Les sbires de l’Eglise du pouvoir continuent de voler deux ou trois églises par mois. Le 16 novembre, des hommes en uniformes militaires avec le brassard jaune, sous la direction du célèbre prêtre Andrï Chpount, dit « le bulldozer », ont investi l’église historique de la Transfiguration de Mochny, dans la région de Tcherkassy. Ils ont séquestré le curé et l’ont obligé à signer un document de transfert de l’église, document de toute façon dépourvu de toute légalité. Puis ils ont fermé l’église avec des chaînes.
Un prêtre de l’Eglise du pouvoir a ensuite dirigé une prière, après avoir rassemblé ses fidèles : ils étaient cinq.
Cette intéressante église a été construite en 1839 par l’architecte Giorgio Torricelli, de Lugano, actif à Odessa dans les années 1820-1830. Elle se trouve sur le site d’un palais du prince Vorontsov, gouverneur de Nouvelle Russie, qui développa activement l’économie de la région. Son palais le plus connu est le « château moresque » de Crimée. Il avait été commandant dans trois grandes batailles contre Napoléon, et commandant des troupes d’occupation en France de 1815 à 1818. Il est mort à Odessa en 1863. Sa statue a été enlevée en 2023…
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Le 11 novembre a eu lieu une session extraordinaire du saint-synode de l’Eglise orthodoxe des terres tchèques et de Slovaquie. Divers sujets ont été abordés. Le communiqué final commence ainsi :
Le Saint-Synode a pris note de la lettre de Sa Sainteté le patriarche Bartholomée de Constantinople. Le Synode est d’accord avec son appel à ce que l’Église orthodoxe témoigne, dans un monde divisé et déchiré par les passions nationalistes et les conflits géopolitiques, de son unité, de sa coopération et de sa solidarité, et non la discorde et l’hostilité.
À nouveau, c’est avec une profonde préoccupation que le Synode a pris connaissance de la persécution systématique, juridique et physique, des fidèles, du clergé et de la hiérarchie de l’Église orthodoxe ukrainienne. Il a exprimé sa solidarité avec tous ceux qui souffrent des tensions religieuses en Ukraine et a souligné la nécessité de respecter le droit humain fondamental à la liberté de religion.
Or le patriarche de Constantinople est l’un des principaux responsables de la persécution…
Peu de gens savent que le cœur de sainte Elisabeth de Hongrie se trouve à Cambrai, et que c’est tout ce qui reste de son corps détruit à Marbourg par les protestants. Je reproduis ici le texte de Suzanne de La Messelière que j’avais déjà publié en 2013.
Le but de ma thèse de théologie fut de retrouver l’authenticité de la spiritualité de sainte Elisabeth de Hongrie et de la restituer dans toute sa pureté. J’ai tenté de la dégager des surcharges de la légende et des influences diverses qu’elle avait subies au cours du temps. J’avais renoncé à toute élaboration romanesque de sa vie, mon unique souci ayant été de rassembler et de traduire, si nécessaire, les documents historiques. Je n’avais retenu comme crédibles que les sources les plus anciennes, émanant de personnes ayant connu Elisabeth, et dont la fiabilité du témoignage ne peut être mise en doute. Afin de cerner au plus près la vérité historique, j’avais voulu me rendre personnellement dans les pays où vécut sainte Elisabeth et d’emboîter son pas. Ces voyages m’ont permis de visualiser les lieux précis où elle vécut, d’exploiter la riche mine des traditions de la piété populaire et ainsi de constater l’exceptionnelle actualité de son culte toujours vivant et l’ampleur de la dévotion des fidèles qui défie le temps. J’avais entendu dire qu’un manuscrit ancien (ms 809) se trouvait à la cathédrale de Cambrai.
