Gouverner par la peur

Quelques jours après l’annonce que le secrétariat général de la Défense prépare un livret pour expliquer à la population quoi faire en cas de conflit armé, la Commission européenne exhorte les familles à constituer un kit de survie de trois jours au cas où une crise frapperait leur pays. Et ce n’est que l’une des…. trente actions clés définies par le Commission, qui devront être mises en œuvre au cours des deux prochaines années…

Et l’on étudie même « la faisabilité d’une loi européenne sur la préparation », qui permettrait de rendre toutes les lubies phobiques de la Commission obligatoires.

La sidération est complète ?

Hier, Sophie Primas, la porte-parole du gouvernement, a déclaré que la préparation du budget 2026 « est un cauchemar », et que pour tenter de réduire le déficit « chacun sera mis à contribution ».

Le soir même, Macron annonce qu’il va envoyer encore 2 milliards dans le trou ukrainien.

Personne ne paraît voir la contradiction. Ubu règne sans partage.

Exit l’abbé Corbillé

La municipalité de Bouvron, entre Nantes et Redon, a décidé de changer le nom de la place de l’Abbé Corbillé.

Soi-disant pour respecter la laïcité. Comme si la laïcité, même laïcarde, empêchait de donner à une place le nom d’un prêtre qui a marqué la commune. Or celui-là fut le premier maire de Bouvron.

Mais il fut aussi prêtre réfractaire, et pour cela fusillé par la Terreur contre le mur de l’Eglise.

Et c’est bien sûr pour cette raison que la municipalité « écologiste » veut changer le nom de la place : le nom de l’abbé Corbillé sonne comme une condamnation de la Terreur républicaine, il faut effacer cela de notre mémoire. Car la mémoire républicaine et écologique est très sélective…

La France Bornée

Deux jours après que Donald Trump a mis un coup d’arrêt spectaculaire à la dictature de l’idéologie du genre aux Etats-Unis, notre ministre de l’« Education » a déclaré : « L’éducation à la vie affective, relationnelle, relationnelle et à la sexualité est absolument indispensable. » Le mot « genre » ne se trouve pas dans la citation, mais il se trouve bel et bien dans le projet de programme qui va être présenté mercredi prochain au Conseil supérieur de l’Education.

L’humanité a vécu jusqu’à présent sans ce programme, mais il est subitement devenu « indispensable ». Il ne suffisait pas que les lobbies LGBT aillent librement faire leur propagande dans les écoles (depuis Luc Chatel, sous Sarkozy, en 2010), il est « indispensable » que cette idéologie antihumaine soit enseignée par le corps professoral. Puisque officiellement l’idéologie du genre « n’existe pas », selon le dogme promulgué naguère par Najat Belkacem au moment où se multipliaient les études universitaires sur le sujet, le mot « genre » ne figure pas dans l’intitulé, et on a revu le texte pour qu’il y soit moins voyant.

Ainsi, l’expression « identité de genre » y figure sept fois, contre plus de 15 dans les précédentes moutures, et elle n’apparaît qu’en classe de seconde. Mais la notion de « genre » distinguée de celle de « sexe biologique » (précisément ce qui est désormais interdit au niveau fédéral aux Etats-Unis) se trouve dès la classe de cinquième : les ignobles pourrisseurs savent ce qu’ils font : c’est au moment parfois fragile de la puberté qu’il faut tenter de semer le trouble dans les esprits.