Il semble qu’il se passe quelque chose de nouveau dans les discussions sur la guerre en Ukraine. Hier, Donald Trump a convoqué Zelensky à Davos alors qu’il n’avait pas l‘intention d’y aller. Hier soir, Vladimir Poutine a reçu pendant quatre heures l’envoyé spécial de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner, en présence de son conseiller Iouri Ouchakov. Aujourd’hui se tient à Abou Dhabi une réunion tripartite Russie-Etats-Unis-Ukraine. La délégation russe est composée exclusivement de militaires, sous la direction de l’amiral Igor Kostioukov, chef du département principal du renseignement de l’état-major russe.
L’argent par les fenêtres
Kaja Kallas, hier :
Aujourd’hui, l’UE a débloqué les premiers 10 millions d’euros destinés à la création d’un nouveau tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine. Les dirigeants russes sont responsables de cette guerre et ils doivent rendre des comptes. Il ne peut y avoir d’impunité.
Ce fut un plaisir de discuter avec Alain Berset et de signer le contrat avec le Conseil de l’Europe.
Après tout, si par hasard ce tribunal finissait par exister, il pourrait servir à juger la clique de Kiev coupable de génocide sur son propre peuple, de graves atteintes à la démocratie et aux libertés, de persécution religieuse et de discrimination linguistique.
La persécution en Ukraine

Le tribunal de Dnipro a prolongé de deux mois la détention « provisoire » du métropolite Arsène, abbé de Sviatogorsk.
Un professeur de médecine de Kiev a fait valoir que l’état de santé du métropolite exigeait des examens dans des cliniques spécialisées et que les médecins de Dnipro se sont « révélés totalement incompétents ». Il a déclaré que le métropolite a besoin d’un traitement hospitalier et d’une rééducation après un an et neuf mois passés en détention provisoire, et que les médicaments actuellement prescrits « non seulement ne sont d’aucune aide, mais ils sont même nocifs ».
Mais le juge est resté inflexible. L’abbé du grand monastère du Donbass est en prison sans jugement depuis le 24 avril 2024, il doit y rester, quel que soit son état de santé.
Rappelons qu’il a été arrêté pour avoir averti les fidèles dans une homélie qu’il y avait des barrages de l’armée à tel et tel endroit et avoir mis en ligne cette homélie (mise en ligne après la fin des barrages).
Pendant ce temps-là l’Eglise du pouvoir continue, mais à un moindre rythme, de voler les églises orthodoxes, et l’administration de « légaliser » les « transferts », comme hier encore à Kouzmine près de Khmelnitski.
Continuité bergoglienne
Léon XIV a nommé Carlo Roberto Maria Redaelli, jusqu’ici archevêque de Gorizia, secrétaire du dicastère pour le clergé. Il est l’un des plus farouches adversaires de la liturgie traditionnelle.
A l’assemblée de la conférence des évêques italiens, en 2018, Mgr Redaelli s’était fait le porte-parole des évêques qui condamnaient le motu proprio Summorum Pontificum. Messa in latino relatait :
Mgr Redaelli, évêque de Gorizia (dont nous savons qu’il a obtenu un diplôme en droit canonique à l’Université pontificale grégorienne) a affirmé que le Missel ancien de Jean XXIII avait été abrogé par Paul VI (contrairement à ce qu’affirme Benoît XVI dans le Motu Proprio) et que, par conséquent, Summorum Pontificum, dont les prémisses juridiques sont erronées, est inopérant dans la partie où il affirme la validité continue de l’ancien missel et reconnaît sa validité inchangée aujourd’hui. Pour cette raison, le motu proprio est un « non-sens » juridique et la liturgie « tridentine » n’a pas été légitimement rétablie par le motu proprio et ne peut être considérée comme libéralisée.
D’autre part, en 2017 il avait refusé de condamner le « mariage » d’un chef scout avec un homme. Il avait invité les fidèles à « réfléchir ensemble pour comprendre si, même à partir d’un événement aussi controversé, on peut recevoir des aspects de la grâce » et rappelait » l’invitation à accueillir, discerner et intégrer qui imprègne le magistère du pape François ».
Saint Raymond de Peñafort

• Sa collecte.
• Hymne du bréviaire dominicain.
• Son tombeau.
• Saint Raymond à Tossa de Mar.
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Le martyrologe dit aussi notamment :
Ancýræ, in Galátia, sancti Cleméntis Epíscopi, qui, sǽpius cruciátus, tandem, sub Diocletiáno Imperatóre, martýrium consummávit.
Ibídem sancti Agathángeli, qui eódem die, sub Lúcio Prǽside, passus est.
A Ancyre [Ankara], en Galatie, saint Clément évêque. Torturé à plusieurs reprises, il consomma enfin son martyre, sous l’empereur Dioclétien.
Au même lieu, saint Agathange, qui souffrit le même jour sous le préfet Lucius.
Saint Clément d’Ancyre et saint Agathange sont les deux martyrs célébrés ce jour dans la liturgie byzantine. Voici les stichères du lucernaire (ceux de Clément rappellent qu’il fut tué alors qu’il célébrait la messe) :
Tu fus le sarment de la Vigne de vie bêché de tous côtés par de labeurs mystiques : taillé dans les peines de l’ascèse en effet, puis retranché par le glaive du martyre, Père saint, tu nous as versé le vin de componction ; et, l’ayant bu à satiété, nous les fidèles, nous célébrons, bienheureux Clément, ta mémoire sacrée.
Après avoir offert, Pontife saint, le sacrifice parfait, l’admirable et surnaturelle oblation, toi-même tu t’offris en sacrifice ; et tu mêlas de tout cœur ton sang à celui de ton Seigneur ; purifié par lui, Bienheureux, tout entier, tu devins net, tout entier parfaitement consacré.
Toi qui sacrifiais l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde, faisant disparaître la corruption et la mort, bienheureux Pontife divin, tu fus immolé en victime sans défaut, devenant un même être avec lui par une mort semblable à la sienne et porteuse de vie, et tu as trouvé maintenant dans son royaume la béatitude méritée.
De la bonne nouvelle t’enrichit l’excellent pontife Clément dont tu fus le compagnon de route et de combat ; avec lui tu menas la divine course jusqu’au bout, Agathange, dans les souffrances et toutes sortes de châtiments jusqu’à recevoir la couronne à la fin et passer vers le royaume d’en-haut pour te réjouir avec les Anges en tout temps.
Desquamé par les grattoirs et lardé par le feu, exposé à la flamme de tous côtés, martyr Agathange, étendu sur le gril et cuit sur la braise comme un bon pain, tu fus présenté à la table des cieux, demandant au Maître d’épargner tout châtiment à ceux qui te vénèrent avec foi.
Tu enduras les fustigations et, tendu sur le bois, tu supportas les déchirements avec une endurance infinie, et sur la fin de tes combats, la tête tranchée, tu as arrosé des flots de ton sang toute la sainte Eglise qui célèbre ton éminente clarté, gloire des Martyrs aux multiples exploits.