Chatastrophe
Sanna Marin est une de ces oies caquetantes de la Baltique qui parlent plus souvent qu’à leur tour. On l’entend moins toutefois depuis qu’elle n’est plus « la plus jeune Première ministre » de Finlande. Mais il fallait qu’elle dise tout le mal qu’elle pense du plan de Trump pour l’Ukraine, et qu’à l’unisson de tous les eurocrates elle exprime son souhait que la guerre continue jusqu’au dernier Ukrainien.
Alors elle a dit que ce plan est une « chatastrophe ». Sic.

Le « plan de paix » pour l’Ukraine est une chatastrophe non seulement pour l’Ukraine et ses citoyens, mais aussi pour l’ensemble du monde démocratique. Si nous répétons les erreurs du passé, telles que la faiblesse et l’ignorance dont nous avons fait preuve en 2014 lorsque la Russie a annexé la Crimée, nous ne pouvons nous attendre qu’à davantage d’agressions et de conflits. La mentalité autoritaire ne comprend que la force et la dissuasion.
C’est là qu’on voit qu’elle est tellement jeune qu’elle n’a pas encore quitté l’enfance…

A lire avant de communier…

Le curé de la paroisse Saint-Louis de la Roche-sur-Yon a placardé dans son église cette « information au sujet de la communion eucharistique », pour tenter de faire comprendre ce qu’est la communion, suite à des « incidents » et à des « malentendus ».
Ce brave curé ne se rend pas compte que son interminable bafouille est l’illustration même de ce qu’il cherche à combattre.
La « réforme » liturgique avait pour but d’amoindrir le sens du saint sacrifice et par le fait même d’estomper la présence réelle. Comme si les textes ne suffisaient pas, on a mis en place diverses inventions qui aggravaient la chose. La communion est ainsi devenue tellement complexe qu’il faut des explications spécifiques pour toutes les possibilités… Notamment, ce qui occupe beaucoup de place dans la bafouille, pour ce qui concerne ceux qui vont communier pour ne pas communier et ce que doivent faire les laïcs qui usurpent la fonction du prêtre en donnant la communion mais ne donnent pas la communion à ceux qui viennent communier pour ne pas communier. Et ces choses-là sont tellement compliquées qu’il faut ajouter deux notes à l’interminable bafouille.
Je suis prêt à parier qu’il n’y a pas dix fidèles à avoir lu ce pensum entièrement. Et sans doute moins encore. Pour deux raisons. La première est que ceux qui croient encore par habitude ou par héroïsme à la présence réelle n’en ont pas besoin. Et que les autres (la grande majorité) n’en ont rien à faire.
J’imagine seulement l’ahurissement d’un orthodoxe voyant cela…
Saint Jean de la Croix
Telle est la vérité que Dieu a voulu nous donner à entendre quand il ordonna à Moïse de gravir le sommet de la montagne où il devait lui parler. Non seulement il lui commanda d’y monter seul et de laisser en bas les enfants d’Israël, mais il défendit même que les bêtes de somme fussent dans les pâturages voisins de la montagne (Ex. XXXIV, 3). Il montre par là que l’âme qui doit parvenir à cette montagne de la perfection pour communiquer avec Dieu, non seulement doit se détacher de toutes les choses créées et les laisser en bas, mais doit aussi se détacher de toutes ses tendances figurées par les bêtes de somme et ne pas les laisser dans les pâturages qui sont en vue de la montagne, c’est-à-dire dans la jouissance d’autres choses qui ne sont pas Dieu. C’est en lui que tous les désirs sont remplis: c’est l’état de perfection.
Ainsi donc, la voie et le moyen nécessaire pour monter consistent dans un soin habituel que l’on porte à mortifier les tendances. On arrivera d’autant plus vite au sommet que l’on s’empressera davantage à ce détachement. Tant qu’on ne l’a pas obtenu, on ne parviendra pas au sommet, quelles que soient d’ailleurs les vertus que l’on pratique; et on ne les pratique pas parfaitement si l’âme n’est pas dans la nudité, le dépouillement et le détachement de toutes les tendances.
