On donne plus aux Russes qu’aux Ukrainiens…

Selon une étude de Greenpeace, quatre pays de l’UE : la France, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas, ont versé à la Russie davantage d’argent pour le gaz naturel liquéfié (GNL) entre 2022 et 2025 que ce qu’ils ont dépensé collectivement pour aider Kiev.

Ces quatre pays ont payé 34,3 milliards d’euros (36 milliards de dollars) pour leurs approvisionnements en GNL russe. Au cours de la même période, leur aide combinée à l’Ukraine s’est élevée à 21,2 milliards d’euros (22,3 milliards de dollars).

« Le gaz acheminé par gazoduc ayant été réduit, les livraisons de GNL par méthaniers ont augmenté ces dernières années, continuant à rapporter des milliards à la Russie au détriment de l’Europe. Ce commerce est soutenu par des contrats d’approvisionnement à long terme signés par plusieurs sociétés énergétiques dont le siège social est en Europe, notamment TotalEnergies, Shell, Naturgy et SEFE, qui garantissent et prolongent les livraisons de gaz de la Russie vers l’Europe pour les années à venir. »

Le principal fournisseur russe de GNL en Europe est Yamal LNG. Greenpeace estime qu’entre 2022 et 2024, l’entreprise a tiré 40 milliards de dollars de ses ventes de carburant à l’Europe, versant environ 9,5 milliards de dollars d’impôts au budget de l’État russe. Selon les calculs du rapport, cette somme pourrait théoriquement financer la production de 9,5 millions d’obus d’artillerie de 152 mm, 271.000 drones Shahed ou 2.686 chars de combat T-90M.

Les Grecs d’Istanbul en voie de disparition

Pour la première fois, le Collège grec d’Istanbul, dans le quartier du Phanar près du patriarcat, n’a pas accueilli de nouveaux élèves. Il y a bien eu un candidat, mais les parents ont compris qu’on ne pouvait pas ouvrir une classe pour un seul élève. Il n’y a plus que 30 élèves dans l’établissement, qui en comptait 730 en 1885.

La « grande école de la nation » a été fondée en 1454 dans le cadre d’un accord entre le patriarche Gennadius Scholarius et le sultan ottoman Mehmed II. Elle a formé de nombreux hauts fonctionnaires, interprètes, patriarches et membres du clergé.

Elle subit les conséquences de l’exode des chrétiens d’Orient, qui touche aussi les derniers Grecs de Turquie.

Tusk le belliciste : « C’est notre guerre »

Donald Tusk à l’ouverture du Forum de Varsovie sur la sécurité :

« Cette guerre [d’Ukraine] est aussi notre guerre. Nous entendons souvent des voix qui disent que ce n’est pas notre guerre, que ça ne devrait pas nous intéresser, qu’ils devraient régler leurs différends entre eux, que nous ne devrions y sacrifier ni notre temps, ni notre argent, ni la vie de nos soldats. Il ne s’agit pas d’aimer ou non l’Ukraine. Ce n’est pas qu’une question de solidarité, c’est une question de sécurité et de survie de toute la civilisation occidentale. C’est notre guerre car cette guerre d’Ukraine n’est qu’une partie d’un projet sinistre : comment asservir les nations ? Comment priver les individus de leur liberté ? Comment faire pour que les autoritarismes, les despotismes, la cruauté et la négation des droits de l’Homme triomphent ? Par conséquent, que cela plaise ou non : c’est notre guerre. Non seulement en raison de notre solidarité pour ceux qui sont attaqués mais aussi en raison de notre intérêt fondamental. Si nous perdons cette guerre, et nous devons parler à la première personne, les conséquences de cette défaite affecteront non seulement notre génération mais également les génération futures, en Pologne, dans toute l’Europe, aux Etats-Unis, partout dans le monde. Ne nous faisons pas d’illusions à ce sujet. »

On notera l’inversion accusatoire : « Comment asservir les nations ? Comment priver les individus de leur liberté ? » C’est un européiste extrémiste, ancien président du PPE et président du Conseil européen, énervé d’être très minoritaire dans son pays (comme Macron, Merz et Starmer…) qui accuse quelqu’un qu’il n’a même pas le courage de citer, de faire ce que fait Bruxelles. Faire la guerre pour rester au pouvoir, comme Zelensky ?

La langue de l’Ukraine

Nouvelle déclaration intéressante d’Olena Ivanovska, « commissaire à la protection de la langue d’Etat » :

« En 2022, nous étions tous en état d’alerte : nous écoutions attentivement les discours de chacun, car le russe était associé à l’agresseur. À l’époque, les gens avaient honte de parler publiquement la langue de l’agresseur. Aujourd’hui, la psychologie humaine qui consiste à s’habituer à la guerre a pris le dessus. Et une partie de la société revient progressivement aux anciennes pratiques linguistiques. C’est une tendance dangereuse. Cela dit, la violence ou les méthodes brutales dans ce domaine sont inacceptables : nous aspirons à une Europe où le choix conscient est fondamental. Je vois donc deux voies principales : l’éducation et l’exemple. »

La voie qui consiste à laisser tout simplement les gens parler leur langue maternelle, ça c’est évidemment impensable…

Les missiles Patriot

Zelensky s’est vanté d’avoir reçu il y a un mois un système Patriot depuis Israël. Il n’a pas dit si c’était un cadeau où s’il l’avait acheté avec notre argent. Mais voici ce qui est apparemment un missile Patriot lancé au-dessus de Kiev pour intercepter un missile russe. On voit clairement le missile américain rater son envol et s’abattre sur la ville.