Mercredi de la deuxième semaine de l’Avent

Verbum supérnum pródiens
A Patre olim éxiens,
Qui natus orbi súbvenis
Cursu declívi témporis,

Verbe du Tout-Puissant né dans le sein du Père,
Éternel et Dieu comme lui,
Qui, pour tirer enfin l’homme de sa misère
Viens naître homme aujourd’hui,

Illúmina nunc péctora
Tuóque amóre cóncrema;
Audíto ut praecónio
Sint pulsa tandem lúbrica.

Fais que ta vérité dans nos âmes rayonne,
Et que ton feu brûlant nos cœurs,
La voix de ton héraut qui dans les déserts tonne
Guérisse nos langueurs.

Judéxque cum post áderis
Rimári facta péctoris,
Reddens vicem pro ábditis
Justísque regnum pro bonis.

Et, lorsque découvrant les vertus ou le vice
Jusqu’au fond du cœur des humains,
Tu rendras en vrai juge aux méchants le supplice
Et la couronne aux saints.

Non demum arctémur malis
pro qualitáte críminis,
sed cum béatis cómpotes
simus perénnes cǽlibes.

Ne lance pas sur nous l’effroyable anathème,
Mais joins-nous à lui par ta bonté
À ceux dont l’œil doit voir de ton palais suprême
L’immortelle beauté.

Laus, honor, virtus, gloria,
Deo Patri et Fílio
Sancto simul Paráclito,
In sæculórum sǽcula. Amen.

Gloire au Père éternel, au Fils, notre espérance,
À l’Esprit, notre heureuse paix.
Qu’ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
Et ne finit jamais.

Hymne des matines au temps de l’Avent, traduction de Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Heures de Port-Royal). Le groupe Anonymous 4 chante la doxologie suivante:  Gloria tibi, Trinitas, aequalis una Deitas, et ante omne saeculum et nunc et in perpetuum. (Gloire à toi, Trinité une seule Déité, et avant tous les siècles et maintenant et pour l’éternité.)

L’hypocrisie de l’UE, et spécialement balte

Après le début de la guerre en Ukraine, l’UE a demandé à la Géorgie de rompre ses relations commerciales avec la Russie, mais les États membres de l’UE continuaient de faire des affaires avec ce pays, a déclaré aux journalistes le président du Parlement géorgien, Shalva Papuashvili :

« L’Union européenne nous a critiqués pour le fait que les agriculteurs géorgiens vendaient du vin à la Russie et que la Géorgie achetait du blé à la Russie. Il s’est avéré par la suite que la Lituanie, qui ne produit pas de vin, en exportait vers la Russie en grandes quantités, plus que nous. Et que l’Estonie était le premier exportateur de whisky vers la Russie. Connaissez-vous des distilleries de whisky en Estonie ou des marques de whisky estoniennes ? »

L’UE a poussé la Géorgie à entrer en conflit avec la Russie, mais cela aurait entraîné l’effondrement de l’économie géorgienne, a ajouté Papuashvili.

A l’ONU, un retournement en faveur de la Russie

La Cour internationale de Justice des Nations Unies a rendu le 5 décembre un arrêt par lequel elle décide d’examiner les contre-accusations de la Russie contre l’Ukraine au titre de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Toutes les objections de Kiev concernant l’irrecevabilité alléguée des demandes russes ont été rejetées et la Cour a accepté d’examiner l’intégralité des demandes de la Fédération de Russie.

Ce procès a été engagé en février 2022 par le régime de Kiev. Appuyé par 33 pays occidentaux, il avait saisi la Cour internationale de Justice, accusant la Russie de violation de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Le 1er février 2024, la Cour internationale de Justice a rendu un arrêt rejetant intégralement les accusations de l’Ukraine contre la Russie. Une seule question reste soumise à la Cour : l’Ukraine avait-elle elle-même commis un génocide ?

Le 18 novembre 2024, la Russie a présenté à la Cour un dossier de plus de 10.000 pages, confirmant le génocide perpétré par le régime de Kiev contre la population russophone du Donbass.

