Les sanctions, ça marche

« Les sanctions contre la Russie ont très bien fonctionné. Parce que après la perestroïka je pense que nous avons perdu beaucoup de fierté, parce que beaucoup a été fait pour détruire, de sorte que tout ce qui était occidental était bon. Tout devait être importé. Alors vint M. Obama, qui commença ses sanctions, et cela donna l’occasion aux gens ici de risquer leur argent à long terme. Je crois que les sanctions ont considérablement aidé. Il y a eu une période d’adaptation bien sûr, quand le prix de notre lait était horrible, mais maintenant les affaires ont trouvé un équilibre. Monter une affaire en Russie ne présente pas plus de risque que n’importe où ailleurs. Je pense qu’aujourd’hui c’est un avantage. Pour certaines technologies, oui, nous perdons, mais je pense que notre peuple étudie et que nous sommes en train d’avoir de nouveaux ingénieurs. Il y a aussi quelque chose à propos de notre mentalité russe. Ici, le gars russe, il gagne 100.000 roubles, vous lui dites : Ecoute, si tu travailles le samedi, je te paierai 120, il répond : Non, je veux aller à la pêche. Le Chinois il dit : Non, je vais travailler le samedi et le dimanche… C’est une vision de la vie et c’est notre vision de la vie. Bonne ou mauvaise, ce n’est pas le problème. Donc, je crois que oui, nous avons bénéficié des sanctions. »

Le personnage qui s’exprime ici comme Russe mais dans un anglais parfait s’appelle John Kopiski. Citoyen britannique, fils d’un immigré polonais et d’une Anglaise, il gagnait beaucoup d’argent comme négociant international en acier et en charbon. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de la Russie, et d’une jeune femme Russe. En 1992 il s’installe en Russie. Il achète un kolkhoze à l’abandon, puis un second kolkhoze, et il installe sa famille (cinq enfants, , parce que « cinq c’est absolument mieux que un ou deux », dit sa femme) dans une ancienne étable. Il a 4.000 vaches et fabrique des produits laitiers à son nom, comme on le voit sur la vidéo.

Pour mieux connaître cet étonnant personnage, on peut regarder le reportage d’une demi-heure que lui avait consacré RT en 2020.

« John a commencé à faire du fromage il y a six ans, quand l’Europe et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à la Russie. En réponse, la Russie a interdit certaines importations, ce qui a été une bonne nouvelle pour John : Je pense que l’embargo a été une très bonne chose. Je pense que cela a d’abord permis aux gens de retrouver leur fierté d’être russes. Selon mon opinion aujourd’hui c’est nous qui avons un embargo contre eux, ils n’ont pas de sanctions contre nous, parce qu’ils perdent beaucoup plus. »

Il a aussi des chevaux et a fait refaire une troïka traditionnelle. « C’est mieux que d’investir dans une Rolls Royce. C’est notre choix, c’est notre vision de la richesse. S’il n’y a plus de pétrole on pourra se déplacer. »

Et il a construit cette église :

Rappel

Le 16 mars 2014, la chaîne américaine CNN, impeccablement russophobe, faisait un reportage à Sébastopol sur le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, et montrait le soutien massif des habitants à la Russie de Poutine.

Novo-Tikhvine

Sublime divine liturgie ce matin au monastère Novo-Tikhvine de Iekaterinbourg, chant byzantin épuré sur le texte slavon. (Dimanche après la Nativité.)

Pendant l’hymne des chérubins, à partir de 1h11’50, l’immense lustre tourne, faisant danser dans la pénombre de l’église les lumières rouges (les séraphins) et bleues (les chérubins)…

Le monastère célèbre la fête de saint Basilisc de Sibérie, dont le tombeau se trouve dans cette église dédiée à saint Alexandre Nevski. (On le voit au premier plan à 4′ et à 2h31.)

Les deux célébrants principaux sont l’évêque Serge d’Alapaïevsk et l’évêque Méliton de Nijni Taguil (les deux autres éparchies de la métropole de Iekaterinbourg).