Je téléphonais, la réponse fut courtoise, je pouvais venir le consulter. A ma grande surprise, mon interlocutrice me demanda ensuite si j’envisageais également d’aller voir le cœur de sainte Elisabeth conservé à la cathédrale de Cambrai. Je restais stupéfaite, jamais je n’avais entendu parler de cette relique, il n’y avait aucune trace d’elle dans aucune bibliographie ni dans aucune biographie ancienne ou récente. Quelle découverte !
Je décidais d’aller immédiatement dans cette ville, accompagnée de ma famille et d’un ami photographe. Le Père Denis Lecompte, Archiprêtre de la cathédrale de Cambrai, nous reçut avec une grande gentillesse. Je lui expliquais alors que j’avais entendu dire que le cœur de sainte Elisabeth se trouvait dans la cathédrale. Etait-il au courant ? Il me sourit et me répondit que le cœur se trouvait sur son bureau. Quelques instants plus tard il revint avec la relique qu’il déposa dans ma main. Etait-ce l’émotion ? J’avais l’impression que le cœur d’Elisabeth, cette sainte que je vénérais tant, battait dans le creux de ma main ! Le Père Denis Lecompte m’expliqua alors qu’à l’époque où vivait sainte Elisabeth, Cambrai était une ville libre d’Empire comme l’étaient les principautés d’Allemagne et les contacts étaient fréquents. Déjà impressionnée par la dévotion mariale qu’elle partageait et qui se vivait à Cambrai, Elisabeth avait procédé à de grandes largesses tant pour les travaux d’achèvement de la Cathédrale Notre-Dame de Cambrai, qu’en faveur des plus nécessiteux et défavorisés de la ville. Selon les archives, l’évêque de Cambrai se trouvait à Marbourg au moment de la mort d’Elisabeth.
C’est à cette occasion qu’il dût ramener le cœur à la Cathédrale, avant même la canonisation de 1235, tant la renommée d’Elisabeth était grande. Par la suite, le patronyme de sainte Elisabeth fut donné à des chapelles, des églises, des béguinages, des établissements hospitaliers aussi bien à Cambrai que dans la région. De même furent réalisés des sceaux, des miniatures, des gravures, deux offices de sa fête à Cambrai. La bibliothèque municipale possède encore trois importants manuscrits concernant sainte Elisabeth. Jusqu’à la Révolution Française, le cœur était vénéré dans l’ancienne cathédrale. Dès 1235, l’année de la canonisation de sainte Elisabeth, un autel fut consacré avec le cœur. Puis, lors des travaux de 1239, une chapelle fut dédiée à sainte Elisabeth de Hongrie, en position d’honneur, juste à droite de la chapelle axiale dédiée à la Sainte Trinité, celle qui recevra en son temps l’Icône Notre-Dame de Grâce. Aux Archives départementales du Nord, il est possible de consulter différents inventaires historiques des Reliques de la Cathédrale de Cambrai. Nous possédons notamment deux indications concernant le cœur de sainte Elisabeth à la date du 20 septembre 1401 : « Item une relique d’argent a maniere de pume ou il y a escript autour : de corde sancte Elizabeth …Item une petite relique ronde ou est escript autour : cor sancte Elisabeth ».
Jusqu’à la Révolution Française, le cœur était vénéré dans l’ancienne Cathédrale. La Révolution entraîna malheureusement de profondes fractures dans la continuité historique des biens et des traditions. Ceci étant, quelques réalités des plus précieuses furent sauvegardées. Pour ce qui est de sainte Elisabeth, la relique de son cœur fut enchâssée à l’arrière du Maître autel, dans le déambulatoire de l’actuelle Cathédrale, en face du monument funéraire de Fénelon; à l’entrée de ce déambulatoire un vitrail représente précisément sainte Elisabeth de Hongrie. La pierre de l’autel fut travaillée en forme de cœur (35cm x 35 cm) pour recevoir le reliquaire.
