Le « Slava Ukraini » de Bartholomée

Selon le le média grec Romphea, de nombreux Grecs ont réagi très négativement au fait que le patriarche de Constantinople ait brandi son bâton patriarcal et prononcé la phrase « Gloire à l’Ukraine ! » en rencontrant Zelensky à New York, car ils l’associent au passé nazi et aux crimes commis par les collaborateurs des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon Romfea, cette scène « a choqué la société grecque : au lieu de soutenir les chrétiens orthodoxes persécutés et tués au Proche-Orient, ou de condamner la persécution de l’Église orthodoxe ukrainienne canonique et de son clergé, le patriarche a préféré mettre en avant les Tatars de Crimée musulmans, ennemis historiques de l’hellénisme et alliés du régime de Zelensky. ».

« Les commentateurs grecs ont souligné que le rôle du patriarche n’est pas d’agir en tant que “propagandiste” ou de reproduire des slogans qui divisent la société, mais d’assurer la direction spirituelle du monde orthodoxe. »

« Le revirement du Phanar en faveur du régime de Zelensky, son silence face aux persécutions des orthodoxes canoniques en Ukraine et son rapprochement avec des groupes hostiles à l’hellénisme creusent un fossé de plus en plus grand entre le Patriarcat et son propre troupeau. »

Volte-face ?

Les gazettes titrent toutes, ou presque, sur la « volte-face » de Trump concernant l’Ukraine. A cause de ce qu’il a publié hier soir sur son réseau social. Comme s’il n’était pas coutumier du fait d’attirer l’attention par des déclarations tonitruantes à géométrie variable.

En réalité, si l’on ne se laisse pas prendre par l’affirmation saugrenue que l’Ukraine peut non seulement reconquérir tout son territoire mais aller « au-delà », on remarque que ce texte exprime très clairement le fait que Trump tire l’échelle et le rideau et a décidé de ne plus s’occuper de l’Ukraine (du moins jusqu’à la prochaine fois…).

Car si selon lui l’Ukraine peut récupérer ses territoires, face à une Russie tout-à-coup exsangue, ce sera uniquement grâce à l’aide des Européens. Débrouillez-vous entre vous.

Il est très remarquable que dans son discours de 56 minutes à l’ONU, Trump n’a parlé que pendant 3 minutes de l’Ukraine. Il est tout aussi remarquable que dans la longue liste des « temps forts » de son allocution publiés sur le site de la Maison Blanche ne figurent ni le mot Ukraine ni le mot Russie.

Et sa porte-parole Karoline Leavitt a insisté que dans le cadre de l’America First les Etats-Unis vendent des armes aux pays de l’OTAN et qu’ils en font ce qu’ils veulent.

Il n’est pas anodin non plus que les Etats-Unis ont refusé de se joindre à la déclaration de l’Ukraine et de l’UE condamnant la Russie, et qu’il n’y avait aucun représentant des Etats-Unis lors de la présentation de cette déclaration par le ministre ukrainien des Affaires étrangères.

On a remarqué aussi que Melania a refusé une rencontre publique avec la femme de Zelensky, malgré ses demandes réitérées. Ce n’est pas une rumeur, c’est ce qu’a déclaré Marc Beckman, conseiller de la femme de Trump : « En réalité, Mme Zelenskaya a contacté Melania à plusieurs reprises afin d’organiser une rencontre, mais aucune réunion bilatérale n’est prévue. Il n’y a rien d’officiel. Notre première dame étant très polie, elle va la saluer aujourd’hui, mais aucune conversation approfondie ni aucune réunion ne sont prévues. »

Parmi les rares médias qui ne sont pas tombés dans le panneau, il y a le Telegraph britannique : « Ce qui, à première vue, peut sembler être un revirement spectaculaire pourrait en réalité être une mauvaise nouvelle pour Volodymyr Zelensky… Au lieu de promettre un nouveau soutien à l’Ukraine ou d’intensifier les actions contre la Russie, Trump semble tout confier à l’Europe et à l’OTAN .» Trump « se lave les mains » de la guerre en Ukraine. « Il n’y a aucune indication d’un soutien supplémentaire à l’Ukraine ou d’une punition supplémentaire pour Moscou. Son seul engagement est de continuer à vendre des armes aux alliés. Cela ne changera probablement pas la donne. »

La persécution en Ukraine

Une nouvelle audience avait lieu hier dans le procès contre le métropolite Longin, abbé du monastère de Banchen, titulaire de cinq décorations ukrainiennes pour son travail auprès des orphelins.

Lors d’une suspension, il a déclaré que les autorités avaient l’intention de fermer le foyer, qui accueille près de 300 enfants. Le 12 août dernier, le tribunal lui avait interdit de s’occuper des enfants tant que le procès était en cours. Mais le monastère continuait de s’en occuper. Maintenant le foyer doit être fermé. « Nous avons 122 enfants handicapés, 50 enfants épileptiques, beaucoup sont cloués au lit. Le ministre est venu et a dit : « Liquidation ! » Vous voulez jeter ces enfants à la rue ? » Le métropolite a appelé les autorités à prêter attention aux besoins des enfants et à ne pas fermer l’établissement : « Allez plutôt nourrir les enfants, achetez des médicaments pour les malades. »

Il a dit aussi à l’intention de ses persécuteurs : « Ne mettez pas Dieu en colère. Vous avez voté pour détruire mon Église, c’est un péché grave. Vous êtes les petits-enfants de Khrouchtchev, les héritiers spirituels des communistes. Ils ont fermé les monastères, tué des milliers de moines et de prêtres, et vous suivez leur voie. Nous devons tenir bon jusqu’au bout, défendre la vraie foi et ne pas la trahir, quoi qu’il arrive. L’Ukraine se couvre de honte aux yeux du monde entier lorsqu’elle enfonce les portes des églises et emprisonne les chrétiens. Le métropolite Arsène est détenu depuis deux ans sans procès ni enquête, sans avoir commis aucun crime. Est-ce là notre Ukraine ? »

Puis l’audience a repris, et elle a dû être interrompue parce que le métropolite Longin a fait un malaise.

