Citations

Robert Fico à propos de Boris Johnson qui « mettait à genoux la Russie » :

« Mais celui qui connaît les Russes sait que s’ils sont à genoux, c’est parce qu’ils renouent leurs lacets. »

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Viktor Orban :

« L’Europe est en guerre, selon les dirigeants européens, y compris ceux des plus grands Etats-nations et les responsables des institutions européennes : ils parlent de la guerre russo-ukrainienne comme s’il s’agissait de notre propre guerre et que l’Europe était en guerre. Mais n’omettons pas un détail non négligeable : le traité fondateur de l’UE, qui n’est pas partout parfaitement clair, mais qui est particulièrement clair, décisif et compréhensible dans ce cas précis, stipule que la politique étrangère et de sécurité de l’UE relève exclusivement des Etats membres et du Conseil qui les réunit. Cela signifie qu’il n’est pas assigné de rôle ici à la Commission. Pourtant, comme on peut le voir tous les jours, la présidente de la Commission, Mme von der Leyen, sillonne le monde sans jamais s’arrêter de parler de guerre, un sujet pour lequel elle n’a aucun mandat ni compétence. Cela montre clairement qu’il y a une sorte de psychose guerrière, une sorte de compétition en Europe pour savoir qui présente les positions les plus pro-guerre.

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Catherine Vautrin, ministre des Armées :

« Si dans le soutien à l’Ukraine nous remarquons que la Russie euh malgré euh les discussions euh éventuelles de pourparlers continue au quotidien à bombarder et à bombarder notamment euh des événements… des éléments stratégiques majeurs euh, je pense par exemple à tous euh les éléments de nucléaire euh pardon de chauffage extrêmement importants… »

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Errol Musk (le père d’Elon) à la soirée du 20e anniversaire d’RT au Bolchoï :

« Je serais allergique à regarder quelque chose qui essaie de me faire un lavage de cerveau. Je ne le regarderais pas. Mais j’ai trouvé que RT propose des reportages équilibrés et des informations intéressantes et utiles. Si on compare cela à des chaînes comme CNN, ABC, NBC, BBC, je ne vois que des âneries qu’elles diffusent, en présumant que leurs téléspectateurs sont stupides. »

Saint Luc

Dans la liturgie byzantine, l’apolitykion de saint Luc est celui des apôtres. Mais le kondakion est propre :

Μαθητὴς γενόμενος τοῦ Θεοῦ Λόγου, σὺν τῷ Παύλῳ ἅπασαν, ἐφωταγώγησας τὴν γῆν, καὶ τὴν ἀχλὺν ἀπεδίωξας, τὸ θεῖον γράψας, Χριστοῦ Εὐαγγέλιον.

Disciple du Verbe divin, tu as illuminé la terre entière avec saint Paul et chassé les ténèbres en écrivant l’Évangile du Christ.

L’épitre de la divine liturgie est la fin de l’épître aux Colossiens, quand saint Paul énumère ses collaborateurs qui saluent les Colossiens, dont Luc, « le médecin, qui m’est très cher ». La liturgie latine a choisi le passage de la seconde épître aux Corinthiens, où saint Paul dit qu’il leur a envoyé, en compagnie de Tite, « un frère, dont la louange, en ce qui concerne l’Evangile, est répandue dans toutes les églises », et qui en outre « a été choisi par les églises comme notre compagnon de voyage » pour la collecte.

Il est étonnant que saint Paul ne nomme pas ce frère exceptionnel. Avec certains pères dont saint Jérôme qui l’affirme), la liturgie y voit saint Luc, à cause de « l’Evangile » (mais il ne s’agit manifestement pas du livre de saint Luc), et parce qu’il a été effectivement l’un des principaux compagnons de voyage de saint Paul, mais d’autres noms ont été avancés.

L’évangile de la liturgie latine est le début du chapitre 10 de saint Luc, quand le Seigneur envoie en mission 72 disciples, selon le texte latin, 70 selon le texte grec, deux à deux. Dans la liturgie byzantine, l’évangile est la suite : quand ces disciples reviennent. Certains pères ont considéré que saint Luc faisait partie de ces disciples, dont il est le seul à parler. Mais il paraît bien dire dès le début de son évangile qu’il n’a pas été témoin oculaire de la vie de Jésus.

