L’icône de la Mère de Dieu « Réjouissance et consolation »

La divine liturgie retransmise par TV-Soyouz ce matin l’était de l’église de l’icône de la Mère de Dieu « Réjouissance et consolation » du quartier Ziouzino de Moscou. C’est une des « 200 nouvelles églises » édifiées dans la capitale. Elle a été terminée en 2022. Les peintures murales ont trouvé une sorte d’équilibre entre l’influence occidentale des derniers siècles et la tradition iconographique, sans la décadence du XIXe siècle et avec des couleurs fraîches.

Le nom de l’église est celui d’une icône miraculeuse du monastère de Vatopedi au mont Athos. Et elle raconte une bien belle histoire.

La tradition raconte que le 21 janvier 807, l’abbé de Vatopedi, resté dans l’église après l’office du matin pour prier, entendit une voix féminine avertissant d’un danger. L’higoumène tourne son regard vers l’icône et voit qu’elle est devenue vivante, et que la Mère de Dieu s’écrie : « N’ouvrez pas les portes du monastère aujourd’hui, mais grimpez sur les murs et chassez les pirates. » Alors, l’Enfant Jésus, dans les bras de la Mère de Dieu, tente de barrer la bouche de sa Mère avec sa main, en lui disant : « Non, ma Mère, ne leur dis rien. Qu’ils reçoivent ce qu’ils méritent, car ils négligent leurs devoirs monastiques. »

Mais la Mère de Dieu, avec une grande audace maternelle envers son Fils et Dieu, prit la main de Jésus et l’éloigna de sa bouche, puis, tournant la tête vers la droite, elle s’écria en s’adressant une seconde fois à l’higoumène : « N’ouvrez pas aujourd’hui les portes du monastère, mais grimpez sur les murs et chassez les pirates. Et repentez-vous, car mon Fils est en colère contre vous. ». Et elle répéta pour la troisième fois : « Aujourd’hui, n’ouvrez pas les portes du monastère… ». Puis les deux personnages de l’icône s’immobilisèrent, mais dans l’attitude qu’ils avaient prise : la Mère de Dieu, détournant son visage de la main tendue de son Fils, essayant d’éloigner cette main de ses lèvres afin de pouvoir avertir les moines du danger imminent.

L’higoumène rassembla aussitôt les frères et leur raconta ce qui s’était passé. Tous remarquèrent avec un étonnement extrême que l’image de cette icône avait changé. Alors ils glorifièrent Dieu pour Sa providence à leur égard, qui s’était manifestée par l’intercession de la Très Sainte Mère de Dieu, et, se précipitant vers les murs du monastère, ils repoussèrent l’attaque des brigands.

L’icône vénérée dans l’église de Moscou a été peinte et consacrée au monastère de Vatopedi. Elle est arrivée en février 2016, alors que la construction de l’église n’allait commencer que deux ans plus tard. Mais comme à chaque fois une église provisoire en bois avait été installée sur le terrain.

Le sacrilège d’Abérats-Sillègue

« Hier, j’ai fait un grand monologue au festival Euskal Herria Zuzenean. Dans une église non désacralisée, 200 personnes ont fait vaciller les fondations du catholicisme dans un éclat de rire. Nous avons profané, blasphémé et dénoncé les abus sexuels de l’Église. Dieu est mort ! »

Dimanche 29 juin, en la fête des saints apôtres Pierre et Paul, l’artiste autoproclamée Ane Lindane est montée sur l’autel de l’église d’Arbérats-Sillègue, dans le pays Basque, a mimé une masturbation avec un crucifix en proférant des obscénités, et a jeté à terre le crucifix. Pour ceux qui voudraient vérifier, la vidéo est visible par exemple ici.

Mgr Aillet a publié le communiqué suivant :

« Une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux révèle qu’une militante, dont la prestation était programmée dans le cadre du festival de musique « Euskal Herria Zuzenean », s’est livrée, le dimanche 29 juin, après s’être dressée sur l’autel de l’église du village d’Arbérats-Sillègue, à des gestes particulièrement obscènes tout en tenant des propos violemment antichrétiens. De tels agissements, qui précisons-le, se sont produits dans une église consacrée au culte, heurtent profondément la communauté catholique. Ils constituent, aux yeux de l’Église, un sacrilège qui appelle un acte de réparation. »

Bon. Mais on ne dit pas comment il se fait qu’un festival qui existe depuis de longues années, qui se déroule depuis l’an dernier à Arbérats-Sillègue, qui est connu depuis toujours comme une fête d’extrême gauche altermondialiste et antifa, peut être accueilli dans une église… Vivre-ensemble ? Accueil de l’autre ? Todos todos ?