En 1990, un malotru arracha le reliquaire pour s’emparer du métal précieux. Le cœur, ôté de son reliquaire et jeté à terre par les voleurs, fut retrouvé en poussières sur le sol par l’Archiprêtre de la Cathédrale et par le Chancelier de l’Archevêché de Cambrai, qui le recueillirent alors précieusement. Le cœur fut ensuite sauvegardé grâce à l’actuel Archiprêtre le père Denis Lecompte. Il le déposa provisoirement dans un nouveau petit reliquaire en or, lui-même en forme de cœur, mis sous scellé. Lorsque je lui dis qu’il avait sauvé le cœur de sainte Elisabeth de Hongrie, le Père Denis Lecompte, avec son humilité habituelle, se contenta de sourire. Mon émotion était immense. Immédiatement je décidais que le cœur de sainte Elisabeth serait le joyau de ma thèse. Il le fut. Quatre années se sont passées depuis ce jour, j’ai soutenu ma thèse sur la biographie de sainte Elisabeth à l’Université de Fribourg, le Père Denis Lecompte et moi sommes devenus de grands amis. Ceci dit, jamais je n’ai pu oublier ce moment où j’ai tenu le cœur d’Elisabeth dans le creux de ma main, battait-il ? Dans mon propre cœur, oui. D’un commun accord, nous décidâmes de donner au Jubilé des huit cent ans de la naissance de sainte Elisabeth de Hongrie, toute la magnificence qu’il méritait. En effet, plusieurs pèlerinages réunissant des fidèles, des pauvres et des malades, s’organisent actuellement en direction de Cambrai. Le cœur a fait l’objet de nombreux articles dans la presse. Un matin, le Père Xavier Snoëk, curé de la paroisse sainte Elisabeth, me propose de coordonner le colloque historique et spirituel qu’il organise dans le cadre de la semaine de jubilé de la naissance de sainte Elisabeth, du 10 au 10 novembre 2007. Intéressée par ce projet, je lui révèle que le cœur de sainte Elisabeth se trouve à Cambrai et qu’il serait très beau de le faire venir à Paris pour le vénérer dans le cadre du jubilé. Sa stupéfaction à cette annonce laissa rapidement place à son enthousiasme ! Il ignorait jusqu’à ce jour l’existence du cœur et un tel ornement pour le jubilé le comblait de joie. Je téléphonais alors à Monseigneur Garnier, Archevêque de Cambrai, pour lui demander son autorisation. Il me l’accorda en me rappelant qu’une telle relique est unique : Elisabeth n’a qu’un cœur et cette relique acquière d’autant plus d’importance que malheureusement, à Marbourg, le corps de sainte Elisabeth fut perdu lors des événements de la Réforme. Monseigneur n’acceptait qu’à condition que le cœur de sainte Elisabeth soit honoré comme il le mérite, avec très grand respect. Le Père Denis Lecompte accepta également mon projet. J’annonçais alors au Père Xavier Snoëk les autorisations données. En excellent organisateur, il se mit tout de suite au travail : une grande procession se fera à Paris, avec la relique du cœur de sainte Elisabeth de Hongrie, portée par le Père Denis Lecompte, jusqu’à la cathédrale Notre-Dame où sera célébrée une messe solennelle présidée par Monseigneur André Vingt-trois, Cardinal et Archevêque de Paris. N’oublions pas le message de sainte Elisabeth : « Nous avons l’obligation de rendre les gens heureux ». Le cœur d’Elisabeth était pour les pauvres et les malades, espérons que beaucoup d’entre eux viendront à cette procession.
Suzanne de La Messelière Docteur designata en Théologie de l’Université de Fribourg/Suisse, D.E.A. Histoire des religions, Paris IV Sorbonne, Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, Auteur de la Thèse : « Sainte Elisabeth de Hongrie, biographie et hagiographie », soutenue en 2007 à l’Université de Fribourg / Suisse.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, interrogé par un journaliste :
— Il y a deux jours, il y a eu un acte de sabotage sur une voie ferrée en Pologne. Les autorités ont été promptes à suggérer, et même déclarer, que la Russie était clairement impliquée. Mais le Premier ministre Tusk vient de dire que deux citoyens ukrainiens étaient impliqués dans ce sabotage. Un commentaire ?
