Par hasard, ce texte est prêt au moment de la semaine pour « l’unité des chrétiens ». Ce sera ma contribution… C’est encore un texte « hérétique », mais cette semaine étant celle où les hérétiques tiennent le haut du pavé, pourquoi pas moi…
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Covington, Kentucky : haro sur la tradition
L’évêque de Covington (nord du Kentucky), Mgr John Iffert, supprime les Missionnaires de saint Jean Baptiste, constitué de deux prêtres et des laïcs, voués à la messe traditionnelle.
La décision a été prise « à la lumière de la lettre apostolique Traditionis Custodes et en réponse au dénigrement constant de la forme actuelle du rite romain par les membres de l’association et au manque de leadership clérical approprié pour l’association ». Bien sûr, il ajoute que les deux prêtres restent incardinés dans le diocèse de Covington et « conservent tous les droits et obligations liés à leur état vocationnel », autrement dit qu’ils doivent rester et célébrer la néo-liturgie…
Le « dénigrement constant » est clairement une calomnie. La petite congrégation s’est installée dans le diocèse en 2011 sous les auspices du précédent évêque, Mgr Roger Foys, qui en 2015 louait leur « merveilleux, merveilleux ministère », leur « amour du Seigneur et leur joie dans le Seigneur, ainsi qu’une merveilleuse révérence, dont on ne voit pas beaucoup d’exemples ».
L’organisation Christ is King Action ministries souligne que la suppression de ce groupe est « l’interruption soudaine et injuste d’un ministère qui a fait preuve d’une fidélité inébranlable envers l’Église », et que la « réconciliation réussie d’une communauté catholique entièrement indépendante avec l’Église » était l’une de leurs réalisations les plus remarquables.
Le 28 août dernier, Mgr Iffert célébrait une messe pour le lobby LGBT « Les catholiques embrassent tous les enfants de Dieu – un ministère pour les familles favorisées ». Sic.

Les soviétiques profanateurs de Kiev

Les représentants du gouvernement ukrainien sont descendus au niveau des fonctionnaires soviétiques de l’antichristianisme. Ce qui est logique, puisqu’ils persécutent le clergé et les fidèles et leur enlèvent leurs églises au motif que ces églises « appartiennent à l’Etat »… depuis l’époque soviétique.
La directrice de la « Réserve de Tchernihiv » (c’est ainsi qu’ils appellent les ensembles architecturaux religieux), Natalia Rebrova, a ironisé sur les vieilles moniales qui se trouvent encore dans le monastère. Le personnel de la réserve, dit-elle, est sans cesse sur le territoire du monastère et « effectue le travail qu’il doit faire ». Les moniales, qui sont là « illégalement », sont « captives de la propagande, captives de l’idée qu’elles sont là pour toujours », parce que « la direction du monastère a pris en otage les nonnes âgées et les manipule ». Et elle ricane : « Nous entendons dire que nous reviendrons toujours »…
Un journaliste lui dit que d’un point de vue seulement humain, on peut les comprendre, puisqu’elles sont des religieuses, qu’elles se trouvent dans leur sanctuaire et qu’elles veulent vivre selon leurs croyances. Réponse : « Si vous vivez dans un État, vous êtes un citoyen de cet État, vous aimez cet État, vous devez respecter les lois de cet État. D’un point de vue purement humain, on peut comprendre les erreurs, mais lorsque vous avez une œuvre à réaliser, c’est très difficile à comprendre. »
Puis elle s’est vantée que l’expulsion des fidèles de la cathédrale a permis à l’Etat de prendre les reliques des saints pour les profaner. Elle a osé dire sans frémir, en bonne fonctionnaire bolchevique : « J’aimerais souligner qu’au début de l’année 2024, les reliques de trois saints de Tchernihiv ont été inscrites au registre de l’État. Pour la première fois en Ukraine, le ministère de la Culture a pris une telle décision. Ce sont des pièces à conviction spécifiques, qui sont systématiquement examinées par des experts en la matière, des anthropologues. »
Alors que les orthodoxes condamnaient le fait que des films soient projetés dans la cathédrale, elle avait déclaré auparavant que les projections de films continueraient.
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Des représentants de la commission d’État pour l’inventaire des « biens de la réserve historique et architecturale d’État de Kremenets-Pochayiv » ont tenté une nouvelle fois aujourd’hui d’entrer dans la laure de Potchaïev. Une nouvelle fois ils ont été refoulés par des fidèles et des moines accompagnés d’avocats, au motif qu’ils n’ont aucune base légale pour le faire.
Olga Routkovskaïa, directrice adjointe de la commission et représentante du ministère de la culture, a déclaré qu’en réponse aux actions des fidèles, un groupe d’enquête et d’opération sera appelé sur le site pour enregistrer les « obstructions au travail de la commission ».
Les représentants de la Laure rappellent qu’ils sont les détenteurs légaux de ce bien et qu’ils l’utilisent strictement pour l’usage auquel il est destiné. Le hiérodiacre Pitirim a expliqué que le ministère de la Culture lui-même s’était retiré de la détermination de la personnalité juridique des parties au contrat. Ainsi, tant qu’il n’est pas précisé qui est l’héritier légal des droits de propriété, il est illégal de procéder à l’inventaire.
L’Eglise Titanic