Nous en avons une image très vive dans la Genèse. Nous y lisons que le patriarche Jacob voulut aller sur le mont Béthel pour y élever un autel à Dieu et lui offrir un sacrifice. Mais il imposa tout d’abord trois conditions aux gens de sa suite : la première, de rejeter loin d’eux tous les dieux étrangers ; la seconde, de se purifier ; la troisième, de changer de vêtements (Gen. XXXV 2). Ces trois conditions nous donnent à comprendre ce que l’âme qui veut gravir cette montagne de la perfection doit accomplir pour y faire d’elle-même un autel où elle offrira à Dieu un sacrifice d’amour pur, de louange et d’adoration profonde. Avant de monter, elle doit avoir accompli parfaitement les conditions analogues à celles que nous avons rapportées ; la première consiste à rejeter tous les dieux étrangers, c’est-à-dire toutes ses affections étrangères et toutes ses attaches ; la seconde consiste à se purifier par la nuit obscure des sens des restes provenant de ses tendances : elle doit les mortifier et se repentir sincèrement ; enfin la troisième condition nécessaire pour arriver à cette montagne élevée qui consiste dans le changement de vêtements. Ces vêtements, une fois les deux premières conditions accomplies, Dieu même les remplace par des vêtements nouveaux. Il dote l’âme d’une nouvelle faculté de connaître et d’aimer Dieu en lui-même ; mais tout d’abord il a dégagé sa volonté de tous ses anciens vouloirs et de tous les attraits du vieil homme, il a donc établi l’âme dans de nouvelles connaissances et un abîme de délices ; il a relégué bien loin toutes ses autres connaissances et les souvenirs du passé ; il a fait cesser tout ce qui restait du vieil homme, c’est-à-dire ses aptitudes naturelles, et a revêtu toutes ses facultés d’une nouvelle aptitude complètement surnaturelle, de telle sorte que ses opérations, d’humaines qu’elles étaient, sont devenues divines.
Voilà ce que l’on obtient dans l’état d’union. L’âme n’y est plus qu’un autel où Dieu reçoit l’adoration, la louange et l’amour, et où il habite seul. Voilà pourquoi il avait prescrit que l’autel sur lequel devaient lui être offerts les sacrifices fût vide à l’intérieur (Ex. XXVII, 8). Il voulait faire comprendre à l’âme qu’il la veut dégagée de toutes les choses créées, pour être digne de servir d’autel à Sa Majesté.
La montée du Carmel, I, 5.
La 120e





Le patriarche Cyrille a consacré ce matin l’église de la Dormition de la Mère de Dieu d’Ostankino, un quartier du nord de Moscou, en présence de nombreuses personnalités, dont Igor Chtchiogolev, « représentant plénipotentiaire du président de la fédération de Russie dans le district fédéral central ». C’est la 120e église du programme de construction de 200 églises à Moscou. Le sol est en marbre iranien à 12 couleurs.
« L’ensemble ecclésiastique de l’église de l’Assomption de la Sainte Vierge à Ostankine est l’un des projets les plus ambitieux du programme moscovite. À l’initiative du conseiller du patriarche pour les questions de construction, V.I. Resine*, la nouvelle église est devenue le centre spirituel de tous les constructeurs de Russie. Outre les locaux destinés au culte, le complexe abrite une école du dimanche, une maison paroissiale et un centre spirituel et éducatif d’aide sociale aux familles et aux enfants, où les femmes enceintes et les femmes avec des enfants en bas âge qui se trouvent dans une situation difficile pourront bénéficier d’une aide sociale, psychologique, matérielle et juridique, ainsi que d’un soutien spirituel. »
* Vladimir Resine est aussi député, conseiller du maire de Moscou, et curateur du programme de construction d’églises orthodoxes à Moscou.