— D’abord, il aurait été très étrange que la Russie ne soit pas d’abord tenue pour responsable. La Russie est tenue pour responsable de toutes les manifestations de guerre hybride et directe qui se passent. En Pologne, tout le monde veut être à l’avant-garde de l’Europe, et la russophobie y fleurit pleinement. Mais le fait que des citoyens ukrainiens soient de nouveau impliqués dans des actes de sabotage et de terrorisme contre des infrastructures essentielles est remarquable. Si j’étais à la place des Polonais, des Allemands, des Français, je commencerais à y réfléchir. Parce que souvenons-nous du Nord Stream. Les Polonais détiennent un suspect lié à l’explosion. Des demandes d’extradition ont été formulées par l’Allemagne. Qu’on fait les Polonais ? Ils ne l’extradent pas. Ils sont dans la confusion. Les arbres leur cachent la forêt. Et s’ils continuent à jouer avec le feu de cette manière, ils feront face à de graves conséquences. En outre, en raison des déclarations que la Russie mène une prétendue guerre d’agression, les citoyens ukrainiens peuvent faire tout ce qu’ils veulent et ne feront face à aucune conséquence. Oui, c’est ce que le même Tusk a dit. Le même Tusk, couvrant ce citoyen ukrainien détenu et accusé d’être impliqué dans les explosions du Nord Stream, a dit que c’était justifié par de si nobles buts. Alors on peut même s’engager dans le terrorisme.
Addendum. Puis les deux informations ont été combinées : ce sont des Ukrainiens payés par la Russie… Et ils se sont enfuis aussitôt en Biélorussie. (En passant à travers le mur, grâce à leurs super-pouvoirs.)
Tout à l’heure à 17h sera retransmis de la salle Zaryadye de Moscou la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome de Rachmaninov, par le Chœur académique d’Etat de Russie, sous la direction de son nouveau chef Iekaterina Antonenko (cela commence à 35′). En prélude le célèbre Notre Père de Nikolaï Golovanov, ainsi que, de Nikolaï Daniline (qui créa les Vêpres de Rachmaninov en 2015), l’hymne de Siméon et l’hymne à la Vierge de la divine liturgie de saint Basile (En toi se réjouissent…), et le kondak de la Dormition (Ni le tombeau ni la mort n’ont pu te retenir…) par Rachmaninov.
Le concert est donné en l’honneur du martyr saint Tikhon patriarche de Moscou de 1917 à 1925, dont c’est la fête aujourd’hui. (La divine liturgie retransmise par Soyouz ce matin était celle qui était célébrée au monastère Donskoï où se trouvent ses reliques.) On rappellera que le Chœur académique d’Etat de Russie a été créé en 1936, en pleine terreur antichrétienne…
Les 20 pièces de la liturgie de saint Jean Chrysostome par Rachmaninov :
• La grande litanie. • La première antienne : Bénis le Seigneur ô mon âme (psaume 102). • La deuxième antienne : Fils unique et Verbe de Dieu. • La troisième antienne : les Béatitudes. • La petite entrée : Venez, adorons… • Le Trisagion. (• Litanie après l’évangile.) • Hymne des chérubins. (• Litanie.) • Credo. • Préface : Miséricorde de paix… Il est digne et juste d’adorer… Sanctus. • Juste après les paroles de la l’institution de l’Eucharistie : Nous te chantons, nous te bénissons… • L’hymne à la Mère de Dieu : Il est digne en vérité de te célébrer… • Le Notre Père. (• A l’élévation : Un seul est saint…) • Communion : Louez le Seigneur (psaume 148). • Après la communion : Nous avons vu la vraie lumière… • Hymne d’action de grâce : Que nos lèvres soient remplies de ta louange… (• Béni soit le nom du Seigneur…) (• Renvoi.)