Liberté d’expression

Dix Français ont été condamnés à des amendes de 3.000 € (dont du sursis pour 8 d’entre eux) pour avoir écrit ce que des millions de Français ont pensé de la « performance » d’Aya Nakamura à l’ouverture des JO.

Toutefois, pourchassés par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (rien de moins), et un procureur qui demandait des peines de prison, ils ont été seulement condamnés pour « injure aggravée » et non pour « provocation à la haine ».

J’ai beau relire les propos sanctionnés, je ne vois pas l’injure, mais une réelle argumentation. Il faut savoir cependant que c’est aujourd’hui interdit en France.

Chrystia Freeland va s’occuper de l’Ukraine

De Maria Zakharova :

Dans le panoptique politique canadien, le gouvernement réalise des acrobaties qui rendraient jaloux même le Cirque du Soleil ! Chrystia Freeland, célèbre russophobe et petite-fille du collaborateur nazi Mykhailo Khomiak, supervisera désormais le « vecteur ukrainien » en tant qu’envoyée spéciale. Et pourquoi pas ! En tant que vice-Première ministre et ministre des Finances du Canada, elle a démissionné le jour même où elle devait présenter le nouveau budget du pays, en plein milieu d’un déficit de plusieurs milliards de dollars. Elle n’a pas non plus réussi à trouver sa place dans le gouvernement de Mark Carney en tant que ministre des Transports, et elle a donc également fui ce navire en perdition. Avec de tels « envoyés spéciaux » ayant des racines familiales banderistes-OUN, rien de bon ne peut en sortir. Il est clair qu’avec sa participation active à ce dossier, la crise de « l’Ukraine indépendante » ne peut que s’aggraver.

Le Devoir racontait hier :

Chrystia Freeland a quitté mardi matin son poste de ministre des Transports et du Commerce intérieur du Canada, sans le dire aux journalistes qui la bombardaient de questions au sortir d’une réunion avec le premier ministre Mark Carney.

Elle a annoncé sur ses réseaux sociaux quelques minutes plus tard que « le moment est venu pour [elle] de céder sa place à d’autres et de [se] lancer vers de nouveaux défis ».

Ces « nouveaux défis » consistent en un poste, aux responsabilités vagues, de « représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine ».

(…)

Mme Freeland est sortie en trombe de la salle de réunion du cabinet sur l’heure du midi, mardi, tout sourire et accompagnée du premier ministre, qui gesticulait comme s’il racontait une blague. Ils sont passés juste devant les représentants des médias, massés dans un couloir de l’édifice de l’Ouest du Parlement. Ils n’ont répondu à aucune question.

Le premier ministre a attendu le début de l’après-midi pour confirmer que l’ex-vice-première ministre deviendrait sa représentante spéciale pour la reconstruction de l’Ukraine. Ce poste doit la conduire à travailler avec des leaders ukrainiens et la communauté ukrainienne du Canada, dont elle fait partie.

Chrystia Freeland tenant la banderole « Gloire à l’Ukraine » aux couleurs du drapeau de Bandera (le slogan complet était « Slava Hitlerovi, Slava Ukraini ») lors d’une manifestation pour l’Ukraine.

Des enfants soldats : en Lituanie

Le ministre lituanien de la Défense Tomas Godliauskas a inauguré la première des neuf écoles où l’on va enseigner aux enfants dès 10 ans le pilotage, l’assemblage et la programmation de drones. « Il s’agit de développer des capacités de défense militaire, un objectif que la Lituanie prend très au sérieux, en raison de sa proximité avec la Russie et la Biélorussie », a-t-il dit.

L’importance majeure prise par les drones lors de la guerre en Ukraine fait que les ateliers d’assemblage et de pilotage de drones sont devenus des cibles prioritaires. Et les Russes sont devenus experts pour identifier les bâtiments qui cachent ces ateliers. Autrement dit, en cas de guerre (ce qui heureusement ne peut arriver que dans les cerveaux baltes malades, sauf si ces malades décident d’attaquer), les mères lituaniennes pourront pleurer leurs enfants morts au front à 10 ans…

D’autre part la Lituanie va dépenser 1,1 milliard d’euros pour renforcer sa frontière, notamment par des mines antichars. Le rideau de fer ne suffit pas…

*

Les Estoniens poursuivent leur délire russophobe. Ils ont commencé à creuser un fossé antichar de 40 km de long sur leur frontière avec la Russie, muni de dents de dragon et de barbelés. « Afin de stopper l’ennemi », dit sans rire un porte-parole de l’armée.

Ils sont aussi en train d’installer « près de 600 bunkers », et vont construire « deux bases fortes », au nord et au sud, « comprenant jusqu’à 14 bunkers ».

(L’armée estonienne, c’est un peu plus de 3.000 fantassins. La marine a une frégate, l’armée de l’air n’a aucun avion de combat.)

Comme d’habitude

Un toit endommagé dans la région de Lublin a été le seul dégât occasionné par les 17 « drones russes » tombés en Pologne dans la nuit du 9 au 10 septembre.

Le quotidien polonais « de référence » Rzeczpospolita, qui reconnaît que les drones étaient des leurres, cite une source qui affirme :

« Il s’agissait d’un missile air-air AIM-120 AMRAAM provenant de notre F-16, qui a connu un dysfonctionnement du système de guidage en vol et n’a pas fonctionné. Heureusement, il ne s’est pas armé et n’a pas explosé, car les dispositifs de sécurité du détonateur ont fonctionné. »

Le missile de 3 mètres, 150 kg, s’est donc abattu sur la maison.

Le procureur en charge de l’enquête parle depuis le début d’un « objet non identifié », et non d’un drone, mais attend les conclusions de l’expert pour préciser davantage.

S’il s’avère que c’est un missile polonais qui a occasionné les seuls dégâts, on se retrouve dans une situation très courante en Ukraine, quand la propagande hurle que les Russes ont bombardé une habitation alors que les photos montrent que c’est un de leurs missiles qui a raté sa cible.