Et pendant ce temps-là

La Russie, dont l’économie est détruite depuis 2022 grâce aux sanctions, est sur le point de lancer le premier exemplaire de sa nouvelle fusée Soyouz-5 (c’est la maquette qui est à droite des précédentes sur la photo).

Les éléments sont arrivés à Baïkonour et le premier test de lancement est prévu pour le 24 décembre.

Soyouz-5 est une fusée de 61,8 m de haut et 4,1 m de diamètre. Elle pèse 534 tonnes et est propulsée par le moteur le plus puissant qui ait jamais existé, développant une poussée de 726 tonnes.

Soyouz-5 (aux composants « eco-friendly ») aura une capacité d’emport deux fois supérieure à Soyouz-2 et sera une fois et demie plus économique. Il est prévu qu’elle entre pleinement en activité en 2028.

Leur démocratie

Admirable article de Libération ce matin, annonçant le nouvel arsenal de censure concocté par la Commission européenne : le « bouclier démocratique » contre la « falsification des faits » due aux « ingérences russes ».

Et l’article, qui résume la chose, est un exemple type de falsification des faits…

On assène qu’il s’agit de combattre la « guerre d’influence » que mènent les Russes. Exemple : l’élection présidentielle roumaine.

Or le gouvernement roumain russophobe lui-même a fini par admettre qu’après enquête approfondie on n’avait trouvé aucune preuve d’une quelconque influence russe. Aussi l’UE et Libération sont-ils obligés de glisser qu’on parle ici de « soupçons d’ingérence étrangère »…

Puis vient un intertitre : « Câbles sous-marins ».

Ce qui laisse clairement entendre que les Russes ont saboté des câbles sous-marins. L’expression est en fait reprise d’une citation de Nathalie Loiseau, qui se garde bien de dénoncer ouvertement les Russes, ce qui la rendrait encore plus stupide qu’elle ne l’est : « Les processus électoraux doivent être considérés comme des infrastructures critiques, au même titre que des câbles sous-marins. »

Enfin Libération souligne que pour les journalistes de Reporters sans frontières le dispositif de censure européenne ne va pas assez loin…

Saint Martin Ier

La liturgie byzantine honore « notre saint Père Martin pape de Rome » de nombreux tropaires propres : les stichères des vêpres et le canon des matines. Voici l’apolytikion par le P. Nicodème Kabarnos.

Θείοις δόγμασι, τῆς εὐσέβειας, ὑπεστήριξας, τὴν Ἐκκλησίαν, ὦ Μαρτίνε ἱεράρχα Θεόσοφε, τὸν γὰρ Χριστὸν διπλοῦν ὄντα ταὶς φύσεσιν, ὁμολογήσας τὴν πλάνην κατήσχυνας. Πάτερ Ὅσιε Χριστὸν τὸν Θεὸν ἱκέτευε, δωρήσασθαι ἠμὶν τὸ μέγα ἔλεος.

Par les dogmes divins de la piété, tu as soutenu l’Église, ô Martin, hiérarque théosophe, car en confessant que le Christ est double en natures tu as fait honte à l’erreur. Père saint, implore le Christ Dieu, afin qu’il nous accorde la grande miséricorde.