Dans la cathédrale de Paderborn, devant l’autel et le cierge pascal allumé, spectacle pour les 1250 ans de la Westphalie. Célébrant « la chair », avec des poulets sans tête mais avec des couches. En présence du président de la République fédérale d’Allemagne qui parle à la fin, et sans aucun doute de l’archevêque dont on peut supposer qu’il fait la claque, avec son grand sourire niais. (En tout cas il savait de quoi il s’agit, puisque c’est un spectacle qui tourne dans tout le Land, mais en général dans des lieux profanes.)
Catégorie : Religion
L’Eglise Titanic
Selon les chiffres de la conférence des évêques allemands, 29 prêtres ont été ordonnés l’an dernier, pour les 27 diocèses allemands (dont… 2 pour les 5 diocèses de l’Est).
En 1962 (première année donnée par les statistiques des évêques) il y avait eu 557 ordinations sacerdotales.
Continuité vaticane

Léon XIV a nommé président de l’Académie pontificale pour la Vie Mgr Renzo Pegoraro. Il remplace Mgr Vincenzo Paglia, qui a eu 80 ans le mois dernier.
Mgr Pegoraro était le chancelier de cette institution depuis 2011 et il est dans la ligne de l’immonde Paglia. Ou plutôt il est pire que Paglia. Car celui-ci (en dehors de son militantisme LGBT) noyait le poisson dans les questions de défense de la vie. Pegoraro quant à lui a justifié ouvertement le « suicide assisté » comme « moindre mal » et donc sa légalisation sous certaines conditions. Ce qui est littéralement contraire à l’encyclique Evangelium Vitae qui est en quelque sorte la charte de l’Académie pontificale pour la Vie. Sa nomination le jour où notre Assemblée nationale vote la légalisation de « l’aide à mourir », c’est comme un clin d’œil, qui n’est pas de la Providence…
Pendant que Mgr Pegoraro était chancelier, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de se faire piquer contre le covid pour le « salut commun », a invité des conférenciers favorables à l’avortement, retwitté des articles demandant à repenser la doctrine de l’Eglise sur la contraception, publié Theological Ethics of Life, rassemblant les contributions à un « séminaire d’étude pluridisciplinaire », dont certaines demandent une « flexibilité pastorale » sur la contraception et sur la PMA.
Les mots employés ne sont plus ceux de la théologie catholique, mais ceux de la psychologie profane maquillés en « pastorale » : accompagnement, compassion, complexité…
Comme Mgr Paglia, Mgr Pegoraro évoque très rarement l’avortement, alors qu’il est intarissable sur les migrants, le changement climatique et la justice sociale.
Les croix ne doivent pas disparaître
Ces derniers mois sur les réseaux sociaux russes de nombreuses personnes dénonçaient le fait que de plus en plus de publicités, de dépliants divers et variés, utilisant des photos d’églises et de monastères, supprimaient les croix, comme les publicitaires occidentaux le font depuis plusieurs années « au nom du respect de la diversité ». Cela a été vu jusque sur un billet de banque.
Le Parlement russe s’est emparé de l’affaire le 25 mai, introduisant une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’utilisation des symboles religieux des principales confessions traditionnelles comme partie intégrante des images des édifices religieux. Les images d’églises sans croix dans les médias, sur Internet, dans le commerce, sur les panneaux officiels, dans la publicité, les annonces et sur les enseignes seront considérées comme une offense aux sentiments des croyants, punie d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.
L’abbesse Ksenia Tchernega, qui dirige le département juridique du Patriarcat orthodoxe russe, avait appelé en avril à l’introduction d’une interdiction légale des images d’églises sans symboles religieux. Le 21 mai, lors du Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, elle avait annoncé qu’un projet de loi à cet effet serait présenté prochainement. « La question se pose de savoir s’il est acceptable de représenter les coupoles des églises orthodoxes sur des affiches, des annonces, des publicités, des billets de banque ou, par exemple, sur les logos des entités fédérées de la Fédération de Russie sans croix. À notre avis, cela est inacceptable », avait-elle dit. C’est ce jour-là que le blason de la Russie avait retrouvé ses croix sur le site de la présidence…
La messe interdite à Charlotte
Mgr Michael Martin, évêque de Charlotte (Caroline du Nord), en application de Traditionis Custodes, interdit toutes les messes traditionnelles dans son diocèse à partir du 8 juillet prochain, au motif qu’elles sont célébrées dans des églises paroissiales.
Il n’y aura plus qu’un seul lieu de culte pour la messe traditionnelle (et uniquement la messe, uniquement dominicale), dans une chapelle sans nom au milieu de nulle part, à 35 km de Charlotte.

La chapelle n’a pas de nom parce qu’elle est le lieu de rassemblement d’une secte protestante locale appelée Freedom connections (les connexions de la liberté). Il semble qu’elle appartienne au diocèse, se trouvant sur le terrain d’une maison de retraite appelée Curlin Commons, du nom d’un ancien évêque de Charlotte. L’évêque précise que dans sa bonté sans bornes il va faire des travaux pour rénover la chapelle et la rendre apte à la célébration de la messe, sans rien demander aux fidèles.

Ce qui est curieux est que le site internet de Freedom connections ne dit pas un mot de tout cela, et annonce son « culte dominical » de tous les dimanches de juillet, août, septembre… de 11h à midi…
Mgr Michael Martin est évêque depuis l’an dernier : sa nomination est donc passée par le préfet Prevost.
Mgr Martin a déjà mis au pas le séminaire fondé en 2016 par son prédécesseur Mgr Jugis, qui était bienveillant envers la liturgie traditionnelle et avait permis que les séminaristes, qui devaient parler latin, suivent le bréviaire de 1962. Il y avait une cinquantaine de séminaristes, quand celui du plus grand diocèse voisin de Raleigh n’en a que 14. Il était temps de mettre fin à cette incongruité.
Toutefois après Traditionis Custodes Mgr Jugis avait supprimé quatre des neuf messes traditionnelles du diocèse…