Comme il y avait eu des soupçons de fraude à grande échelle lors de l’élection présidentielle moldave dans les bureaux de vote des pays occidentaux, des observateurs ont voulu surveiller quatre bureaux de vote en Italie.
A Turin, ils ont filmé l’entrée depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture, et ils ont publié la vidéo : 786 personnes sont entrées. Résultat officiel : 1.806 votants…
A Vicenza, c’est moins flagrant, mais quand même : 2.368 personnes sont entrées. Résultat officiel : 2.462 votants.
A Vérone, Un officiel moldave découvrit la voiture avec la caméra, et il mit un tract sur le parebrise pour couvrir l’objectif. Le tract finit par tomber. En début d’après-midi, un autre homme refit la même chose, mais le tract tomba assez rapidement. Puis un autre vint et colla un papier sur le parebrise. Enfin, une société privée vint voler la voiture… La police n’est pas intervenue pendant toute la journée, parce que les observateurs ne faisaient rien d’illégal.
Devant un autre bureau de vote de Vérone, une Moldave portant le badge officiel est venue filmer la voiture sous tous les angles. Puis elle a appelé la police, qui est arrivée. Après une longue discussion devant le bureau de vote, les policiers sont venus inspecter la voiture, puis ils sont repartis. Alors un membre du bureau de vote est venu coller une feuille de papier sur le parebrise…
Voilà comment fonctionne la démocratie moldave. Aux applaudissements de l’UE.
Extraits d’un article de Reuters : « Comment les alliés européens de l’Ukraine alimentent l’économie de guerre de la Russie ». On remarque que la plus forte augmentation des importations de gaz russe est française (en grande partie pour l’Allemagne…).
Depuis 2022, l’Union européenne a réduit d’environ 90 % sa dépendance à l’égard de la Russie, autrefois son principal fournisseur. Elle a néanmoins importé pour plus de 11 milliards d’euros d’énergie russe au cours des huit premiers mois de cette année.
Sept des 27 pays membres de l’UE ont augmenté la valeur de leurs importations par rapport à l’année précédente, dont cinq pays qui soutiennent l’Ukraine dans la guerre. La France, par exemple, a vu ses achats d’énergie russe augmenter de 40% pour atteindre 2,2 milliards d’euros, tandis que les Pays-Bas ont enregistré une hausse de 72% pour atteindre 498 millions d’euros.
Le ministère français de l’Énergie a déclaré à Reuters que la valeur des importations énergétiques russes de la France avait augmenté cette année, car elle approvisionnait des clients dans d’autres pays, sans toutefois nommer ces pays ou ces entreprises. Selon les analystes de Kpler, les données du marché du gaz suggèrent qu’une partie des importations russes de la France est ensuite acheminée vers l’Allemagne.
Le gouvernement néerlandais a déclaré que, bien qu’il soutienne les projets de l’UE visant à supprimer progressivement l’énergie russe, tant que ces propositions ne seront pas inscrites dans la législation européenne, il est impuissant à bloquer les contrats existants entre les entreprises énergétiques européennes et les fournisseurs russes.
La Commission européenne a refusé de commenter les données relatives aux importations de 2025.
Les importations totales d’énergie russe par l’Union européenne depuis 2022, date à laquelle la Russie a envahi l’Ukraine, s’élèvent à plus de 213 milliards d’euros, selon les données de la CREA.
Ce montant est bien supérieur à celui que l’UE a dépensé pour aider l’Ukraine au cours de la même période, même si elle a été le plus grand bienfaiteur du pays : selon l’Institut Kiel, un groupe de réflexion économique allemand, le bloc a alloué 167 milliards d’euros d’aide financière, militaire et humanitaire à Kiev.
TotalEnergies a déclaré à Reuters qu’elle continuait à s’approvisionner auprès de l’usine russe de Yamal dans le cadre de contrats qui ne pouvaient être suspendus sans sanctions officielles de l’UE. La société maintiendra ses approvisionnements tant que les gouvernements européens jugeront le gaz russe nécessaire à la sécurité énergétique, a-t-elle ajouté.
Ronald Pinto, analyste principal en recherche sur le gaz chez Kpler, a déclaré que les entreprises hésitaient à risquer des amendes pour avoir manqué à leurs engagements contractuels sans la couverture juridique solide d’une interdiction européenne du GNL russe.
« En fin de compte, ce sont les acteurs du marché qui achètent ce GNL, et non les pays, et pour la plupart, ils respectent leurs contrats à long terme », a-t-il ajouté.
M. Pinto a déclaré que des études sur la dynamique des flux suggéraient que les importations françaises de GNL russe transitaient souvent par pipeline vers la Belgique pour ensuite atteindre l’Allemagne, où la demande des utilisateurs industriels est forte.
Pendant sa campagne électorale, Andrej Babiš avait mollement et vaguement déclaré que bien sûr il fallait aider l’Ukraine.
Maintenant qu’il a gagné les élections, le ton change : s’il redevient Premier ministre, a-t-il dit lors de la réunion de son groupe parlementaire, il n’y aura pas un sou pour l’Ukraine :
« Nous ne donnerons pas à l’Ukraine une seule couronne de notre budget. Nous avons aidé l’Ukraine directement, maintenant nous l’aiderons à travers l’Union européenne. »
En fait, dès février il se murmurait que Babiš avait l’intention de mettre un terme à l’initiative tchèque des 1,5 million d’obus pour l’Ukraine, et il avait ouvertement promis de réduire l’aide internationale pour se concentrer sur les problèmes intérieurs.
La Pologne refuse d’extrader l’Ukrainien soupçonné d’avoir participé au sabotage du Nord Stream, malgré la demande de l’Allemagne en vertu d’un mandat d’arrêt européen.
« La Pologne n’a pas à participer à une opération visant à extrader une personne qui a nui à la Russie », a déclaré le chef du Bureau national de sécurité polonais, Slawomir Zentkiewicz. Il a ajouté que cette personne ne devrait pas être détenue.
Il faisait ainsi écho au Premier ministre Donald Tusk : « Ce n’est certainement pas dans l’intérêt de la Pologne de remettre ce citoyen à un pays étranger. » Et d’ajouter : « Le problème de l’Europe, le problème de l’Ukraine, le problème de la Lituanie et de la Pologne n’est pas que Nord Stream 2 ait été détruit, mais qu’il ait été construit. » (Et qu’il ait permis de bénéficier d’une énergie à bas prix…)
Cela a fait réagir la Hongrie. Le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó a déclaré : « Nous n’avons pas besoin d’une Europe où les Premiers ministres protègent les terroristes. Selon Tusk, l’explosion d’un gazoduc est acceptable. C’est choquant, car cela amène à se demander ce qui pourrait encore être détruit et être considéré comme excusable, ou même louable. »