Le délire continue

Le général Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des Armées françaises :

« Le premier objectif que j’ai donné aux armées, c’est de se tenir prêtes à un choc dans trois, quatre ans qui serait une forme de test – peut-être le test existe déjà sous des formes hybrides – mais peut-être plus violent. La Russie est un pays qui peut être tenté de poursuivre la guerre sur notre continent et c’est l’élément déterminant dans ce que je prépare. »

L’inéluctable dérive euthanasique d’un monde barbare

Au Canada, lors d’une audition de la commission parlementaire des finances, Krista Carr, PDG d’Inclusion Canada (organisation d’aide aux personnes mentalement déficientes), a déclaré que depuis l’extension de la loi sur l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas en « phase terminale », de nombreux Canadiens handicapés subissent des pressions de leur médecin pour se faire euthanasier :

« Les personnes handicapées ont désormais très peur, dans de nombreuses circonstances, de se présenter au système de santé pour des problèmes de santé courants, car l’aide médicale à mourir est souvent suggérée comme solution à ce qui est considéré comme une souffrance intolérable. »

Elle a précisé que l’état de santé de ces personnes les rend vulnérables à la « mentalité euthanasique » qui règne dans les hôpitaux. De plus, la pauvreté est également considérée comme une « souffrance intolérable », ce qui rend éligible à « l’aide médicale à mourir ».

Des documents de médecins de l’Ontario, de l’an dernier, confirment que des Canadiens sont conduits à choisir l’euthanasie à cause de la pauvreté et de la solitude.

Dans un cas, un médecin a révélé qu’un travailleur d’âge moyen, dont les blessures à la cheville et au dos l’avaient rendu incapable de travailler, estimait que le soutien insuffisant du gouvernement « ne lui laissait d’autre choix que de recourir à l’aide médicale à mourir ».

Parmi les autres cas, on peut citer celui d’une femme obèse qui se décrivait comme un « corps inutile qui prend de la place », ce qui, selon un médecin, répondait aux critères de l’aide médicale à mourir, car l’obésité est « une condition médicale qui est en effet grave et irrémédiable ».

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En Belgique, Siska, 26 ans, va être euthanasiée dans les prochains jours. Parce qu’elle souffre de dépression profonde depuis ses 13 ans et qu’elle n’a jamais pu obtenir les soins qui lui auraient permis de surmonter ses problèmes.

Au contraire, à 17 ans, elle a dû passer plusieurs semaines en cellule d’isolement. Comme il n’y a pas suffisamment de personnel pour veiller à la sécurité du patient, celui-ci doit dormir sans oreiller ni couverture. Siska y a terriblement souffert de la solitude, alors que justement, elle avait besoin de soutien. « La porte est verrouillée et tu dois attendre qu’on vienne te chercher (…) ils n’ont pas le temps de venir s’occuper de toi », témoigne-t-elle.

Elle espère que son euthanasie fera changer les choses…

De la férie

La première notice du martyrologe évoque sainte Marie Salomé, la mère des apôtres saint Jean et saint Jacques, et l’une des myrophores. Je l’ai évoquée l’an dernier.

L’avant-dernière notice dit :

In Túscia sancti Donáti Scoti, Epíscopi Fæsuláni.

En Toscane, saint Donat, « Ecossais », évêque de Fiésole.

En réalité, à l’époque, Scot veut dire irlandais. Donat est un nom latin (donatus, donné), mais son vrai nom est Donagh. Jeune lettré élevé au monastère d’Inis Cealtra, ordonné prêtre, vers 816 il se rendit en pèlerinage à Rome. S’en retournant il passa par Fiesole, où le peuple voulut aussitôt qu’il devienne l’évêque de la ville. Il le fut pendant 47 ans et eut une grande influence en Toscane. Il répandit la dévotion à sainte Brigitte de Kildare en écrivant sa vie, en vers : Vita metrica sancta Brigida. Le texte est parsemé de petits poèmes dont le plus connu est celui où il décrit la beauté de l’Irlande et la piété des Irlandais. Plus tard on inventera une sainte Brigitte de Fiésole, venue avec Donat et un certain André, qui éclipsera dans la région sainte Brigitte de Kildare…

Les ruines d’Inis Cealtra et son église Sainte-Brigitte.

Poutine dans l’UE…

La rencontre annoncée de Poutine et Trump à Budapest fait hurler évidemment les eurocrates et tous les russophobes compulsifs européens. Parce que ce sera une nouvelle preuve que leurs sanctions ne fonctionnent pas, et parce que ce sera une énorme claque pour eux si Poutine et Trump se rencontrent dans une capitale de l’UE pour parler de l’Ukraine sans aucun représentant de l’UE…

On parle de cette rencontre tant à Washington qu’à Moscou sans même évoquer un seul instant le fait que théoriquement Poutine ne peut pas venir en avion dans un pays de l’UE : l’espace aérien de l’UE est fermé à tous les aéronefs russes depuis 2022.

Le ministre polonais Sikorski a déclaré que dans le cas où Poutine survolerait la Pologne, si un tribunal le demandait, les autorités polonaises devraient obliger l’avion à atterrir pour arrêter Poutine et le transférer à La Haye.

« Je ne peux même pas imaginer qu’il traverse notre espace aérien, dit le ministre lituanien. Il n’y a pas de place en Europe pour les criminels de guerre. Le seul endroit où Poutine a sa place en Europe, c’est à La Haye, devant le Tribunal. »

Mais on sait désormais par où va passer Poutine. En marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, hier, le ministre bulgare Georg Georgiev a déclaré que son pays laisserait passer l’avion russe : « Lorsque des efforts sont faits pour parvenir à la paix, si la condition pour y parvenir est d’organiser une telle rencontre, il est tout à fait logique que cette rencontre fasse l’objet d’une médiation par tous les moyens possibles. »

De fait entre la mer Noire et Budapest il y a que la Bulgarie et la Serbie, et les liaisons aériennes de Belgrade avec la Russie continuent comme avant (et plus qu’avant puisque l’aéroport de Belgrade est le seul en Europe occidentale à assurer la liaison).