Sainte Marguerite-Marie

Entrée dans l’ordre de la Visitation (1671), elle commença aussitôt à briller du resplendissement de la vie religieuse. Dieu la gratifia d’un don supérieur d’oraison et d’autres faveurs spirituelles, ainsi que de fréquentes visions. La plus célèbre de toutes fut celle-ci : Jésus s’offrit lui-même à ses regards, pendant qu’elle priait devant le Saint-Sacrement exposé, lui montra, dans sa poitrine ouverte, son divin Cœur tout enflammé et entouré d’épines, et lui prescrivit, par égard pour son immense amour et pour expier les injures des hommes ingrats, de s’appliquer à faire établir un culte public à son Cœur, lui promettant en retour les abondantes largesses du trésor divin (1675). Comme son humilité la rendait hésitante et qu’elle s’avouait incapable d’une si grande œuvre, le Sauveur très aimant la réconforta et lui désigna en même temps Claude de la Colombière, homme d’une sainteté éminente, pour être son guide et son soutien. Puis il l’encouragea par l’espérance de la souveraine utilité que l’Église a retirée dans la suite, en effet, du culte du divin Cœur.

Marguerite s’efforça, avec tout son zèle, de réaliser les ordres du divin Rédempteur. Et cependant les épreuves nombreuses ne lui manquèrent pas, ni les âpres critiques de ceux qui répétaient qu’elle était victime d’une vaine imagination. Elle supporta tout cela avec égalité d’âme; bien plus, elle le regardait comme un gain, estimant que par les opprobres et les souffrances, elle serait une hostie agréable à Dieu et en retirerait de plus grands secours pour accomplir son œuvre. Toute florissante de perfection religieuse et, par la contemplation des vérités éternelles, chaque jour plus unie au céleste époux, elle s’envola vers lui, âgée de quarante-trois ans, l’an de la Rédemption 1690. Des miracles la rendirent célèbre ; Benoît XV l’inscrivit au nombre des Saints (1920), et le Pape Pie XI étendit sa fête à l’Église universelle (1929).

(Bréviaire)

Si même la presse anglaise s’y met…

The Spectator est le plus ancien magazine britannique, qui appartient aujourd’hui au groupe Telegraph. Le voilà qui publie un article sur la politique de Zelensky à Odessa qualifiée d’« erreur stratégique fatale » et même de « suicide national ». L’auteur est Anastasia Piliavsky, enseignante au Kings’ College, et habitant Odessa. La parution d’un tel article dans un tel magazine aurait été absolument inconcevable il y a quelques mois. Traduction intégrale, parce que ce n’est vraiment pas anodin.

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Une mosquée au Vatican

Je croyais que c’était une blague, mais non. On aura vraiment tout vu : une « salle de prière » pour les musulmans a été aménagée dans la Bibliothèque apostolique du Vatican.

Il n’y a (encore) aucun musulman habitant le Vatican. Mais des « chercheurs musulmans » fréquentent la Bibliothèque et ils ont demandé une salle de prière. Qui leur a donc été accordée. Et le Vatican fournit les tapis de prière.

Le P. Giacomo Cardinali, vice-directeur, explique : « Nous sommes une bibliothèque mondiale. »

L’Agence internationale de presse coranique, qui répercute l’information parue dans La Repubblica, souligne goulûment que cette bibliothèque « est considérée comme le cœur intellectuel de l’Eglise catholique »…

L’union des journalistes orthodoxes ukrainiens, qui répercute également l’information, rappelle :

À titre de comparaison, la ville sacrée de La Mecque en Arabie saoudite, qui accueille chaque année neuf millions de pèlerins, est strictement interdite aux non-musulmans. Selon la législation saoudienne, les représentants d’autres religions n’ont pas le droit d’entrer dans la ville sous peine de lourdes amendes, d’emprisonnement et d’expulsion.