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Présentation d’un livre qui vient tout juste de paraître, publié par le monastère :

Le vénérable Basilisc a vécu à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, mais par ses prières, il était l’égal des anciens ascètes. Il a passé près de cinquante ans dans les forêts de Mordovie, de Briansk et de Sibérie, vivant dans le jeûne et le silence. Pour son zèle dans la prière, ainsi que pour sa profonde humilité, sa douceur et sa simplicité, il a reçu de Dieu de nombreux dons spirituels, ainsi que des visions merveilleuses : il a porté dans ses bras l’Enfant Jésus, s’est tenu devant le Seigneur crucifié et a touché avec crainte ses blessures, il a contemplé la Mère de Dieu. Et bien que les exploits du saint et toute sa vie aient été extrêmement élevés, chaque chrétien orthodoxe, en lisant sa vie remplie d’exemples étonnants de foi et de prière, d’amour et d’humilité, y trouvera quelque chose d’utile et d’inspirant.

Le livre publie en russe les enseignements du starets Basilisc, consignés par son disciple, le révérend Zosime.

Elle est impayable…

Voici le dernier message de la dinde Kallas :

Poutine ne veut pas la paix, la réponse de la Russie à la diplomatie est davantage de missiles et de destruction. Ce schéma meurtrier de frappes russes majeures récurrentes se répétera jusqu’à ce que nous aidions l’Ukraine à le briser.

L’utilisation présumée par la Russie d’un missile Orechnik constitue une escalade manifeste contre l’Ukraine et vise à adresser un avertissement à l’Europe et aux États-Unis.

Les pays de l’UE doivent puiser davantage dans leurs stocks de défense aérienne et le faire immédiatement. Nous devons également augmenter encore le coût de cette guerre pour Moscou, notamment par des sanctions plus sévères.

La dinde Kallas parle de diplomatie, mais elle n’a jamais eu un seul mot de diplomatie pour ce qui concerne la Russie alors qu’elle est censée être la diplomate en chef de l’UE : elle ne parle que de guerre à outrance.

Il va être temps d’aider l’Ukraine, dit-elle. Les 165 milliards déjà dépensés ce n’était rien, et les 90 milliards promis pas davantage. Il est temps de détruire pour de bon l’économie européenne pour aider l’Ukraine à finir de se détruire.

La dinde Kallas, qui ne sait rien, ne sait donc pas non plus qu’aucune défense aérienne ne peut, en l’état actuel de nos connaissances, arrêter un orechnik. Gaspiller de l’argent dans la défense aérienne aura autant d’effet que l’aide à l’Ukraine : appauvrir l’Europe.

Et bien sûr, le refrain reste le même : il faut de nouvelles sanctions, et le 21e paquet va être dévastateur (pour l’économie européenne).

Le « pétrolier russe »

Dans le cadre de leur spectacle vénézuélien, les Américains ont arraisonné un pétrolier de la « flotte fantôme russe », le Marinera, qui transportait du pétrole vénézuélien.

Sauf que le bateau n’est pas russe, et qu’il était vide (comme les photos américaines le montrent à l’évidence).

Il y a peu de temps le tanker s’appelait encore « Bella 1 » et il battait pavillon du Guyana. Il avait été l’un des quatre pétroliers… iraniens saisis par les Américains en 2020, et en juin 2024 il avait été inscrit sur la liste des sanctions pour son implication dans le financement des Houthis…

Lorsque les Américains ont demandé à l’équipage du Bella 1 devenu Marinera d’aller vers un port des Etats-Unis, il a refusé, et le propriétaire du bateau affrété a demandé qu’il soit enregistré temporairement sous pavillon russe, ce que les autorités du port de Sotchi ont accepté.

Voilà pourquoi il était russe… Mais le commandant est géorgien, et l’équipage est composé de 17… Ukrainiens, 6 Géorgiens, 2 Indiens et 2 Russes. Le ministère russe des Affaires étrangères ayant demandé que l’équipage soit bien traité, Trump a fait libérer les deux Russes…