Le secret de la confession supprimé

C’est dans l’Etat de Washington. La loi supprimant le secret de la confession, sous peine de prison, a été signée hier par le gouverneur Bob Ferguson, qui a osé mettre en avant sa « foi catholique » et l’avis de son oncle prêtre jésuite. Le « catholique » Ferguson est un militant pro-avortement et pro-LGBT.

Le projet de loi a été adopté par les sénateurs le 28 février par 28 voix contre 20, et par les députés le 11 avril par 64 voix contre 31.

J’avoue que je n’y croyais pas. Mais c’est arrivé. Le lendemain du jour où Trump met en place une commission pour la liberté religieuse.

Il s’agit évidemment de la lutte contre les « abus » sexuels. Il a été abondamment démontré que lever le secret de la confession ne changerait rien, mais l’occasion est trop bonne pour s’en prendre à un sacrement.

Tracey Yackley, « directrice des opérations » (sic) de la conférence des évêques de l’Etat de Washington, a répondu à LifeSiteNews qu’il n’y avait aucun commentaire à faire… Il est vrai que l’an dernier les évêques avaient approuvé un projet de loi similaire qui avait avorté.

Le code de droit canonique dit toujours (canon 1386) que le prêtre qui viole le secret de la confession est excommunié. Mais le code de droit canonique est sans doute obsolète dans l’Eglise d’aujourd’hui. Puisqu’on ne sait plus ce qu’est un sacrement.

Leur Eglise

La conférence conjointe évêques-laïcs allemands (conférence des évêques et comité central des catholiques) a publié hier une résolution adoptée le 4 avril dernier :

La bénédiction donne de la force à l’amour
Bénédictions pour les couples qui s’aiment
Document à distribuer aux pasteur·e·s

Il s’agit ouvertement des bénédictions à donner aux « couples » de même sexe, dans la ligne du document Fiducia supplicans de François, et du « Chemin synodal » allemand qui a établi : « Fortifiés par la bénédiction, ces couples font fructifier leur foi chrétienne et leur relation avec Dieu dans leur couple, dans leur famille, dans leur cercle d’amis et dans leur communauté, et ils sèment les graines d’autres bénédictions dans et pour notre Église. »

Et il s’agit explicitement d’une bénédiction de la sexualité entre personnes de même sexe.

On remarque aussi que les évêques allemands adoptent l’écriture inclusive, y compris quand il s’agit des « pasteur·e·s ». Car, « conformément à la décision du Chemin synodal, tant les ministres ordonnés que les personnes ayant reçu une mission épiscopale pour exercer des services divins peuvent donner des bénédictions ». Car les laïcs aussi, hommes et femmes, exercent des « services divins ». Tous, sans distinction, sont des « agents pastoraux » (et agentes pastorales ?).

Le document précise que la « bénédiction de Dieu » est « accordée de manière fiable » à ces « couples ». L’infaillibilité est garantie.

Le patriarche serbe à Moscou

Le patriarche Porphyre de l’Eglise orthodoxe serbe a rencontré hier Vladimir Poutine au Kremlin. Il était accompagné du métropolite Irénée de Bačka, du patriarche russe Cyrille et du métropolite Antoine, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

Ce qu’ils se sont dit n’est pas inintéressant à plusieurs égards. Voici la traduction donnée par le site Orthodoxie.com de l’intégralité de la conversation.

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Le pape non pape

François est allé hier à la basilique Saint-Pierre. Avec la canule à oxygène dont il ne se sépare jamais, mais sans soutane blanche, sans calotte, sans anneau, sans croix pectorale… T-shirt beige à manches longues, pantalon noir, plaid rayé. Si on ne le reconnaissait pas on pourrait croire que c’est un intrus SDF handicapé qu’on reconduit à la sortie…

C’est tellement gênant que Vatican News a illustré son article dégoulinant de dévotion pontificale larmoyante par une photo prise dimanche dernier : quand François est arrivé impromptu pendant la célébration du « jubilé des malades » et a interrompu la messe pour bien montrer que c’est lui qui est important…

L’ange d’Optina

Le célèbre monastère d’Optina (le « désert d’Optina », avec son ermitage où résida notamment Dostoïevski), à 270 km au sud de Moscou, a retrouvé son « ange sonnant de la trompette ». Avant la révolution bolchevique, un ange trompettiste faisant aussi office de girouette surplombait l’entrée principale du monastère, comme on le voit sur les anciennes photos. Il avait disparu. Le monastère (une petite ville, avec sa cathédrale et ses sept églises, sans compter celle de l’ermitage) a été entièrement restauré depuis le début des années 2000, et le nouvel ange sonnant de la trompette vient couronner la restauration. « L’effigie de l’ange, fabriquée dans un métal particulièrement résistant, a été équipée d’un mécanisme rotatif unique garantissant une facilité de mouvement et une solidité de fixation même lors de fortes rafales de vent », précise le monastère, non sans souligner la signification religieuse de la statue :

Le livre de l’Apocalypse de Jean le Théologien parle d’anges qui annonceront au monde l’approche de la fin des temps : « Et je vis les sept anges qui se tenaient devant Dieu ; et sept trompettes leur furent données » (Ap. 8:2). Tout comme une girouette capte le moindre souffle de vent, la figure de l’ange sonnant de la trompette nous rappelle la nécessité d’être attentifs aux signes des temps, d’être sobres et vigilants, prêts à rencontrer le Seigneur qui vient dans la gloire : « Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra » (Mt 24, 42).