Le jugement politique

La condamnation de Marine Le Pen n’est pas seulement de nature politique, elle est un acte de militantisme politique. En témoigne éloquemment ce seul extrait :

L’atteinte aux intérêts de l’Union européenne revêt une gravité particulière dans la mesure où elle est portée, non sans un certain cynisme mais avec détermination, par un parti politique qui revendique son opposition aux institutions européennes.

On est donc disqualifié d’emblée si l’on s’oppose aux institutions européennes, et l’on est « cynique » si l’on défend ses idées d’organisation de l’Europe dans les tribunes européennes. On peut difficilement être plus loin du droit, et de ce qu’on appelait naguère la démocratie…

Gouverner par la peur

Quelques jours après l’annonce que le secrétariat général de la Défense prépare un livret pour expliquer à la population quoi faire en cas de conflit armé, la Commission européenne exhorte les familles à constituer un kit de survie de trois jours au cas où une crise frapperait leur pays. Et ce n’est que l’une des…. trente actions clés définies par le Commission, qui devront être mises en œuvre au cours des deux prochaines années…

Et l’on étudie même « la faisabilité d’une loi européenne sur la préparation », qui permettrait de rendre toutes les lubies phobiques de la Commission obligatoires.

La sidération est complète ?

Hier, Sophie Primas, la porte-parole du gouvernement, a déclaré que la préparation du budget 2026 « est un cauchemar », et que pour tenter de réduire le déficit « chacun sera mis à contribution ».

Le soir même, Macron annonce qu’il va envoyer encore 2 milliards dans le trou ukrainien.

Personne ne paraît voir la contradiction. Ubu règne sans partage.

Exit l’abbé Corbillé

La municipalité de Bouvron, entre Nantes et Redon, a décidé de changer le nom de la place de l’Abbé Corbillé.

Soi-disant pour respecter la laïcité. Comme si la laïcité, même laïcarde, empêchait de donner à une place le nom d’un prêtre qui a marqué la commune. Or celui-là fut le premier maire de Bouvron.

Mais il fut aussi prêtre réfractaire, et pour cela fusillé par la Terreur contre le mur de l’Eglise.

Et c’est bien sûr pour cette raison que la municipalité « écologiste » veut changer le nom de la place : le nom de l’abbé Corbillé sonne comme une condamnation de la Terreur républicaine, il faut effacer cela de notre mémoire. Car la mémoire républicaine et écologique est très sélective…