Le dossier montre que le gouvernement ukrainien a perpétré un vaste arsenal de crimes de guerre et autres violations du droit international contre les civils : massacres, tortures, bombardements et tirs d’artillerie aveugles. Une politique d’effacement forcé de l’identité ethnique russe a été mise en œuvre dans toute l’Ukraine : interdiction de la langue et de la culture russes, persécution de l’Église orthodoxe.

« En confirmant aujourd’hui la recevabilité juridique des allégations de la Russie, la Cour internationale de Justice exprime sa volonté d’évaluer l’ensemble des crimes commis par le régime de Kiev et ses complices », souligne la partie russe, qui poursuit :

« Les espoirs de l’Occident d’utiliser des armes légales contre la Russie ont une fois de plus été déçus. Au contraire, ces armes sont désormais retournées contre les plaignants de Kiev. Dans ce contexte, le soutien dont bénéficie Kiev auprès des pays occidentaux commence déjà à se réduire : un tiers des États qui s’étaient rangés du côté de l’Ukraine dans cette affaire se sont empressés de se retirer, prenant apparemment conscience de la futilité, voire du danger de leur participation continue. Les pays occidentaux restants devraient également cesser de protéger le régime néonazi criminel et d’exercer des pressions sur la Cour internationale de Justice. »

La région de Moscou agit pour la vie

A l’initiative du patriarche Cyrille, le parlement régional de Moscou a adopté le 4 décembre une loi qui prévoit « des mesures sociales et médicales visant à créer dans la région un environnement propice à la préservation de la grossesse et à l’affirmation des valeurs familiales traditionnelles. »

« L’adoption de cette loi est une réponse concrète et opportune à l’instruction de Sa Sainteté le Patriarche. En créant des centres de soutien, l’État assume le rôle de défenseur de la vie et d’aide aux femmes qui se trouvent en situation de crise, a commenté le père Vasily Losev, chef du secrétariat du Conseil mondial du peuple russe. Au total, 28 régions de Russie ont adopté des lois interdisant la coercition à l’avortement. Parmi elles, la région de Moscou est devenue la première entité fédérale à prendre les mesures les plus étendues, en mettant en place un système complet de mesures visant à protéger la vie humaine et à soutenir la maternité, qui incarne les principes de protection de la maternité et de responsabilité envers les générations futures inscrits dans la Constitution russe. »

Le président du parlement régional, Igor Bryntsalov, a indiqué que parmi les principales dispositions de la nouvelle loi figurent :

  • la création de centres de soutien médical et social pour les femmes enceintes
  • l’introduction de modules de discours spéciaux pour les médecins afin de leur inculquer une attitude positive à l’égard de l’accouchement
  • l’obligation d’informer les femmes des risques et des conséquences de l’avortement sur la santé.

Selon lui, la loi accorde une attention particulière à la lutte contre la coercition à l’avortement, entendue comme la persuasion, la corruption ou la tromperie.

L’adoption de la loi est considérée comme une mesure concrète dans la mise en œuvre de la résolution du XXVIIe Conseil mondial du peuple russe (CMPR), qui s’est tenu les 18 et 19 novembre.

Le projet de loi a été préparé par la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, avec la participation de la branche régionale du CMPR dans la région de Moscou et du service juridique de la métropole de Moscou, avec le soutien du gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, et du vicaire patriarcal, le métropolite Pavel de Kroutitsi et Kolomna.

Image du Conseil mondial du peuple russe.

Pitoyables vitraux

Les maquettes grandeur nature des nouveaux vitraux de Notre-Dame de Paris voulus par Macron sont exposées au Grand Palais.

C’est censé représenter la Pentecôte, semble-t-il…

Peut-être certains trouveront frustrant que les personnages soient presque tous de dos. Mais cela vaut mieux quand on connaît les portraits de cette artiste (qui n’a jamais peint de sujets religieux jusqu’ici).