Mesquinerie vaticane

Au Texas, dans le diocèse de San Angelo, le P. Ryan Rojo exprime publiquement toute sa gratitude au pape et au dicastère pour le culte divin de prolonger de deux ans la permission de célébrer la messe traditionnelle dans l’église de la paroisse Sainte-Marguerite de San Angelo, par dérogation exceptionnelle au motu proprio Traditionis custodes. C’est la seule messe traditionnelle du diocèse.

L’évêque le confirme, et précise :

« Comme auparavant, l’octroi de cette dispense repose sur un effort continu visant à promouvoir la pleine appréciation et l’acceptation des livres liturgiques renouvelés par le décret du Concile Vatican II et promulgués par les papes Saint Paul VI et Saint Jean-Paul II. »

En bref, vous continuez à pouvoir bénéficier de la messe traditionnelle (seulement d’une messe le dimanche et d’une messe le jeudi, à l’exclusion de toute autre célébration liturgique et tout autre sacrement) pendant deux ans, à condition de faire la promotion pleine et entière de la néo-liturgie dont vous ne voulez pas…

On peut supposer qu’à force d’en faire la promotion, les fidèles auront compris dans deux ans qu’ils veulent désormais cette messe-là.

La décision du dicastère laisse entendre que Traditionis custodes sera toujours en vigueur dans deux ans. Mais qu’il se passera peut-être quelque chose dans deux ans, parce qu’on ne voit pas pourquoi la prolongation arbitraire de deux ans ne serait pas d’un an ou de trois ans.

Alors la messe traditionnelle sera complètement interdite ? Ou bien Traditionis custodes sera abrogé ?

Wait and see, comme on dit chez le pape.

On aura une pensée pour les fidèles du diocèse de Detroit, ou la dérogation n’a pas été prolongée, et où la messe traditionnelle disparaît, à partir de ce 1er juillet, de la dizaine de paroisses où elle était célébrée.

Damas : le sang des chrétiens

« En ce jour où notre Église antiochienne commémore tous les saints d’Antioche, la main traîtresse du mal a frappé ce soir, réclamant nos vies, ainsi que les vies de nos bien-aimés qui sont tombés aujourd’hui en martyrs pendant la divine liturgie du soir à l’église du prophète Élie à Dwela, Damas. »

Telle a été la première réaction du patriarcat orthodoxe d’Antioche à l’attentat suicide qui a fait 25 morts et plus de 50 blessés dans l’église Saint-Elie de Damas. (Dans la liturgie byzantine, le premier dimanche après la Pentecôte est celui de la Toussaint, le deuxième dimanche est celui de tous les saints locaux.)

Le gouvernement islamiste syrien dit que l’attentat a été perpétré par deux militants de l’Etat islamique.

Du temps de Bachar al Assad les chrétiens étaient protégés à Damas.

Dans ses condoléances adressées au patriarche Jean X, le patriarche Cyrille de Moscou écrit notamment :

« Les victimes de ce crime sanglant, à l’instigation de l’ennemi du genre humain, étaient des civils — des croyants orthodoxes qui priaient dimanche dans l’Église de Dieu. Le sang des chrétiens a été à nouveau versé dans les rues de l’ancienne Damas. »

Sacerdoce des femmes : le forcing de Fribourg

Celles qui ne sont pas sur la photo ont peur pour leur carrière…

Riposte catholique fait écho à l’affaire des neuf étudiantes en théologie de Fribourg qui ont fait officiellement une demande pour être admises au séminaire, sachant que la demande serait évidemment rejetée. Mais il s’agit de faire avancer la revendication, avec l’appui des médias… et des professeurs de théologie.

L’initiative a été lancée à la fin de l’année dernière, intitulée « Mon Dieu ne discrimine pas ! » (slogan orné d’une étoile arc-en-ciel). Appuyée sur un site internet du même nom, avec une vidéo qui a été vue 430.000 fois.

Neuf étudiantes ont finalement décidé d’y participer, et ont envoyé leur lettre de demande (avec le logo de leur lobby) à l’archevêché le 21 mai.

Les demoiselles ont été reçues par l’évêque auxiliaire recteur du séminaire, Christian Wurz. Il a déclaré que cette candidature était un signe positif de « l’engagement et du sérieux avec lesquels les femmes abordent leur vocation et leur cheminement dans l’Église », mais qu’il ne pouvait pas les accepter puisque le droit de l’Eglise ne le permet pas (encore).

La démarche était clairement appuyée par les professeurs de la faculté de théologie de l’université de Fribourg. Ils ont déclaré dans un communiqué que « cette action est un signe fort et courageux », et que les raisons invoquées contre l’ordination des femmes ne sont pas convaincantes d’un point de vue théologique et académique…