Toussaint

Fra Angelico, prédelle de l’autel du couvent Saint-Dominique de Fiesole, 1423.

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus 1a profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.

Heureuse en vérité, l’Église notre mère, d’être ainsi honorée des marques éclatantes de la miséricorde divine, empourprée du noble sang des Martyrs victorieux, parée du vêtement blanc de l’inviolable fidélité des Vierges ! Ni les roses, ni les lis ne manquent parmi ses fleurs. Et maintenant, très chers frères, que chacun de nous s’efforce d’acquérir la plus ample provision de titres à ces deux sortes d’honneurs, et de mériter, ou la couronne blanche de la virginité ou la couronne pourpre du martyre. Car, dans la milice des cieux, le repos et la lutte ont leurs fleurs pour couronner les soldats du Christ.

L’immense et ineffable bonté de Dieu a même eu soin de ne pas prolonger le temps des travaux et du combat, et de ne le faire ni long, ni éternel, mais court, et pour ainsi dire, d’un moment. Elle a voulu que les combats et les travaux fussent pour cette vie passagère et vite écoulée ; les couronnes et les récompenses du mérite, pour la vie éternelle ; que les travaux finissent promptement, que la récompense des mérites durât toujours ; qu’après les ténèbres de ce monde, il fût donné aux Saints de jouir de la plus resplendissante lumière, et de posséder une béatitude plus grande que le cruel excès de toutes les souffrances. Et voilà ce qu’attesté l’Apôtre quand il dit : « Les souffrances du temps n’ont aucune proportion avec la gloire qui doit un jour éclater en nous. »

Saint Bède, sermon 18 des saints, leçons des matines au deuxième nocturne.

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L’introït.

Le graduel.

L’alléluia.

L’offertoire.

La communion.

L’invitatoire des matines.

Le premier répons des matines.

L’hymne des vêpres.

De la férie

℟. Tua est poténtia, tuum regnum, Dómine: tu es super omnes gentes : * Da pacem, Dómine, in diébus nostris.
℣. Creátor ómnium, Deus, terríbilis et fortis, justus et miséricors,
℟. Da pacem, Dómine, in diébus nostris.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Da pacem, Dómine, in diébus nostris.

℟. A vous la puissance, à vous la royauté, Seigneur : vous dominez sur toutes les nations : * Donnez la paix, Seigneur, à nos jours.
℣. Créateur de toutes choses, Dieu terrible et fort, juste et miséricordieux,
℟. Donnez la paix, Seigneur, à nos jours.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit
℟. Donnez la paix, Seigneur, à nos jours.

Le dernier répons des matines s’inspire d’abord de la prière de David à la fin du second livre des chroniques :

Tua est, Domine, magnificentia, et potentia, et gloria, atque victoria : et tibi laus : cuncta enim quæ in cælo sunt et in terra, tua sunt : tuum, Domine, regnum, et tu es super omnes principes….

La suite (Da pacem…) s’inspire de l’Ecclésiastique 50,25 :

(Deus) det nobis jucunditatem cordis, et fieri pacem in diebus nostris in Israël per dies sempiternos.

Le verset vient de la prière de Néhémie selon le second livre des Maccabées :

Et Nehemiæ erat oratio hunc habens modum : Domine Deus omnium creator, terribilis et fortis, justus et misericors, qui solus est bonus rex…

Des journalistes sourds…

Hier Vladimir Poutine a rencontré des soldats blessés dans un hôpital. Il leur a montré les deux icônes qui lui ont été offertes le jour de son anniversaire par des soldats qui ont échappé à la mort grâce à ces icônes. Puis il a longuement parlé avec eux. Dans la partie publique, il a indiqué que l’armée russe était prête à accueillir des journalistes étrangers à Koupiansk et à Pokrovsk, pour qu’ils voient par eux-mêmes l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes (des milliers de soldats dans chaque ville) nié par la propagande ukrainienne. Puis il a rappelé l’essai réussi du missile à propulsion nucléaire qui a parcouru 1.400 km (« avec un réacteur 1000 fois moins puissant que celui d’un sous-marin »), soulignant que cette avancée technologique servirait aussi dans la vie civile et se trouve déjà intégré au programme spatial, et il a ajouté qu’hier (le 28 octobre) a été testé avec succès un drone sous-marin à propulsion nucléaire, le Poséidon, plus puissant que le missile intercontinental Sarmat, alors qu’il n’y a déjà rien dans le monde qui soit comparable au Sarmat. Et Poutine demande alors d’enlever les caméras : « Nous allons parler entre nous. »

Si je rapporte tout cela, c’est parce que les journalistes ont abondamment évoqué le Poséidon, mais qu’ils n’ont rien dit de la proposition que Poutine venait de leur faire. Pas un mot. Pas la moindre réponse. Ils n’iront pas. Ils ne feront pas leur travail. Parce qu’ils doivent protéger la propagande ukrainienne, et non dire la vérité. Voici exactement ce que Poutine a proposé en vain :

« En deux endroits, comme vous le savez, à Koupiansk et à Krasnoarmeïsk, l’ennemi est bloqué par encerclement. J’ai évoqué la question avec les commandants, et ils ne voient pas d’objection à envoyer des représentants des médias dans la zone d’encerclement, des journalistes étrangers et des journalistes ukrainiens, afin qu’ils voient de leurs propres yeux ce qui se passe là, afin qu’ils soient convaincus de l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes, et afin que les dirigeants politiques de l’Ukraine prennent des décisions appropriées quant au sort de leurs citoyens et de leurs soldats. Nous sommes seulement préoccupés par une chose, qu’il n’y ait pas de provocations du côté ukrainien. Nous sommes prêts à interrompre les hostilités pendant plusieurs heures, afin que ces groupes de journalistes entrent dans la partie encerclée, voient ce qui s’y passe, parlent aux soldats ukrainiens, et repartent. La seule question est de savoir si la partie ukrainienne est prête à cela. »

(Il est regrettable que les Russes continuent d’appeler Pokrovsk « Armée rouge », alors que le nom donné par les Ukrainiens fait référence à la Protection de la Mère de Dieu…)

Le nouveau talion

La loi du talion, c’est un pour un. Les nouveaux juifs l’ont modifiée : c’est 100 pour 1.

L’armée israélienne a violé le cessez-le-feu parce qu’un des ses soldats avait été tué en violation du cessez-le-feu.

Les bombardements de représailles ont fait 104 morts.

Dont 46 enfants.

46 futurs terroristes heureusement éliminés.

Et ils sont en liberté…

Jean-Noël Barrot est toujours ministre des Affaires étrangères. Et c’est déjà son quatrième gouvernement (Barnier, Bayrou, Lecornu, Bis-cornu). Toujours aussi allumé, de plus en plus délirant. Il est l’illustration de ce drame de la pénurie de psychiatres.

Mais il y aussi celui qui est aujourd’hui monsieur 11% dans les sondages, qui se croit toujours président de la République…