Friends of Dorothy…

Le Dorothy est un « café-atelier associatif animé par des chrétiens et ouvert à tous dans un esprit de fraternité », à Paris. Il dit s’inspirer de Dorothy Day. Aux multiples activités qu’il propose, il en a ajouté une : « Friends of Dorothy ». C’est un « cercle de partage chrétien LGBTQIA+ », un dimanche soir par mois. Avec le jargon et l’écriture inclusive qui s’imposent :

« Friends of Dorothy veut être un lieu safe et convivial, accueillant pour tous·tes, dans le respect et l’amour inconditionnel de chacun·e. »

Les animateurs n’expliquent pas le sens de l’expression, inconnue de la plupart des Français. C’était un code aux Etats-Unis chez les invertis pour parler d’un autre sans attirer l’attention : « c’est un ami de Dorothée ». Il y eut bientôt, il y a encore, des « réunions des amis de Dorothée » sur les bateaux de croisière. Les initiales suffisent (restons discrets) : « FOD ». Et c’est l’adresse de la page internet du Dorothy consacrée aux « Friends of Dorothy ».

C’est bien sûr

Mais on peut gager que Dorothy Day, aussi marginale et atypique qu’elle fût (et archi-moderniste sur le plan liturgique) n’aurait pas du tout apprécié qu’on associe son nom à une telle initiative, et encore moins qu’on assimile son prénom au code des invertis américains.

Sinistres guignol·e·s

Les statistiques de soi-disant « changements de sexe » à Berlin sont une pitoyable image de la fin de la civilisation occidentale.

Depuis novembre 2024 il suffit de payer une taxe de 35,50€ pour « changer de sexe » à l’état civil en Allemagne. Sans aucune justification (comme en d’autres pays, notamment la Suisse et l’Espagne).

Répondant à une question de l’AfD, la chancellerie du Sénat de Berlin a donné les statistiques pour la capitale.

En moins d’un an, 2.407 Berlinois ont « changé de sexe » sur le plan administratif.

1.420 sont passés de sexe masculin à sexe féminin ou vice-versa.

488 sont passés de masculin ou féminin à « divers ».

Le même nombre a demandé à effacer toute mention de sexe.

7 sont passés de « divers » et « sans mention » à masculin ou féminin.

Parmi tous ceux-là il y a 194 mineurs. 31 de moins de 14 ans. Et un de moins de 5 ans…

Netflix : la rançon du wokisme

Netflix a perdu quelque 15 milliards (bien milliards) de dollars en valeur boursière ces derniers jours après l’appel d’Elon Musk à résilier les abonnements.

La campagne a commencé lundi par une publication de « Libs of Tiktok » montrant un extrait de la série animée pour enfants Dead End : Paranormal Park, dont le héros est « un adolescent transgenre » : une fille qui se dit garçon. Elon Musk a retwitté le message en disant : « Ce n’est pas OK. » Puis « Libs of Tiktok » a publié un extrait du Baby Sister Club, qui « encourage le transgenrisme auprès des enfants, fait honte aux personnages pour avoir “mal genré” et exige que le personnel hospitalier traite un garçon comme une fille ». Elon Musk a encore retwitté, et a exhorté les parents à « résilier Netflix pour la santé de leurs enfants ».

L’action Netflix a perdu 2,3% mardi, 2,9% mercredi, 1,04% hier.

Le commentateur et YouTuber Benny Johnson a écrit sur X : « Netflix sexualise les enfants en présentant des sujets sexuels explicites, graphiques et radicaux comme des “divertissements pour enfants”. Ce que fait Netflix va au-delà d’une guerre culturelle. C’est immoral. Et cela devrait être illégal. » Elon Musk a retwitté en se disant « 100% d’accord ».

Le psychothérapeute James Esses a publié hier un article où il souligne que « la propagande transgenre ne se contente pas de se cacher discrètement en arrière-plan sur Netflix : ils la poussent activement auprès des utilisateurs. » Il inclut un lien vers un article Netflix de mars 2025 répertoriant les émissions qui « honorent les personnes transgenres et non binaires » à l’occasion de la « Journée de la visibilité transgenre » : « Chaque année depuis 2009, des millions de personnes à travers le monde célèbrent le 31 mars comme la Journée internationale de la visibilité transgenre (TDOV). D’une femme transgenre qui traverse les États-Unis en voiture avec sa meilleure amie à un élève de quatrième qui retourne en colonie de vacances après avoir fait son coming out, ces acteurs et personnages transgenres et de genre non conforme sont au cœur des titres de notre liste. »

(James Esses avait été expulsé de son cours de troisième année à l’université en 2011 parce qu’il disait que le sexe est biologique et immuable et que cela est particulièrement pertinent dans le domaine de la psychothérapie, car les personnes souffrant de dysphorie de genre doivent être traitées de manière équilibrée et holistique.)

Qui ressemble à Paris ?

La militante LGBT Barbara Butch a été nommée directrice artistique de la « Nuit blanche » de Paris 2026.

Barbara Butch est devenue mondialement célèbre en tenant le rôle du Christ dans l’immonde parodie blasphématoire de la Cène en ouverture des JO.

« Je sais qu’elle apportera à la Nuit blanche toute son énergie, sa générosité et sa créativité. Elle portera haut nos valeurs, partout dans la ville. Barbara Butch, c’est un choix qui ressemble à Paris », a déclaré Anne Hidalgo.

Université catholique-woke

L’université catholique Viterbo du Wisconsin demande que ses employés ajoutent à leur signature leurs pronoms de genre, et la vice-présidente Erin Edlund donne l’exemple en mettant « she/her/hers », indiquant qu’elle s’identifie comme femme.

La note indique qu’il s’agit « d’améliorer la cohérence, le professionnalisme et l’alignement avec notre nouvelle image de marque ».

On ne sait pas ce qu’est la nouvelle image de marque, mais celle qui est proclamée par l’université est son « identité catholique et franciscaine »…

Life Site News souligne :

« L’adoption des pronoms de genre est doublement scandaleuse pour une université catholique. Elle implique tout d’abord un déni de la réalité biologique au profit des “préférences” de chacun, rejetant ainsi le fondement même d’une véritable éducation : prendre au sérieux la vérité objective. »

Mais cette université parraine depuis 2011 un « Pride Club » qui a mis en place « des espaces sur le campus où les étudiants peuvent s’arrêter et s’informer sur les différentes identités ».