Irlande woke

Lundi, le professeur de collège Enoch Burke a été arrêté et mis en prison.

Il a été arrêté à son école, devant tout le monde, par trois policiers qui l’ont fait monter dans un panier à salade.

Le 30 août, quatre policiers étaient allés chez lui. Il n’était pas là. Ils étaient tombés sur son père, qui leur avait copieusement fait savoir que c’était une honte qu’on mobilise quatre policiers pour mettre la main sur un enseignant qui veut seulement faire son travail dignement selon sa conscience et sa foi.

L’affaire a commencé en 2022, quand Enoch Burke a refusé d’utiliser le pronom « non genré » pour désigner un élève qui prétend être une fille. C’est un collège appartenant à l’« Eglise d’Irlande » (anglicane). Un conseil de discipline a alors décidé de le suspendre. Mais il a continué à venir enseigner, considérant que c’était son devoir. L’école a appelé la police, qui l’a arrêté dans une salle de classe. Il a été emprisonné pour une période non déterminée. C’était le 5 septembre. Il a été libéré quelques jours avant Noël… Et en janvier 2023 il a été licencié.

A la rentrée 2023 il est retourné au collège, et il a été de nouveau arrêté, et emprisonné pendant toute l’année scolaire…

A la dernière rentrée, le 28 août, il est de nouveau retourné au collège, et c’est pourquoi il a été de nouveau arrêté, et incarcéré. Une audience est prévue pour le 11 octobre…

Certes, si Enoch Burke n’était pas retourné au collège, il serait libre. Mais son obstination attire l’attention non seulement en Irlande mais dans le monde anglo-saxon, et au-delà, sur la dictature LGBT qui règne dans les écoles, y compris celles qui se disent chrétiennes.

Hallucinant

Cherchant à savoir à quoi correspond la commande « image mise en avant » sur cette plateforme et ce que cela donne, je choisis, pour voir, « générer une image mise en avant avec l’IA ». Et voici ce que j’obtiens pour le texte sur la famille selon le ministère de la Santé du Vermont : deux jeunes femmes noires avec deux enfants…

(Je ne sais pas si les paires de lesbiennes sont désormais représentatives des familles du Vermont, mais en tout cas il n’y a quasiment pas de noirs dans cet Etat.)

Ni fils ni fille, ni foyer

Le ministère de la Santé du Vermont, aux Etats-Unis, demande de ne plus utiliser les mots « fils » ou « fille », mais seulement « enfant », qui est plus « inclusif ».

Explication :

« Le langage que nous utilisons est important ! De nombreuses familles et de nombreux élèves se préparent à la nouvelle année scolaire. L’équité dans la salle de classe est un élément essentiel d’un environnement d’apprentissage productif et sain. Lorsque l’on parle de la famille, il est important d’utiliser des termes qui couvrent les nombreuses versions de ce à quoi la famille peut ressembler. Abonnez-vous à notre bulletin mensuel sur l’équité en matière de santé pour obtenir d’autres conseils ! »

C’est pourquoi il ne faut pas parler à quelqu’un de son fils et de sa fille : premièrement vous ne savez pas si l’enfant est légalement son fils ou sa fille, deuxièmement vous ne savez pas a priori de quel genre est cet enfant.

De même vous ne devez pas parler des « membres du foyer », mais des « membres de la famille », car tous les membres de la famille ne vivent pas forcément dans le même foyer (« divorcés, incarcérés, demi-frères et sœurs, etc. »).

En Argentine

Le ministre argentin de la Justice Mariano Cuneo Libarona a suscité un énorme tollé en disant… une évidence :

« Nous rejetons la diversité des identités sexuelles qui ne correspondent pas à la biologie, ce sont des inventions subjectives. Le genre seul, c’est fini. Pour nous les valeurs c’est la famille, qui est le centre de la société et de l’éducation. »

Le ministre était auditionné par la commission parlementaire sur les Femmes et la diversité. Son propos a été dénoncé de façon virulente par les lobbies LGBT, mais aussi par les organisations de défense des droits de l’homme, y compris Amnesty International, et par plusieurs parlementaires appelant à la démission du ministre.

Toutefois le porte-parole de la Présidence l’a défendu, et de façon intelligente – et cinglante :

« Nous ne voulons aucune discrimination, mais nous voulons que quiconque se perçoit comme il se perçoit n’exige pas que les autres reconnaissent cette auto-perception. »