La France Bornée

Deux jours après que Donald Trump a mis un coup d’arrêt spectaculaire à la dictature de l’idéologie du genre aux Etats-Unis, notre ministre de l’« Education » a déclaré : « L’éducation à la vie affective, relationnelle, relationnelle et à la sexualité est absolument indispensable. » Le mot « genre » ne se trouve pas dans la citation, mais il se trouve bel et bien dans le projet de programme qui va être présenté mercredi prochain au Conseil supérieur de l’Education.

L’humanité a vécu jusqu’à présent sans ce programme, mais il est subitement devenu « indispensable ». Il ne suffisait pas que les lobbies LGBT aillent librement faire leur propagande dans les écoles (depuis Luc Chatel, sous Sarkozy, en 2010), il est « indispensable » que cette idéologie antihumaine soit enseignée par le corps professoral. Puisque officiellement l’idéologie du genre « n’existe pas », selon le dogme promulgué naguère par Najat Belkacem au moment où se multipliaient les études universitaires sur le sujet, le mot « genre » ne figure pas dans l’intitulé, et on a revu le texte pour qu’il y soit moins voyant.

Ainsi, l’expression « identité de genre » y figure sept fois, contre plus de 15 dans les précédentes moutures, et elle n’apparaît qu’en classe de seconde. Mais la notion de « genre » distinguée de celle de « sexe biologique » (précisément ce qui est désormais interdit au niveau fédéral aux Etats-Unis) se trouve dès la classe de cinquième : les ignobles pourrisseurs savent ce qu’ils font : c’est au moment parfois fragile de la puberté qu’il faut tenter de semer le trouble dans les esprits.

Le fromage trop fait

En 2020, Macron avait créé un « Haut-commissariat au plan », et avait nommé « haut-commissaire » François Bayrou. Mais comme il n’y a plus de « plan » depuis la fin du siècle dernier, il était évident que ce poste visait uniquement à remercier Bayrou pour son soutien dans les campagnes électorales, et à lui donner un lot de consolation après qu’il fut obligé de démissionner de son poste de ministre de la Justice un mois après sa prise de fonction.

Aujourd’hui François Bayrou est Premier ministre, et, comme par hasard, on découvre que le Haut-commissariat au Plan ne sert à rien, et des sénateurs – y compris centristes – demandent sa suppression…

Addendum.

Le Sénat a voté la suppression du haut-commissariat.

Groenland

Notre ridicule ministrouille des Affaires étrangères s’emporte contre Donald Trump qui dit vouloir annexer le Groenland :

« Le Groenland est un territoire de l’Union européenne. Il n’est pas question que l’UE laisse d’autres nations du monde quelles qu’elles soient s’en prendre à ses frontières souveraines. »

Notre ridicule ministrouille des Affaires étrangères ne sait donc même pas que le Groenland ne fait pas partie de l’UE. Il a fait partie de la Communauté européenne en 1973, et s’en est retiré en 1985 suite à un référendum. Il y a certes de nombreux accords entre le Groenland et l’UE, mais précisément ce sont des accords, entre deux partenaires.

Quant au Danemark, dont dépend le Groenland (qui a un statut d’autonomie renforcée), il fait à peine partie de l’UE, en raison de ses diverses « options de retrait », particulièrement en l’occurrence de la « politique de sécurité et de défense commune ». Les soi-disant « frontières souveraines de l’UE », il ne sait pas ce que c’est.

*

Donald Trump s’amuse à multiplier les déclarations tonitruantes avant son retour à la Maison Blanche, bien secondé par un Elon Musk débridé. Mais quand il souligne l’importance stratégique et économique que représentent le Canada et le Groenland pour les Etats-Unis, il ne parle pas pour ne rien dire. L’Arctique est un enjeu considérable, et les Russes multiplient leurs activités dans cette région (où ils produisent notamment un quart du gaz mondial), avec un plan ambitieux qui court jusqu’en 2035. La carte ci-dessous est très parlante. Les Etats-Unis contrôlent, par l’Alaska, la petite partie violette. Le Canada la partie rouge, le Groenland la partie jaune. Les Etats-Unis peuvent donc faire presque jeu égal avec la Russie en annexant le Canada et le Groenland.

*

Enfin, pour rire, mais ce n’est pas sans signification : il y a une base militaire américaine au Groenland, avec 150 hommes ; les forces armées groenlandaise, c’est 90 garde-côtes… Donc les Etats-Unis occupent déjà militairement le Groenland… Sans compter le fils Trump qui vient d’y passer quelques jours et de publier des vidéos de jeunes Groenlandais trumpistes…

Une autre réponse géorgienne

L’ambassadrice de France en Géorgie a relayé sur X le propos de Macron contre la Géorgie :

« Comme Emmanuel Macron fait du soutien à la démocratie et aux combattants de la liberté une priorité de notre politique étrangère, il salue le courage des manifestants et de S. Zourabichvili en Géorgie et souligne que de nouvelles élections pourraient permettre de sortir de la crise politique. »

Le Président du Parlement Chalva Papouachvili a excellemment répondu :

« Ce n’est pas que j’aie l’intention d’interférer dans la politique intérieure française, mais, compte tenu du fait que 61% des Français sont en faveur de la démission du Président Macron et que 50% veulent la dissolution de l’Assemblée nationale, de nouvelles élections pourraient être un bon moyen de sortir de la crise politique. »

Leur dictature

Il faut protéger la « démocratie » (l’oligarchie en place) contre ceux qui votent mal. Et c’est une commission internationale qui va le faire dans les nations de l’UE, avec une autorité supranationale. Une autorité supranationale va protéger la liberté à l’intérieur des nations… Le Parlement européen n’a évidemment pas le pouvoir de créer une telle instance (ni d’ailleurs rien du tout), mais la démarche est significative de la volonté totalitaire de ces minables pions de la dictature européiste, qui insultent tranquillement les citoyens géorgiens, moldaves et roumains…. Et français, etc.