Au Parlement allemand

Hier au Parlement de Berlin s’est déroulée la deuxième Conférence politique des droits de l’homme queer, organisée par le SPD, avec des invités d’un peu partout (dont une « envoyée spéciale » du gouvernement américain, les ambassadeurs du Mexique et de Malte, etc.), et un mot de bienvenue du chancelier Olaf Scholz.

Interlude « culturel » (sic) :

Avec Scholz au premier rang :

Car ce sont les valeurs de l’Europe.

La France à vau-l’eau

« Le statut de la France comme l’un des marchés obligataires les plus sûrs d’Europe risque de disparaître », disait hier Bloomberg.

La veille, le taux d’emprunt à dix ans de la France sur le marché obligataire a dépassé celui de l’Espagne (dont le PIB est la moitié de celui de la France).

Mais surtout, le taux d’emprunt sur cinq ans de la France a dépassé celui de la Grèce (2,48% contre 2,40%)… Et en ce qui concerne les taux à dix ans : « La Grèce a fait faillite en 2012, mais 12 ans plus tard, l’écart entre les taux d’emprunt français et grec n’est plus que de 0,16 point de pourcentage », souligne La Tribune.

« Je ne peux pas suivre l’argument selon lequel la France fait toujours partie du « noyau », ce n’est clairement pas le cas », dit à Bloomberg Moritz Kraemer, économiste en chef de la banque allemande LBBW, ancien analyste principal des notations chez S&P Global Ratings. « Pas aux yeux des marchés, pas aux yeux des agences de notation, et pas à mes yeux non plus. »

Antoine Armand déjà grotesque

Dimanche soir :

« Je veux saluer l’action de Bruno Le Maire… Je mesure la chance d’hériter d’un tel bilan. »

Mardi matin :

« On a un des pires déficits de notre histoire. Donc sur ce plan-là, la situation est grave. »

Juste après ce propos, il annonce qu’il est ouvert à collaborer avec tous les partis, « pour peu qu’ils soient dans l’arc républicain »… : « Ça veut dire que le Rassemblement national, face auquel nous avons fait un front républicain, n’y appartient pas. Il faut être clair là-dessus ».

Mardi après-midi :

Communiqué de Bercy : « Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie recevra l’ensemble des représentants des groupes parlementaires. »

Le nouveau gouvernement

Bruno Retailleau était le bras droit de Philippe de Villiers en politique, au spectacle du Puy du Fou, à la radio libre Alouette. Peu à peu il a dérivé vers la politicaillerie jusqu’à devenir sénateur très politiquement correct. Aujourd’hui titulaire d’un ministère « régalien » (où il fera ce que Macron lui dira de faire), il reçoit pleinement la récompense de ses reniements.

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Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, a travaillé au Hudson Institute entre 2016 et 2019, puis il est devenu directeur pour l’Europe de l’Atlantic Council entre 2019 et 2022, où il a été rémunéré près de 450.000 € pour travailler à l’asservissement de l’Europe aux Etats-Unis.

Il quitte l’Atlantic Council pour devenir député macroniste. A l’Assemblée il faisait partie du « groupe amitié France-Israël », appelant personnellement à ne pas faire de pause dans le génocide palestinien, et du « groupe amitié France-Ukraine », soulignant personnellement « la nécessité pour l’Ukraine de se doter de missiles de longue portée capables de frapper le sol russe ».

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Le secrétaire d’Etat chargé de la francophonie s’appelle Mohamed, celui chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations s’appelle Othman, et bien sûr le ministre de la Culture s’appelle toujours Rachida. En ajoutant que pour l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est Salima.