De la férie

Le deuxième répons des matines est le deuxième répons des matines de la fête de l’Epiphanie.

℟. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, Patérna vox audíta est : * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
℣. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit.
℟. Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.

℟. Sous l’apparence d’une colombe, l’Esprit-Saint est apparu, et la voix du Père a été entendue : * Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.
℣. Les cieux se sont ouverts au-dessus de lui, et la voix du Père a retenti.
℟. Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.

On peut remarquer que ce répons ne reprend aucun évangile à la lettre. Le mot « specie » ne se trouve que chez saint Luc, mais il dit : « Le Saint-Esprit descendit sous forme corporelle comme une colombe », et non « sous forme de colombe ». Le mot « paternelle » ne se trouve dans aucun évangile. La citation de la voix du Père est celle de l’évangile de saint Matthieu, mais avec l’ajout de « bene », qui existe dans d’anciennes versions latines.

Ce répons se trouve dans les plus anciens livres liturgiques que nous ayons. (Comme toujours, ce n’est pas de la « liturgie tridentine ».)

La souris qui rugissait (encore un nouvel épisode)

Le gouvernement danois fait savoir à ses troupes au Groenland que la directive de 1952 reste en vigueur : s’ils sont attaqués les soldats sont tenus d’engager immédiatement le combat sans attendre d’ordres. « Tirez d’abord, posez des questions après. »

Les troupes danoises au Groenland, c’est… 12 hommes en traineaux à chiens (Trump ne l’a pas inventé, mais ils ont aussi des motoneiges), et deux hommes au poste de commandement.

Il est clair que ces 14 héros danois ne peuvent que mettre en échec l’armée américaine.

Vinatier contre Kasatkin

Laurent Vinatier, le « chercheur » français incarcéré en Russie, a bénéficié d’une « grâce » à l’occasion de Noël (hier en Russie) et a été libéré. C’est ce qui semblait se profiler après qu’un journaliste de LCI avait posé une question à Poutine sur le sort de cet homme qui devait être jugé le mois prochain pour espionnage.

En fait il est échangé contre un Russe détenu en France, le basketteur Daniil Kasatkin, arrêté en juin dernier à la demande des Etats-Unis qui le soupçonnaient d’appartenir à un réseau de pirates informatiques.

On remarque à cette occasion que les lobbies de « défense des droits de l’homme » avaient monté une grande campagne sur la détention du Français dans les geôles de la dictature poutinienne, mais étaient muettes sur le sort du Russe (qui avait été évoqué lors des discussions entre Washington et Moscou sur l’Ukraine).

Il se trouve que les deux hommes sont défendus par le même avocat, Me Frédéric Bélot.

Le basketteur russe disait ne pas se sentir en sécurité dans une prison française en raison du conflit en Ukraine…

La tyrannie

Un gouvernement qui traite les paysans de son pays comme des hors la loi et déploie contre eux des blindés quand leurs plaintes et revendications sont plus que légitimes est manifestement illégitime.

Document russe de Noël

Cette vidéo présente deux hymnes principaux de la fête de Noël, dans lesquels l’Église confesse le mystère de l’Incarnation et célèbre la venue du Sauveur dans le monde : 1. Tropaire de Noël « Ta naissance, Christ notre Dieu… » ; 2. Kondak de Noël « La Vierge enfante aujourd’hui le Sursubstantiel… ». Interprétation : chœur spirituel d’I. I. Turoverov. 📀 Enregistrement d’archive de 1913 (Kharkov). 🎼 Musique : Dmitri Stepanovitch Bortniansky, grand compositeur de l’Église russe. Le chant est accompagné d’un reportage cinématographique unique du début du XXe siècle : ⛪ les églises orthodoxes de Rostov (1913), ⛪ de Kostroma (1911), ⛪ Moscou (1908) — témoignages vivants de la vie ecclésiastique pré-révolutionnaire de la Sainte Russie. Ces chants résonnaient dans les églises de l’Empire russe à la veille des grands bouleversements, comme une prière du peuple, comme le calme avant la tempête, comme un rappel que le Christ vient au monde non pas pour la gloire terrestre, mais pour le salut de l’homme. Que cette vidéo soit une contemplation priante de Noël, nous reliant à la tradition vivante de l’Église et à la foi de nos ancêtres. Le Christ est né — glorifiez-le !