Le délire UbuKallas

Nouveau discours belliciste délirant (et répétitif) de Kaja Kallas, aujourd’hui à Bruxelles. Faut faire la guerre, vite, vite, vite !

Je commencerai par l’attaque perpétrée lundi contre une voie ferrée polonaise, qui met en évidence le risque sans précédent qui pèse sur les infrastructures de transport européennes. Les attaques de la Russie sont de plus en plus audacieuses. Nos infrastructures critiques ont besoin d’une protection accrue.

La rapidité de déplacement des forces armées européennes est essentielle pour la défense de l’Europe. Nous devons veiller à ce que les forces puissent être au bon endroit au bon moment.

La rapidité des déplacements dépend de nombreux facteurs : nos routes, tunnels et ponts peuvent-ils supporter le poids ? Existe-t-il suffisamment d’itinéraires désignés pour les déplacements militaires ? Disposons-nous d’un nombre suffisant de wagons plats, et quels documents administratifs devons-nous encore remplir lorsque nous voulons franchir une frontière pour nous entraîner ou en cas de crise ?

C’est très simple : plus nous pouvons déplacer nos forces rapidement, plus notre dissuasion et notre défense sont fortes. Nous devons parler de jours, et non de semaines, pour déplacer des troupes en Europe.

Certains pays exigent encore un préavis de 45 jours avant que les troupes d’autres pays puissent traverser leur territoire pour participer à des exercices, par exemple. Onze ans après l’annexion de la Crimée par la Russie, cela n’est tout simplement pas satisfaisant.

L’Agence européenne de défense a déjà identifié les solutions permettant d’harmoniser les procédures de passage des frontières, y compris les formalités douanières et les règles relatives au transport de marchandises dangereuses. Mais nous devons aller plus loin. C’est pourquoi, comme l’a déjà dit Henna, nous proposons aujourd’hui une série d’améliorations.

Premièrement, nous devons réduire les obstacles administratifs. À cette fin, nous proposons un nouveau mécanisme d’urgence à l’échelle de l’UE qui permet aux États membres d’assouplir les règles lorsque les forces armées doivent être déplacées rapidement à travers les frontières. Nous proposons également que des coordinateurs nationaux du transport militaire soient désignés dans chaque État membre.

Deuxièmement, le financement. La proposition de la Commission pour le prochain budget pluriannuel prévoit un investissement de 17 milliards d’euros dans les infrastructures de transport à double usage. Cela s’ajoute aux 1,5 % du PIB que les alliés de l’OTAN se sont engagés à consacrer aux investissements liés à la sécurité.

Il est essentiel d’investir dans les infrastructures. Si un pont ne peut pas supporter un char de 60 tonnes, nous avons un problème. Si une piste est trop courte pour un avion-cargo, nous ne pouvons pas ravitailler nos troupes. La mobilité militaire de l’UE ne fait pas double emploi avec les efforts de l’OTAN, au contraire, elle soutient les plans de défense de l’OTAN.

Comme nous l’avons souligné dans le livre blanc, nous souhaitons également étendre les corridors de mobilité militaire à l’Ukraine. Cela constituerait une garantie de sécurité, car nous pourrions ainsi apporter un soutien plus rapide en cas de besoin.

La mobilité militaire est une police d’assurance essentielle pour la sécurité européenne. On espère ne jamais avoir à l’utiliser à pleine capacité. Mais le fait de l’avoir à disposition garantit une dissuasion et une défense plus crédibles.

En toute impunité, comme toujours

Respectant comme on le sait le cessez-le-feu, l’armée israélienne a bombardé aujourd’hui Gaza (22 morts), ainsi que le sud du Liban (« des infrastructures du Hezbollah »). Tandis que Netanyahou, ainsi que son ministre de la Défense Israël Katz, son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, et le chef du Shin Beth David Zini, rendaient très ostensiblement visite aux troupes qui occupent le sud de la Syrie…

Encore raté

L’état-major des forces armées ukrainiennes a annoncé triomphalement

« Nous avons utilisé avec succès les systèmes de missiles tactiques ATACMS pour mener une frappe précise sur des cibles militaires en Russie. Il s’agit d’un événement important qui souligne l’engagement indéfectible de l’Ukraine à défendre sa souveraineté. L’utilisation d’armes à longue portée, en particulier les ATACMS, se poursuivra. »

Mais une attaque de ce type ne peut pas passer inaperçue, surtout au temps des réseaux sociaux. Or il n’y a eu aucun écho, aucune image de la frappe.

Mais ce sont bien des fragments de missiles MGM-140 ATACMS qui ont été trouvés dans un bois près de Voronej, abattus par l’armée russe… (1,5 million de dollars chaque. Et ce ne sont pas les Ukrainiens qui payent.)

Le vent tourne ?

Deadline, la gazette des nouvelles d’Hollywood, s’alarme : « Près de la moitié des personnages LGBTQ de télé sont supprimés, découvre GLAAD : « Un dangereux précédent ».

GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) est le lobby LGBT spécifique des médias américains. Il découvre que s’il y a eu encore une légère augmentation du nombre de personnages LGBT dans les séries télévisées en 2025 (de 468 à 489), plus de 200 vont être supprimés l’année prochaine. Soit une chute de 41%.

Cela est dû à des annulations de tournage, au fait que des séries se terminent, ou à de nouveaux formats de séries limitées.

La raison n’est pas seulement économique. Les spectateurs sont quelque peu lassés de la propagande LGBT intensive martelée dans les séries télé, et les producteurs ont compris qu’il est temps de revenir un peu en arrière face à la désaffection du public. Le mois dernier, Netflix a perdu 15 milliards de dollars après l’appel d’Elon Musk à se désabonner de la plateforme en raison de la surabondance de ce type de contenu.

Mais il restera encore l’année prochaine plus de la moitié des personnages invertis ou prétendument transsexuels.