(Rappel : le métropolite Arsène est le père abbé du grand monastère de Sviatogorsk. Il est emprisonné sans jugement pour avoir dit dans un sermon qu’il y avait un barrage militaire à tel endroit qui rendait difficile l’accès au monastère. Sermon mis en ligne après la fin du barrage.)

Moldavie

Maia Sandu a fait une déclaration solennelle à la télévision :

« Chers concitoyens, le danger est grand, mais notre force doit être encore plus grande. Soyons dignes de notre Moldavie. Ne la vendons pas à des voleurs et ne permettons pas à d’autres de la vendre. Dimanche, montrons à tous que la Moldavie n’est pas un bout de terre que l’on peut vendre ou acheter pour trois pièces d’argent, mais notre patrie sacrée. »

Normalement, le prix de la trahison, c’est 30 pièces d’argent, mais la Moldavie est tellement pauvre que trois suffisent bien.

Et elle a averti que « la victoire des forces pro-russes menacerait la souveraineté du pays et pourrait ouvrir la voie à une invasion russe de la région d’Odessa ». Sic. Elle a donc exhorté les Moldaves de la diaspora (celle qui est en Europe occidentale, évidemment, qui a permis sa réélection, pas celle de Russie) à voter en masse pour son parti.

Avant cette déclaration, elle a fait perquisitionner 250 maisons et arrêter 74 personnes, accusées d’avoir été payées par les Russes pour aller s’entraîner en Serbie et provoquer des émeutes après les élections…

Le chef du parti Șor et de la coalition Victoire est réfugié en Russie. Evguenia Gutsul, gouverneur de Gagaouzie et personnalité de la même coalition, est toujours en prison (pour irrégularité de comptes de campagne…).

Les troupes de l’OTAN veillent à la bonne marche de la démocratie à sens unique. Ci-dessous une photo de soldats français, prise dans une station-service à 70 km de la Transnistrie. (La Moldavie est théoriquement un Etat neutre qui ne fait partie de l’OTAN.)

Depuis trois ans les soldats de l’OTAN sont partout et indisposent de plus en plus la population. Il n’est pas exclu que la Sandu en fasse trop et que ses concitoyens utilisent mal leur bulletin de vote. Ce serait au grand dam de Macron, Merz et Tusk qui sont allés il y a trois semaines à Chisinau faire de la non-ingérence active au nom de l’UE…

*

Exemple de la folie européiste russophobe, Siegfried Mureșan, député européen de Roumanie, PPE :

« Si la Moldavie gagne, l’Europe gagne. Si la Moldavie perd, nous perdons tous.

Dimanche, les Moldaves votent non seulement pour leur pays, mais pour la sécurité de toute l’UE. »

Leila Huissoud chante à l’église

Le 27 juillet dernier, Le Pays Roannais titrait sur Leila Huissoud qui a « enchanté les spectateurs présents à l’église de Marols » dans la Loire. Avec notamment une chanson intitulée « La vieille ». La donzelle se prend pour Brassens. Mais Brassens n’aurait jamais chanté cela dans une église. En outre la chanson n’est pas d’elle, elle a été écrite par l’ignoble Patrick Font en 1983.

Voici ce que les chaisières de Marols étaient enchantées d’entendre dans leur église (la vidéo est ici) :

J’ai pas besoin de vous dit-elle au médecin
En élevant vers lui son troisième verre de vin
Tandis que les vieillards autour de la pendule
Chantaient à quatre voix La grosse bite à Dudule
Et l’on vit ce spectacle ô combien ravissant
De 80 gâteux quittant l’établissement
Afin de ratisser les hospices du pays
Arrachant à la mort des moribonds surpris

J’ai pas besoin de vous, dit-elle au curé
Qui au chevet d’un vieux s’esquintait à prier
Vous voyez bien que ce cadavre n’est pas mort
S’il ne respire plus par contre il bande encore
Un petit coup de branlette le remettra sur pattes
Comme un coup de manivelle sur une vieille Juva 4
Le prêtre révulsé tombait les bras en croix
Il respirait encore, mais il ne bandait pas

Ce n’est pas la première fois que Leila Huissoud chante dans une église. Ni la dernière, puisqu’elle est programmée par exemple en juin 2026 à l’église Saint-Maurice de Lille, qui est l’église gothique du centre historique de la ville.

En Russie elle serait en prison. En France elle est bénie par l’Eglise.

Voici ce qu’elle écrit, elle, et il n’y a personne pour corriger ses fautes ni lui dire d’apprendre le français avant de se prendre pour Brassens :

La Fontaine était zoophile et Molière exilé fiscale
Quand les littéraires nous enfilent on sent mieux passé la morale
Maintenant plus besoin de subterfuge
Plus de fourmis et plus d’avare
Les cigales chantent le déluge mais n’engueule jamais l’arrosoir