Léon XIV sans surprise

Le site Crux de John Allen publie une longue interview de Léon XIV réalisée par Elise-Ann Allen, la femme de John, correspondante de Crux à Rome, en juillet dernier. Elle paraîtra dans son livre « Léon XIV citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle » (déjà paru hier en espagnol au Pérou…).

Robert Jones a publié sur Life Site News un remarquable compte-rendu de ce qui compte vraiment dans cette interview. Il en résulte que Léon XIV s’inscrit explicitement dans les pas de François, et que seul son style personnel, plus discret, est différent. On en lira une traduction ci-dessous.

En ce qui concerne la messe, on lira la traduction intégrale du (bref) propos du pape sur le Salon Beige. C’est presque littéralement ce que disait François : les partisans de la messe traditionnelle opèrent un processus de « polarisation » (ils divisent l’Eglise), ils sont « dans l’idéologie », alors que « si nous célébrons la liturgie de Vatican II d’une manière appropriée » il n’y a pas de différence… Apparemment il ne sait pas de quoi il parle. Il ne connaît pas du tout la liturgie traditionnelle, et il dit ne pas avoir rencontré de personnes qui la défendent…

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L’Eglise universelle

En avril dernier, les évêques de France ont élu Guillaume Prévost Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique. Il a pris ses fonctions le 1er septembre.

Guillaume Prévost est un énarque de l’Education nationale. On ose supposer que si les évêques l’ont choisi pour diriger « l’Enseignement Catholique » c’est qu’il a aussi des compétences en la matière.

Or je découvre que dans une interview à Famille chrétienne il a donné une nouvelle définition de l’Eglise universelle : on y trouve « nos frères musulmans, juifs, athées ».

A vrai dire ça ne m’étonne même plus.

Voici le paragraphe de l’article de Renaissance Catholique qui relate la chose :

Guillaume Prévost n’est pas naïf, il discerne bien que le but ultime des pouvoirs publics est de « mettre l’enseignement catholique sous tutelle administrative » (La Croix, 10/07/2025). Cela posé l’exercice se complique. Il s’agit, en effet, de préserver « la singularité de l’enseignement catholique » avec « des communautés éducatives animées par des personnes suffisamment différentes pour que d’une confrontation des regards puisse naître une culture de la préoccupation partagée » (!!!) en ayant comme souci « cette marche continue vers l’Eglise universelle. Et dans cette Eglise universelle il y a nos frères musulmans, juifs, athées » (Famille chrétienne, 02/09/2025).

L’Eglise LGBT

Le P. James Martin S.J. (il tient beaucoup au S.J.) est à Rome pour participer notamment au très officiel jubilé LGBT du 6 septembre avec son lobby Outreach (« ministère catholique LGBT »). Hier il a rencontré le pape pendant une demi-heure. Il a twitté :

Chers amis, j’ai été profondément reconnaissant pour mon audience ce matin au Palais apostolique avec le Saint-Père. Le message que j’ai reçu est que le pape Léon continuera à faire preuve de la même ouverture d’esprit que François envers les catholiques LGBTQ. J’ai trouvé Léon joyeux, détendu et serein. C’est un plaisir d’être en sa compagnie !

Puis il répondu aux questions de CBS :

J’ai entendu le même message de la part du pape Léon que celui de François, à savoir le désir d’accueillir tout le monde, y compris les personnes LGBTQ. Je pense donc qu’il s’agit d’une continuation de cette approche pastorale. D’après ce que j’ai pu voir lors du synode, j’ai l’impression qu’il est quelqu’un de très ouvert, accueillant et inclusif, donc je n’étais pas trop inquiet. Mais c’est merveilleux d’entendre cette continuité. Il a beaucoup à faire : l’Ukraine, Gaza, le Myanmar, le Soudan, des endroits comme ceux-là figurent en tête de sa liste de priorités. Il veut œuvrer pour la paix et l’unité. Mais il voulait aussi rappeler aux gens que cette Église est pour todos, todos, todos. Si les gens étaient satisfaits de l’approche du pape François envers les catholiques LGBTQ, ils seront satisfaits de l’approche du pape Léon.

Ce qu’il a développé sur le site d’Outreach.

Le monastère Saint-Nicolas d’Ougrech

La divine liturgie était retransmise ce matin par TVSoyouz depuis la cathédrale du monastère Saint-Nicolas d’Ougrech, dans la banlieue sud de Moscou. Parce que c’est aujourd’hui la fête de saint Pimène d’Ougrech, qui releva le monastère au milieu du XIXe siècle, y construisit cinq églises et posa la première pierre de la cathédrale peu avant sa mort. L’abbé Pimène a été canonisé en 2000. C’est donc cette année le 25e anniversaire de sa canonisation, et aussi le 145e anniversaire de sa mort, et le 425e anniversaire de la fondation du monastère. Les lieux ont été dévastés pendant la période bolchevique. L’impressionnante cathédrale a été reconstruite à l’identique entre 2006 et 2009. Pimène voulait que les fidèles venant de Moscou aient l’impression d’arriver à Jérusalem. D’où le mur qu’il fit construire, sur le modèle des murs de Jérusalem tels qu’on le voit sur les icônes. Ce mur a été soigneusement restauré.

Le laïc qu’on voit à la fin, qui dit quelques mots et reçoit une prosphore bénie, est Arkadi Gostev, le directeur du Service fédéral pénitentiaire de Russie (sous sanctions occidentales pour avoir maintenu en prison Navalny). Parce que le service pénitentiaire a largement contribué à l’édification d’une église dans l’enceinte du monastère en l’honneur du saint abbé Pimène, en 2022. Et en 2024 Pimène a été nommé saint patron des employés du système pénitentiaire de Russie.

Interdit aux « Personnes de notre-dame »

Ce n’est pas une blague. Ceci a réellement été affiché hier à la porte de la cathédrale de Valence. Les « altercations » dont il est question sont le fait du gardien lui-même, qui a méchamment interrompu un groupe de fidèles qui voulait seulement dire le chapelet, le 22, puis le 27 août.

Car pour prier dans la cathédrale de Valence, il faut avoir l’autorisation expresse du curé (ce qui est évidemment illégal). Et de toute façon les « Personnes de notre-dame » (???) sont d’emblée indésirables. Dire le chapelet dans une église… Et puis quoi encore…