Le cardinal Blase Cupich, âme damnée en chef de Bergoglio en Amérique, explique tranquillement, dans un article publié sur le site « LGBT catholique » Outreach (fondé et animé par l’ami du pape le jésuite James Martin) que non seulement il est normal que les couples de même sexe adoptent des enfants, mais qu’en faisant cela, premièrement ils prennent soins d’enfants qui n’auraient pas de foyer (sic), et deuxièmement ils donnent un exemple d’amour sacrificiel :
De nombreuses personnes LGBTQ apprennent et connaissent également ce qu’est l’amour sacrificiel lorsqu’elles assument le rôle de parents d’enfants qui, autrement, n’auraient pas de foyer.
Cela vient à la fin d’une tirade larmoyante sur les pauvres invertis qui ne sont pas bien accueillis dans l’Eglise (« réalités d’exclusion et de souffrance », etc.). Et on en arrive donc même à l’amour sacrificiel… Et l’on frise le blasphème.
Le propos est évidemment contraire à la doctrine de l’Eglise la plus évidente, et c’est particulièrement ignoble en ce sens que le cardinal Cupich justifie le « droit » des invertis à avoir des enfants, avec un argument plus absurde que sentimental. Car la plupart du temps les invertis n’adoptent pas des enfants qui n’auraient pas de foyer (comme si c’était un « foyer »), ils veulent « leurs » enfants, via la GPA, et les lesbiennes via la PMA.
Cet article a été publié le 6 janvier. On n’ose penser qu’il l’a écrit après la condamnation à 100 ans de prison, le 19 décembre, de deux invertis « mariés » parfaitement exemplaires, qui posaient tout sourire dans les médias avec « leurs » deux « fils », et dont on a découvert qu’ils les violaient régulièrement, filmaient les viols et proposaient les enfants à d’autres pervers.
Mais sans doute est-ce le cas, puisque ceux-là avaient effectivement adopté des enfants qui sinon n’auraient pas eu de foyer…


L’Eglise Titanic
Mgr Dominique Rey est viré du diocèse de Fréjus-Toulon, comme on pouvait s’y attendre après sa mise sous tutelle il y a un an. Mgr Rey était coupable d’avoir accueilli des prêtres et des séminaristes fidèles à la tradition catholique.
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Le cardinal McElroy va être nommé archevêque de Washington. C’est un grand ami de toujours de l’ignoble ex-cardinal McCarrick. On peut se demander pourquoi le pape promeut encore ainsi un homme aussi compromis et qui aura 71 ans le mois prochain. La nomination d’un fanatique LGBT et immigrationniste à Washington est manifestement un doigt d’honneur à Donald Trump qui va retrouver la Maison Blanche. – McElroy n’aura pas à s’attaquer aux défenseurs de la tradition catholique : son prédécesseur a interdit toutes les messes traditionnelles dans la capitale des Etats-Unis.
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L’abbaye cistercienne de Port-du-Salut, dans la Mayenne, va fermer faute de vocations. Il n’y a plus que six moines dans les grands bâtiments naguère célèbres par le fromage Port-Salut.
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Le pape a nommé une femme, sœur Simona Brambilla, préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
C’est une première. Mais si j’étais féministe je m’offusquerais que soit nommé aussi un « pro-préfet », comme pour la marquer à la culotte. Lequel « pro-préfet » est Ángel Fernández Artime, un vieil ami du pape du temps qu’il était provincial des salésiens à Buenos-Aires, fait cardinal en 2023. Sans doute est-ce pour tenter de rassurer les religieux machistes. Car si rien n’interdit a priori qu’un dicastère soit dirigé par une femme, le problème est quand même ici que sœur Simone va avoir autorité sur des milliers de prêtres, et même des évêques…