion des esprits

Voici un exemple parfait de la confusion des esprits à laquelle nous sommes parvenus.

Le maire d’Arvigna, en Ariège, est fier de faire sonner de nouveau les trois cloches de son église. « Ça fait revivre l’esprit même de la commune, dit-il. C’est important pour moi de conserver les traditions rurales et les faire perdurer dans le temps. »

Quelles traditions ?

Chaque jour, les cloches sonnent à 13h30 et à 23h30. A 13h30 c’est le début de la « marche impériale » de Star Wars. A 23h30 c’est le début d’Au clair de la lune.

« Ça évite de mettre une sonnerie religieuse comme l’angélus », souligne le maire, qui insiste :

« C’était important de refaire sonner ces cloches. On entendait celles des villages voisins, mais plus les nôtres. Aujourd’hui, cela nous permet de renouer avec la tradition, en conciliant à la fois le côté religieux et le côté laïque ! »

Washington et le secret de la confession

L’Etat de Washington abandonne la loi votée en mai dernier qui abolissait le secret de la confession dans certaines circonstances et condamnait les prêtres réfractaires à des peines de prison. Des évêques catholiques et des évêques orthodoxes, puis le ministère fédéral de la Justice, avaient porté plainte. Un « accord » est intervenu, qui met fin définitivement à toute action de la part des procureurs de l’Etat…

La persécution en Ukraine

Chaque semaine, les sbires de l’Eglise du pouvoir continuent de voler une ou deux églises de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Parfois c’est la police elle-même, avec les fonctionnaires de l’Etat, qui font intrusion. Par exemple l’autre jour, une nouvelle fois, à la laure de Potchaïev. Il y a eu à la fois une « inspection » menée par la « Réserve » et une perquisition policière. Sans s’occuper des nombreux fidèles présents. Et la police a osé porter plainte pour « obstruction ».

Hier matin, les services de l’Etat, appuyés par plusieurs dizaines de véhicules de police, ont saisi les bâtiments de l’évêché de Vladimir-Volyn. Là où se trouvent toute l’administration du diocèse et une école. La cathédrale attenante a déjà été volée par l’Etat en mai dernier. Depuis elle est fermée. Comme sous l’ère bolchevique.

Poutine

Lors de sa conférence de presse au Tadjikistan, en marge du sommet de la Communauté des Etats indépendants (dont nos gazettes ne disent même pas qu’il a lieu, comme si la réunion de 9 dirigeants d’Asie centrale ne méritait aucune mention), Vladimir Poutine, manifestement ému, a répondu à une question sur les cadeaux qu’il a reçus pour son anniversaire :

« Peut-être que deux cadeaux ont une valeur particulière. L’un des commandants m’a remis deux icônes que portaient nos soldats, et ces icônes les ont sauvés. Elles sont marquées par des impacts de balles. Ils me les ont offertes. Je leur en suis très reconnaissant. Je vais certainement les retrouver et leur parler. Mais dès maintenant, profitant de cette occasion, je tiens à leur exprimer ma plus sincère gratitude par les médias. Que le Seigneur les protège comme il les a protégés jusqu’à présent. »

Fraude moldave

Comme il y avait eu des soupçons de fraude à grande échelle lors de l’élection présidentielle moldave dans les bureaux de vote des pays occidentaux, des observateurs ont voulu surveiller quatre bureaux de vote en Italie.

A Turin, ils ont filmé l’entrée depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture, et ils ont publié la vidéo : 786 personnes sont entrées. Résultat officiel : 1.806 votants…

A Vicenza, c’est moins flagrant, mais quand même : 2.368 personnes sont entrées. Résultat officiel : 2.462 votants.

A Vérone, Un officiel moldave découvrit la voiture avec la caméra, et il mit un tract sur le parebrise pour couvrir l’objectif. Le tract finit par tomber. En début d’après-midi, un autre homme refit la même chose, mais le tract tomba assez rapidement. Puis un autre vint et colla un papier sur le parebrise. Enfin, une société privée vint voler la voiture… La police n’est pas intervenue pendant toute la journée, parce que les observateurs ne faisaient rien d’illégal.

Devant un autre bureau de vote de Vérone, une Moldave portant le badge officiel est venue filmer la voiture sous tous les angles. Puis elle a appelé la police, qui est arrivée. Après une longue discussion devant le bureau de vote, les policiers sont venus inspecter la voiture, puis ils sont repartis. Alors un membre du bureau de vote est venu coller une feuille de papier sur le parebrise…

Voilà comment fonctionne la démocratie moldave. Aux applaudissements de l’UE.