Blasphèmes viennois

Le célèbre Künstlerhaus de Vienne abrite une exposition intitulée « Du sollst dir ein Bild machen » : tu dois te faire une image toi-même, en réponse diabolique à la Genèse qui enseigne que l’homme est fait à l’image de Dieu.

L’exposition est sous-titrée « Art contemporaine et expérience religieuse ». Elle a sept parties : « Icône, (fausse) sainteté, la Croix, la Résurrection, la Divinité, la Sainte Vierge, et la Cène ».

A l’entrée, la salutation habituelle Grüss Gott (Dieu te bénisse) est changée en Grüss Göttin (la déesse te bénisse) – oui, c’est aussi une œuvre d’art, d’Ursula Beiler.

Naturellement, bon nombre des œuvres exposées sont ouvertement blasphématoires, et une pétition a été lancée pour fermer cette exposition financée par l’Etat, donc aussi par les contribuables chrétiens. Ce sera évidemment sans effet.

Voici quelques exemples. La sculpture montrant deux figures d’hommes en terre qui s’effrite est intitulée « Image de Dieu »… La photo d’un homme déguisé en Sainte Vierge est intitulée « Je suis la Mère également » – c’est l’affiche de l’exposition et la couverture du catalogue. La représentation du lavement des pieds dans la boue est une vidéo.

Corruption…

La police belge a perquisitionné ce matin le SEAE : Service européen pour l’action extérieure (ce sont les bureaux du « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité »), et du Collège d’Europe (sorte d’ENA européenne privée qui forme les fonctionnaires de l’UE).

La directrice du Collège, Federica Mogherini, « Haut représentant » avant Kaja Kallas, a été arrêtée, ainsi que deux autres personnes dont un haut responsable de la Commission européenne.

Les infractions reprochées sont potentiellement : « fraude dans l’attribution des marchés publics, corruption, conflit d’intérêts et violation du secret professionnel » dans le cadre de la procédure d’appel d’offres du SEAE pour un programme de formation.

Comme dit Macron, on n’a pas de leçon à donner à l’Ukraine en matière de corruption…

L’euthanasie au Canada

Le gouvernement du Canada a publié son sixième rapport annuel sur l’euthanasie légale, dite « aide médicale à mourir » (AMM), pour l’année 2024 : 16.499 personnes ont été tuées de cette façon l’année dernière. Un chiffre en augmentation de 6,9% par rapport à 2023.

Le texte rappelle et souligne que « l’AMM n’est pas classée comme cause de décès par l’Organisation mondiale de la santé ». Car c’est « un service de santé fourni dans le cadre de soins de fin de vie ou complexes auquel une personne peut accéder dans des circonstances très limitées ». Mais de moins en moins limitées. D’ailleurs on ne voit pas pourquoi il faudrait limiter un « service de santé »…

Au Canada, deux « voies » sont prévues pour demander l’« aide médicale à mourir ». Il y a la « voie 1 » si la mort est « raisonnablement prévisible » (sic) ou la « voie 2 » si elle ne l’est pas du tout : la « voie 2 » a été mise en place en 2021 pour pouvoir tuer des gens qui ne sont pas malades.

En 2024, 95,6% des cas d’AMM relevaient de la voie 1, et 4,4% de la voie 2. Mais le taux de croissance est nettement supérieur pour la seconde voie : 17,1% entre 2023 et 2024. Il s’agit en majorité des femmes et déclarant une situation de handicap à 61,5%, ont témoigné souffrir de solitude ou d’isolement pour 44,7% d’entre elles et craindre d’être perçues comme une « charge » pour leur famille, amis ou proches aidants, pour plus de la moitié.

« Santé Canada continuera de travailler avec les systèmes de santé provinciaux et territoriaux, les experts, les intervenants, les partenaires autochtones et les membres du public afin de s’assurer que l’AMM soit administrée de façon sécuritaire, appropriée, respectueuse, inclusive et fondée sur la dignité humaine », déclare Marjorie Michel, ministre de la Santé… Ce qui fait au moins cinq diaboliques et inhumains mensonges en une seule phrase.

Le délire belliciste otanien

Dans une interview au Financial Times, l’amiral Giuseppe Cavo Dragone, président du comité militaire de l’OTAN, déclare que l’organisation réfléchit à une approche « plus agressive » contre la Russie. Il n’exclut pas des « attaques préventives, considérées comme des ripostes et des actes de défense. » Sic. L’OTAN réfléchit à des attaques défensives en riposte à des non-attaques.

« Être plus agressifs que notre adversaire est une option, mais le problème réside dans le cadre juridique », ajoute-t-il.

En effet, le cadre juridique de l’attaque considérée comme défense n’est pas facile à définir. Cela dit, l’OTAN a déjà attaqué sans justification juridique, en Serbie, en Afghanistan, en Libye…