Mercosur

Les ambassadeurs de l’UE ont approuvé le Mercosur ce matin à Bruxelles.

La France, la Pologne, l’Autriche, l’Irlande et la Hongrie ont voté contre, et la Belgique s’est abstenue parce que la Wallonie est contre et que la Flandre est pour…

La majorité qualifiée a été atteinte grâce à l’Italie, dont le vote a été acheté 45 milliards d’euros (une aide anticipée de la PAC).

Le vote formel par écrit doit avoir lieu vers 17 heures. Puis Ursule triomphante pourra s’envoler pour le Paraguay…

(La photo est du 20 juin mais elle résume parfaitement la situation d’aujourd’hui.)

Le Noisetier

En riposte à l’attaque contre la résidence présidentielle russe de Valdaï par les Ukrainiens, les Russes ont envoyé un « noisetier » (orechnik), leur nouveau missile hypersonique à têtes multiples. Il a été ainsi vérifié qu’il est indétectable : aucune installation ukrainienne ou de l’OTAN ne l’a vu passer.

La cible était sans doute le réservoir de gaz souterrain de Bilche-Volitsko-Uherske, le plus grand d’Europe : 17 milliards de mètres cubes.

Igor Zinkevitch, adjoint au maire de Lvov, qui avait fait état des explosions et demandé aux gens de rester chez eux, a déclaré qu’il n’y avait plus de pression de gaz dans les foyers.

Le « pétrolier russe »

Dans le cadre de leur spectacle vénézuélien, les Américains ont arraisonné un pétrolier de la « flotte fantôme russe », le Marinera, qui transportait du pétrole vénézuélien.

Sauf que le bateau n’est pas russe, et qu’il était vide (comme les photos américaines le montrent à l’évidence).

Il y a peu de temps le tanker s’appelait encore « Bella 1 » et il battait pavillon du Guyana. Il avait été l’un des quatre pétroliers… iraniens saisis par les Américains en 2020, et en juin 2024 il avait été inscrit sur la liste des sanctions pour son implication dans le financement des Houthis…

Lorsque les Américains ont demandé à l’équipage du Bella 1 devenu Marinera d’aller vers un port des Etats-Unis, il a refusé, et le propriétaire du bateau affrété a demandé qu’il soit enregistré temporairement sous pavillon russe, ce que les autorités du port de Sotchi ont accepté.

Voilà pourquoi il était russe… Mais le commandant est géorgien, et l’équipage est composé de 17… Ukrainiens, 6 Géorgiens, 2 Indiens et 2 Russes. Le ministère russe des Affaires étrangères ayant demandé que l’équipage soit bien traité, Trump a fait libérer les deux Russes…

Le monde à l’envers (suite sans fin)

Les Émirats arabes unis ont supprimé le financement accordé à leurs jeunes souhaitant étudier dans des universités britanniques. Lorsque Londres a demandé aux Emirats pourquoi les universités anglaises ne figuraient plus sur la liste des bourses, il leur a été répondu que c’était en raison du risque de radicalisation islamique sur les campus britanniques…

Les Émirats arabes unis ont ajouté qu’ils ne reconnaîtraient pas les qualifications délivrées par des établissements universitaires qui ne figurent pas sur la liste des établissements accrédités…

L’Eglise à vau-l’eau

Léon XIV a une nouvelle férule. Dont le concept vient tout droit des délires de l’après-Concile : « le Christ non plus lié par les clous de la Passion, mais avec son corps glorifié dans l’acte d’ascension vers le Père ». Ce mélange est à la limite hérétique, puisqu’on peut en déduire que le Christ n’a pas été vraiment crucifié. Et il ne correspond pas à l’historicité évangélique, puisque le Christ est ressuscité du tombeau, pas de la croix. Naturellement, cette croix est contraire à toute la tradition iconographique tant d’Orient que d’Occident.

(Parmi la vingtaine d’extravagantes férules de François il y en avait déjà une qui montrait ainsi le Christ s’élevant de la croix « mains libres »…)

*

Contrairement à ce que rêvaient certains tradis papolâtres, le consistoire convoqué par Léon XIV ne s’est pas du tout penché sur la question de la liturgie traditionnelle, il a recommencé le bavardage sur la « synodalité »…

Excellente analyse d’Info Vaticana, traduite par Benoît et moi, pour ceux qui ne sont pas encore lassés par le radotage vaticanesque.

Petit extrait :

Elle nous est présentée comme un processus d’écoute, mais ce n’est pas le cas. C’est un monologue institutionnel. Les mêmes structures qui ont conduit l’Église occidentale à une crise sans précédent – conférences épiscopales, commissions, secrétariats, bureaux diocésains – se posent des questions, s’y répondent elles-mêmes, puis présentent le résultat comme « la voix du peuple de Dieu ».
Ce n’est pas du discernement. C’est de l’autojustification.