A l’occasion de la fête des pères en Russie, hier, l’agence TASS a publié une longue interview d’un père de famille, Joseph Schutzman, venu s’installer en Russie en 2023 avec sa femme et ses sept, bientôt huit enfants. L’un et l’autre sont issus de familles catholiques nombreuses. Joseph Schutzman a occupé des postes de direction chez Microsoft, Oracle, Red Hat. Aujourd’hui il tient le blog « Home in Russia » et avec son compatriote Eddie Gonzales ils ont une émission-débat politique intitulée « Russia Up Close ». Voici une traduction de cette interview. La fin est fort intéressante, dans sa tentative de description de ce qu’est la Russie « aux 197 cultures ». Le passage sur la liberté d’expression l’est également.
Da, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, sancti Joánnis Confessóris exémplo in scientia Sanctórum proficiéntes atque áliis misericórdiam exhibéntes ; eius méritis, indulgéntiam apud te consequámur.
Nous vous en prions, Dieu tout-puissant, faites que, progressant dans la science des Saints et montrant de la compassion envers nos frères, à l’exemple du saint Confesseur Jean, nous puissions, grâce à ses mérites, trouver indulgence auprès de vous.
J’ai souvent évoqué saint Jean de Kenty (par exemple ici ou là). Canonisé en 1767, il a supplanté le jeune diacre saint Maxime d’Aveia, copatron de la cathédrale d’Aquila, martyr sous Dèce vers 250. Il avait environ 22 ans.
Le martyrologe dit:
Dans la cité d’Aveia, près d’Aquila, dans les Abruzzes, l’anniversaire du bienheureux Maxime, diacre et martyr. Désireux du martyre, il se présenta de lui-même aux persécuteurs qui le recherchaient, et, après une confession généreuse, fut étendu et torturé sur le chevalet, puis meurtri de coups de bâton ; il mourut enfin précipité d’un lieu élevé.
Saint Maxime d’Aveia par Jules César Bedeschini, début du XVIIe siècle, pour l’archevêché d’Aquila. Musée national des Abruzzes.
Salus pópuli ego sum, dicit Dóminus : de quacúmque tribulatióne clamáverint ad me, exáudiam eos : et ero illórum Dóminus in perpétuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur, dans toutes leurs tribulations, s’ils m’invoquent, je les exaucerai et je serai leur Seigneur à jamais.
L’introït de ce dimanche est le seul de tout le temporal à ne pas être pris d’un psaume, ou d’un autre texte de l’Ecriture. Par son premier mot « salus » il évoque les saints Côme et Damien, les saints médecins anargyres et martyrs, car cette messe était dans l’antiquité la messe du dimanche avant la fête des saints Côme et Damien, le 27 septembre, et la station romaine était dans leur église. Les deux médecins soignaient aussi efficacement que gratuitement : ils étaient le salut du peuple, en rendant la santé, le même mot évoquant à la fois le retour à la santé et le salut éternel, comme on le voit souvent dans l’Evangile quand Jésus dit au malade qu’il a guéri : « Ta foi t’a sauvé. » Or bien sûr le véritable salut du peuple, le salut éternel, c’est le Christ, auquel renvoient nos deux médecins.
Au VIIIe siècle, Grégoire II fit de cet introït celui du jeudi de la mi-carême, qui célèbre précisément les saints Côme et Damien (sanctórum tuórum Cosmæ et Damiáni beáta sollémnitas, dit la collecte). Cette messe de la mi-carême est vraiment centrée sur l’activité des guérisseurs comme symbole du salut éternel. Celle de ce dimanche l’est moins, mais la collecte demande bien que nous soyons « dispos de corps et d’esprit », et la prière après la communion est très… médicale, insistant sur le remède divin qu’on vient de prendre :
Tua nos, Dómine, medicinális operátio, et a nostris perversitátibus cleménter expédiat, et tuis semper fáciat inhærére mandátis. Per Dóminum.
Que ton opération médicinale, Seigneur, nous débarrasse de nos perversités et nous rende toujours attachés à tes commandements.
Une Belge qui veut se faire euthanasier a décidé d’« euthanasier » sa chienne d’abord. Parce que sinon, après, Zenia sera trop malheureuse.
Une association animaliste ayant appris la chose a kidnappé la chienne et a porté l’affaire devant la justice, et a ouvert une cagnotte pour payer les frais.
En fait rien n’interdit de faire tuer un animal, surtout dans un pays où l’on peut tuer légalement les gens, donc on ne voit pas ce que la justice a à y voir.
Mais voilà qui ouvre de nouveaux horizons pour l’euthanasie : Si mamy veut se faire euthanasier, il faut d’abord euthanasier papy pour qu’il ne soit pas trop triste après. Et puis les enfant aussi, non ?
L’Oréal a déposé 31 demandes d’enregistrement de ses marques en Russie en 2025, soit plus du double des demandes déposées entre 2022 et 2024. Au 17 octobre, 11 d’entre elles ont été enregistrées, dont Mixa.
Il ne se passe pas de semaine qu’une grande entreprise occidentale, japonaise ou sud-coréenne ayant rompu les ponts avec la Russie en 2022, dépose de telles demandes. Mais L’Oréal est à part : c’est la plus importante, c’est l’une des premières à avoir affirmé dès le début de la guerre qu’elle ne travaillait plus du tout avec la Russie, et c’est elle qui a déposé le plus de demandes d’enregistrements depuis… le début de la guerre…