Bayrou et le lundi de Pâques

Parmi les projets d’économies de Bayrou, la suppression du lundi de Pâques férié :

« Je propose donc que deux jours fériés soient supprimés pour tout le pays. Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d’autres idées, le lundi de Pâques, qui n’a aucune signification religieuse, et le 8 mai, dans un mois de mai devenu un véritable gruyère. »

Le lundi de Pâques, qui n’a aucune signification religieuse… C’est un Premier ministre catholique pratiquant qui dit cela…

Il est vrai que Rome dans sa néo-« liturgie » a supprimé le lundi de Pentecôte, qui n’a donc plus « aucune signification religieuse », selon les impies de notre temps, mais Rome n’a pas encore supprimé le lundi de Pâques, qui est le deuxième jour dans l’Octave de Pâques, avec un formulaire liturgique propre.

La fabrique de la psychose

Emmanuel Macron, qui passe son temps à faire le tour des capitales pour alerter sur l’éminent et imminent risque russe, appeler à aider l’Ukraine, et demander un renforcement militaire de l’Europe, fait savoir qu’il prononcera dimanche, veille du 14 juillet, un discours « avec des annonces très importantes, pour tirer les conclusions de l’état des menaces ».

Le fantasme prend des proportions vraiment pathologiques.

Et pour renforcer encore la psychose, ou la tentative de provoquer la psychose (juste pour tenter de faire oublier les vrais et graves problèmes, dont ceux qui ont été provoqués par les sanctions psychotiques contre la Russie), il a envoyé le chef d’état-major des armées, le général Burkhard, faire une conférence de presse. Le chef de la grande muette parle, exceptionnellement, parce que les Français doivent savoir que la situation est exceptionnellement grave.

Voici quelques échantillons des délires du général Burckhard :

La Russie a désigné la France comme son premier adversaire en Europe.

La Russie possède tous les attributs d’un État totalitaire : une capacité de décision centralisée, un conditionnement de la population.

Il s’agit d’une menace durable proche et dimensionnante (sic). À l’horizon 2030, la Russie constituera une vraie menace à nos frontières.

L’objectif de Poutine est d’affaiblir l’Europe et démanteler l’OTAN.

La guerre est déjà là en Europe.

La dictature républicaine ?

J’avoue que je n’ai d’abord pas prêté attention à la proposition de loi que dénonçait notamment Florian Philippot, pensant qu’il exagérait, et que de toute façon cela devait émaner d’un obscur député gauchiste et que c’était donc sans véritable importance. Mais, avec le Salon Beige, je découvre que la proposition de loi émane d’un député du groupe « Droite républicaine » (LR et associés), et qu’elle est cosignée par 20 autres députés, dont Laurent Wauquiez le président du groupe.

Cette proposition de loi vise « à interdire et sanctionner les contenus et discours à caractère anti-républicain ». En clair, selon l’exposé des motifs, elle vise les islamistes : les « associations culturelles ou religieuses, qui véhiculent une vision communautariste incompatible avec l’unité de la nation et qui prône parfois même l’instauration de la charia », « certains relais médiatiques et lieux de culte, utilisés pour diffuser des prêches ou publications invitant à la sédition contre les lois républicaines ».

Mais comme elle ne peut pas cibler l’islam en tant que tel, sa formulation est très générale, et si cette loi était votée elle interdirait, sous peine d’amende et de prison, toute critique de la République, notamment de son laïcisme, et toute promotion d’un autre régime. Bref il serait par exemple interdit d’être royaliste, mais aussi de critiquer les « valeurs républicaines », et l’on sait que parmi elles figurent d’abord le droit à l’avortement et le culte LGBT.

La France extrémiste LGBT

La France a donc atteint le degré extrême de la pourriture LGBT, et de façon officielle. Ce qui n’est pas étonnant dans un pays qui inscrit dans sa Constitution le droit de tuer les bébés.

C’est la « Défenseure des droits », Claire Hédon, qui dénonce « l’ampleur des discriminations » visant partout, dans tous les domaines, les prétendues « personnes transgenres ». Et il faut que ça change. Elle « entend réaffirmer l’importance du respect de l’identité de genre et rappeler le droit applicable ».

Respecter la soi-disant identité de genre, cela veut dire concrètement :

— Dans les fichiers des entreprises et de l’administration, on doit utiliser le mot « Monsieur » ou « Madame » que veut la personne, indépendamment de son sexe, ou supprimer cette mention.

— Les procédures de changement de prénom et de « sexe » à l’état civil doivent être « déjudiciarisées, déclaratoires, accessibles et rapides ».

— Les mineurs doivent également pouvoir bénéficier de cette procédure.

— Il faut mettre fin aux « exigences déraisonnables » auxquelles sont confrontées les personnes prétendument transgenres dans leur parcours de soins. Un gynécologue ne pourra plus refuser d’examiner un homme qui se prétend femme.

— Les fédérations sportives ne doivent plus refuser de faire concourir des « personnes transgenres » : les hommes qui se disent femmes peuvent participer à toutes les compétitions féminines.

— Les « personnes transgenres » condamnées à des peines de prison doivent être incarcérées dans la prison correspondant à leur genre : les hommes qui se disent femmes doivent être mis dans une prison pour femmes. La « Défenseure des droits » ne précise pas si elle fournit les préservatifs aux femmes qui vont être violées.

La France est devenue véritablement immonde.